La première est celle de la frontière. Deby lui-même n’a aucune confiance en cette ceinture. Celle-ci est composée des régiments ou régions militaires dirigés par des anciens militaires, souvent proches des rebelles et Deby de les soupçonner fortement d’être totalement infiltrés ou du moins attentifs à la cause des rebelles. Ce qui explique pourquoi il a fait retirer tous les blindés, RAM, etc., de la frontière vers N’djaména. Il compte beaucoup sur le régiment mobile, mieux équipé et organisé pour « fatiguer » les rebelles dès les premiers combats. La deuxième ceinture est stationnée à Mongo où une importante partie de l’armement lourd est positionné. Elle est composée des jeunes recrutés et formés après mai 2004. Ceux-là semblent insensibles aux jérémiades des rebelles et sont prêts à en découdre avec eux. Dans tous les cas c’est ce qu’espère Deby. Et enfin la troisième ceinture est N’djaména. Confiée à des fidèles et des membres de sa famille, cette colonne est de loin la mieux garnie en quantité et qualité. Deby a dit aux siens que « les FAN avaient tenu 9 mois face à l’armada libyenne alors qu’elles ne possédaient pas un millième de ce que j’ai aujourd’hui, alors je peux tenir même 9 ans ».

Le Cl Michel Mbaïlemal dit « OYO », à l’Est – le regain des activités militaires au sud du pays se confirme. Outre la confirmation de la présence des hommes armés rentrés par l’Est, les hommes du Cl « OYO » sont de plus en plus actifs, ce qui a obligé Deby d’envoyer une colonne au Sud. Selon des informations concordantes, le Cl Michel aurait effectué un déplacement à l’Est pour une rencontre avec les responsables de l’UFR.

Beremadji Félix
N’djaména