Jeudi 28 mai 2009
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! Ces derniers temps, dans la plupart des pays d'Afrique, les modifications constitutionnelles sont à la mode, se réalisent
malgré l'opposition des sensibilités socio-politiques et au gré des dirigeants.
Le Niger, pays qui a donné l'exemple d'une bonne léçon de la démocratie avec la réalisation de sa première alternance politique et démocratique, est happé par ces révisons
constitutionnelles au nez et à la barbe de l'opinion internationale.
Pour rappel, le groupe
français AREVA a renouvelé début janvier son partenariat avec le Niger pour les années 2008 et 2009, un accord dans le cadre duquel, il a obtenu l'autorisation du gouvernement
de lancer le projet d'exploitation de ce site dans lequel plus d'un milliard d'euros devrait être investi.
C'est déjà une véritable garantie pour la France de laisser tranquille, le Président Mamadou Tandja, de réviser aisément et à sa guise la constitutition dans son pays pour se
réprésenter indéfiniment aux échéances électorales, en dépit de protestations des organisations de la société civile nigérienne.
C'est fini le désaccord avec la France, Rfi, ne va plus relayer des informations hostiles au Gouvernement nigerien.
La question touareg sera-t-elle encore d'actualité ou occultée au profit de la modification constitutionnelle?
En Afrique, les révisions constitutionnelles ne font pas avec la volonté du peuple mais au gré des puissances étrangères, dont les intérêts doivent être garantis au détriment des valeurs
démocratiques ou des droits de l'homme baffoués.
Par Souleymane Ibrahim
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Publié dans : actualite
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