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Bienvenue Sur Tchad-Futur

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 19:00

Une carrière d’une mine d’uranium à ciel ouvert près d’Arlit au Niger.

Al-Qaïda au Maghreb islamique a diffusé un message mardi soir, via le site d’Al-Jazira.

La piste est confirmée : Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'enlèvement des cinq Français au Niger jeudi dernier. L’information a été diffusée mardi soir via le site internet de la chaîne qatarie Al-Jazira. L'information "est en cours de vérification", a indiqué le Quai d'Orsay.

 

Source: http://www.europe1.fr/International/Niger-Aqmi-revendique-l-enlevement-274102/

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 18:45
  3 22 /09 /2010 16:27

mirage_f1-2.jpg

Difficile de savoir ce qui se passe exactement depuis deux jours dans le nord du Mali, dans la zone où auraient été transférés les sept otages - cinq Français et deux Africains - enlevés jeudi au Niger. Un porte parole du gouvernement nigérien interrogé par l’envoyé spécial de France Info parle d’actions "coordonnées avec un soutien français". Les Mirages basés au Tchad auraient pu fournir un appui aérien. En fin de matinée, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a admis un "soutien technique".

Des combats ont opposé l’armée mauritanienne à des membres d’un groupe d’Al Qaïda au Maghreb islamique sur le territoire du Mali, sans la participation des soldats de ce pays, mais avec son “soutien à notre action légitime” selon le ministère mauritanien de la Défense.

 Ces combats sont-ils liés aux derniers enlèvements ? Le porte-parole du gouvernement nigérien Laouli Danda, qui a répondu aux questions de l’envoyé spécial de France Info Sébastien Paour, semble le penser : “On ne peut pas exclure de liens avec ce qui se passe actuellement en territoire malien et l’enlèvement de nos sept otages mais nous ne pouvons pas tiré cette conclusion pour l’instant. ”

 Y a t-il eu aussi un soutien des Français dans la tentative d’interception des présumés ravisseurs des otages ? Là, le porte-parole du gouvernement nigérien, est catégorique : “Nous avons un certain nombre de pays avec lesquels nous partageons les mêmes frontières et nous avons engagé des actions coordonnées avec eux, avec un soutien français affirme Laouali Danda.

 De quelle nature, cet éventuel soutien français ? Le porte parole du gouvernement nigérien ne le précise pas. Mais notre envoyé spécial indique que des Mirages français basés au Tchad sont en appui aérien pour tenter de localiser les otages.

Cette éventuelle participation française à des combats a été démentie par le ministère français des Affaires étrangères qui a assuré qu’il n’y avait “pas de forces françaises sur le terrain”, et que ces combats “sont indépendants de l’enlèvement des employés du groupe français Areva”.

UN "SOUTIEN TECHNIQUE"

Invité de Radio J à la mi-journée, Luc Chatel, le porte-parole du gouverment a affirmé que “La France fera tout pour retrouver ses otages”. La question lui a donc été posée d’une action militaire ? : “Je n’en dirai pas plus, vous comprendrez pourquoi à l’heure où je vous parle”, a répliqué le porte-parole du gouvernement qui a juste admis un “soutien technique” aux autorités nigériennes pour tenter de les retrouver les otages, sans pour autant être “engagée sur le terrain”. Il a également démenti une participation aux combats qui se sont déroulés dans le désert mauritanien contre Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) : “La France n’a pas de troupes engagées pour cette opération”.

 Comment est assurée la sécurité des salariés d’Areva au Niger ? Par des agents de sécurité privée explique ce même porte-parole du gouvernement nigérien qui juge ce "choix stratégique" en partie responsable des enlèvements.

France Info

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:57

Niger: 5 Français d'Areva et de Satom enlevés. La marque d'Al-Qaïda ?


Sept salariés des entreprises françaises Areva et Sogea-Satom (filiale du groupe Vinci) ont été enlevés dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Niger, a-t-on appris auprès des deux groupes.

Les sept personnes enlevées dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Niger sont cinq Français, un Togolais et un Malgache, a-t-on appris jeudi de source sécuritaire nigérienne.

"Les assaillants seraient probablement des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)" ou des bandits qui revendent leurs otages aux jihadistes, a-t-on ajouté.

Selon une autre sécuritaire nigérienne, deux couples de Français figurent parmi les otages.

L'enlèvement a eu lieu "entre 02H00 et 05H00 du matin" (entre 01H00 et 04H00 GMT), a-t-on précisé. Les sept personnes étaient "sorties sans escorte et ont été surprises par un groupe de ravisseurs enturbannés, venus à bord de cinq pick-up", selon la même source.

Le groupe français Areva, qui exploite des mines d'uranium dans la région, a confirmé l'enlèvement de deux de ses salariés. Les cinq autres personnes kidnappées travaillaient pour Satom, filiale du groupe Vinci de bâtiment et travaux publics, qui travaille comme sous-traitant d'Areva sur le site minier d'Arlit.
Le Quai d'Orsay confirme le rapt de cinq Français parmi les sept enlevés

Le Quai d'Orsay a confirmé jeudi le rapt de cinq Français parmi les sept personnes enlevées dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Niger.


"En l'état de nos informations, sept personnes, dont cinq ressortissants français employés par Areva et Satom, ont été enlevées la nuit dernière dans la région d'Arlit au Niger", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

"Tous les services de l'Etat sont pleinement mobilisés, notamment le centre de crise du ministère des Affaires étrangères ainsi que notre ambassade à Niamey", a-t-il ajouté.

Le porte-parole a refusé de répondre à des questions sur les conditions dans lesquelles les personnes ont été enlevées et sur les mesures de protection des Français dans le pays qui avaient été renforcées en juillet. La dépêche









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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 14:58

Guinee.jpg

Les affrontements survenus samedi et dimanche entre partisans des candidats au second tour de l’élection présidentielle guinéenne prévue le 19 septembre ont fait un mort et 50 blessés selon  AfriSCOOP de sources concordantes.

Une semaine après la signature du protocole d’entente à Ouagadougou par les candidats Cellou Dalein Diallo, candidat de l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée) et Alpha Condé, issu du RPG (Rassemblement du peuple de Guinée), qualifiés pour le second tour, la campagne présidentielle tourne à l’affrontement à Conakry, la capitale guinéenne.

Les échauffourées ont opposé les jeunes partisans des deux formations et leurs alliés. Les forces de l’ordre ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, rassemblés en plusieurs points de la capitale.

"Le bilan" du "week-end de violences" est "d’un mort et 50 blessés", a annoncé dans un communiqué le gouvernement de transition du Premier ministre Jean-Marie Doré.

Les échauffourées se sont produites après le jugement d’un tribunal de la banlieue de Conakry qui a condamné jeudi deux dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dont son président, Ben Sékou Sylla, à un an de prison ferme pour "fraude électorale".

Pour l’Ufdg de Cellou Dalein Diallo cette décision de justice "vise à provoquer l’implosion de la Ceni et par conséquent à faire reporter le processus électoral, de sorte que le second tour n’ait pas lieu le 19 septembre".

Le Rpg d’Alpha Condé, à l’origine de la plainte, a quant à lui jugé "parfaitement normal" le verdict rendu à l’encontre des deux responsables de la Ceni.

Ces deux partis se sont accusés mutuellement d’être à l’origine de ces violences entre leurs militants qui se sont affrontés à coups de pierres. Les communiqués publiés par les deux candidats ne sont pas de nature à calmer les choses.

Le gouvernement de transition en réunion d’urgence le dimanche soir a décidé de suspendre toutes les manifestations de rue au moins jusqu’à lundi.

« La campagne électorale au titre du second tour" prévu le 19 septembre, "est provisoirement suspendue en attendant la rencontre prévue lundi entre le gouvernement et les deux candidats qui ont déjà donné leur accord pour cette rencontre », précise un communiqué du gouvernement lu à la télévision nationale.

Cette joute électorale est considérée comme un moyen de tirer un trait sur des décennies d’autoritarisme politique en Guinée, ex-colonie française devenue indépendante en 1958.

Mais, après les empoignades et les affrontements auxquels se livrent présentement les partisans de de l’Ufdg et du Rpg, il y a lieu de se demander si le pays est vraiment prêt à aller voter le 19 septembre prochain.

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 00:24
 Kadhafi au Tribunal Pénal International ? : La jeunesse africaine veut des explications sur le rôle du dictateur dans la déstabilisation de l'Afrique.
Kadhafi au Tribunal Pénal International ? : La jeunesse africaine veut des explications sur le rôle du dictateur dans la déstabilisation de l'Afrique.
En attendant que l’Union Africaine et les Chefs d’Etat du Continent osent lui remonter les bretelles, la jeunesse africaine attend, fermement, le dictateur libyen au Conseil des Droits de l’Homme à Genève. Kadhafi saura désormais que l’Afrique Noire a une jeunesse saine et digne. Il regrettera d’avoir débité avec débilité son discours raciste et haineux à l’encontre des Noirs devant Berlusconi. Oui, la jeunesse africaine attend le dictateur libyen au Conseil des Droits de l’Homme à Genève et demandera son extradition au TPI.

De plus en plus de voies se lèvent pour dire STOP aux dérives du Colonel Kadhafi qui avait fini d’avoir une grande sympathie de la part de la jeunesse africaine qui déteste l’humiliation. Il symbolisait quelque part le refus de la domination et de l’injustice. De même son combat pour l’érection des Etats d’Afrique en faisait un homme respectable, surtout qu’il s’était repenti de ses actes terroristes ! Mais le dictateur est un homme instable et plus dangereux que l’immigration des barbares noirs en terre « chrétienne et blanche » selon ses propres mots qu’il veut stopper comme un mercenaire en ne demandant pas moins de 5 milliards d’euros à ses amis Occidentaux! Les jeunes branchés auraient ajouté sur Facebook MDR (Mort de rire).

Plus sérieusement, du monde entier, des Africains et des amis européens m’ont téléphoné, écrit sur Facebook ou sur les différents supports médiatiques qui ont relayé ma lettre ouverte, notamment, sur des sites Internet très visités Seneweb.com, Leral.net,Afrik.com,archipo.com,presseafrik.com,bonjourlafrique.info,dakaronline.net,lemaroc.org,infomali.net,betapolitique.fr,imc-groupe.com, blog24heures.ch, le blog ContinentPremier hébergé par la Tribune de Genève, facebook, Twitter, etc… pour dire leur indignation face aux propos dangereux et incultes de Muammar Kadhafi le leader libyen qui ne sera jamais Président de l’Afrique.

Par exemple, Almamy Bocar Biro Diawara, a écrit ceci : « Cher frère merci pour ton article, nous attendons la Libye à l'EPU pour des crimes, génocides, assassinats, soutien aux mouvements rebelles et déstabilisation de l'Afrique par des groupes terroristes formés dans les camps d'entraînements Libyens. Tous les militants dignes africains doivent soutenir l'extradition de Kadhafi au Tribunal Pénal International ». Il fera d’ailleurs un rappel historique pour expliquer que tout Noir devrait être fier aujourd’hui plus que jamais malgré les tentatives de rabaissement permanent dont notre « race » fait l’objet depuis des siècles immémoriaux. Bocar Diawara rappelle ainsi que les Noirs Africains ne sont ni des esclaves ni des mendiants comme « le prétend le Colonel criminel Inculte et mafieux ». Et pour preuve, il a cité « la première inflation survenue à l'échelle mondiale, c'est lors du pèlerinage du Grand Roi Kankou Moussa à la Mecque » (A suivre).





El Hadji Gorgui Wade NDOYE, directeur de publication www.ContinentPremier.Com
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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 00:18

Le mois de Ramadan s’achève. Une grande école de vie spirituelle, sociale et humaine

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse

Le mois de Ramadan, moment de vie spirituelle exceptionnelle avec ses immenses promesses de récompenses divines, s’achève… Le Ramadan, un des piliers de l’Islam conformément à la volonté d’Allah, est une période de cheminement spirituel intense pour s’élever davantage dans l’amour, la solidarité, le pardon, l’humilité, la générosité, l’acquisition des connaissances, le travail sur soi et le service en faveur des autres, pour obtenir l’agrément du Tout-Puissant et  la tranquillité intérieure. Rappelons que par dessus tout cela, le but ultime du jeûne reste la crainte de Dieu comme l’atteste le Coran dans la sourate 2 : Oh vous qui avez cru ! Le jeûne vous a été prescrit comme il l’a été aux communautés qui vous ont précédé afin que vous craignez Allah.

A la fin de ce cheminement, que nous avons vécu ensemble à travers nos différentes analyses sur ce mois béni, nous aimerions souhaiter ici à toute la communauté musulmane, une excellente Id Al-Fitr Al-Moubarak, pleine de bonheur. La célébration de la fin du jeûne de Ramadan est à la fois personnelle et collective : personnelle, car elle appelle à garder la maîtrise de soi et la crainte de Dieu ;  elle est collective dans la mesure où on fait la fête ensemble, on se rend visite les uns les autres, et on échange des cadeaux dans la joie de la dévotion et la bonne humeur.

Au-delà de l’aspect spirituel et festif, n’oublions pas de nous acquitter de la Zakat-Al-Fitr. Cette aumône obligatoire doit être versée au plus tard avant la prière de la fête aux huit (8) catégories citées dans le verset 60 de la sourate 9 du Coran, entre autres les pauvres, les indigents, ceux qui sont lourdement endettés, etc. Cela leur permettrait ainsi de passer la fête dans la joie et la paix en leur épargnant de tendre la main ce jour-là. Cet acte de solidarité et de charité assure qu’aucun membre de la communauté ne soit exclu du plaisir des festivités communautaires.

N’oublions pas non plus que pendant cette période de Ramadan, certains ont vécu des épreuves, d’autres continuent à rencontrer des difficultés dans leur vie quotidienne, d’autres encore les vivent le jour même de l’Id Al-Fitr. Nos prières les accompagnent et nous demandons à Allah le Très miséricordieux d’agréer notre jeûne et de nous accorder sa miséricorde.  Qu’Allah nous donne la possibilité de vivre cette belle expérience spirituelle, sociale et humaine l’année prochaine.

Dans l’attente de ce rendez-vous de l’année prochaine incha Allah, il est fondamental d’intégrer ces valeurs, vertus et principes du mois de Ramadan dans nos habitudes quotidiennes jusqu’à ce qu’ils deviennent la fondation de notre manière de vivre, de penser, d’agir, de se comporter…  Au-delà du cheminement spirituel d’un mois, c’est un savoir-vivre, un savoir-être auquel Dieu nous enjoint pour toute notre vie.

Cette injonction divine s’accompagne non seulement de devoirs mais aussi de privilèges. Selon la tradition musulmane, Dieu exprime Son autorité, Sa grâce et Sa compassion sur ce monde en envoyant toutes sortes de bienfaits pour que nous en profitions. Cependant, nombreux sont ceux qui oublient que Dieu est et reste la source première de tout. Cet oubli, sinon l’ignorance, les amènent à confondre les moyens avec la source première.
Rester conscient de cela permettrait d’éliminer une part importante de confusion qui règne dans certains esprits et nous amener à reconsidérer notre façon de vivre dans l’optique de nous conformer aux prescriptions de Dieu.

Ce qui nous permettrait de reconstruire, ensemble, le monde qui a perdu beaucoup de son âme, en l’occurrence son humanité. Cette reconstruction commence par la lutte, sinon la dénonciation, contre toutes les injustices que subissent chaque jour de nombreux hommes et femmes. Il suffit parfois d’un peu de courage pour y arriver ; comme le dit  Françoise  Giroud dans  Leçons particulières, "Ce ne sont pas les gens intelligents qui manquent, ce sont les gens courageux."

De ce point de vue, les gouvernants doivent témoigner de la douceur, de la compassion et de la justice à l’égard de leurs administrés, non pas parce que ce sont des privilégiés mais parce qu’ils ont la responsabilité dans la gestion des affaires collectives ; ce sont des intendants de Dieu, et non pas les propriétaires de ses biens.

Tout ce qui précède fait partie des leçons que nous apprend le mois de Ramadan. Gardons-les à l’esprit,  et rappelons qu’il y aura encore les six jours du mois de shawwâl pour avoir l’opportunité de nous imprégner de nouveau des vertus de ce mois saint. Selon Abû Ayyûb, le prophète (Sallâlahou Alayhi Wasallâm) a dit : « Quiconque jeûne le mois de ramadan puis le fait suivre d’un jeûne de six jours durant le mois de shawwâl sera considéré comme ayant jeûné toute sa vie. » (rapporté par Muslim).

On peut retarder un voyage, on peut annuler un rendez-vous, mais on ne peut ni annuler ni reporter la mort. Mettons à profit notre vie, dans tous ses aspects, pour rester fidèles à la voie prescrite par Dieu. C’est une chance pour les croyants musulmans, car appelés à la soumission à Allah. Le temps nous ait compté ! Il n’est jamais tard pour bien faire.

Bonne fête à tous & Alafwou.

Talha Mahamat Allim.
 
  


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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:59
Tchad : la CPDC, coalition de l’opposition, mécontente de l’environnement politique Alors que des élections législatives sont prévues en novembre, la Coalition dit qu’elle attend toujours la mise en œuvre des dispositions relatives à l’amélioration de l’environnement politique, à la démilitarisation et dépolitisation de l’administration et aux questions des libertés et médias entre autres. La Coordination des partis politique pour la défense de la Constitution (CPDC), la principale coalition de l’opposition tchadienne, menace de dénoncer l’accord politique du 13 août 2007 signé avec la majorité présidentielle. Alors que des élections législatives sont prévues en novembre, la Coalition dit qu’elle attend toujours la mise en œuvre des dispositions relatives à l’amélioration de l’environnement politique, à la démilitarisation et dépolitisation de l’administration et aux questions des libertés et médias entre autres. « A trois mois des élections de novembre, il est temps qu’on tire la sonnette d’alarme pour attirer l’attention sur le fait que c’est une situation qui ne peut pas perdurer, qu’on nous traine jusqu’aux élections », a déclaré Saleh Kebzabo, porte-parole adjoint de la CPDC. « Les médias publics sont confisqués par le pouvoir ; aujourd’hui, la télé comme la radio ne sont là que pour chanter, à longueur de journée, les louanges du président Déby et du MPS », a-t-il souligné. « Les partis de la CPDC, pour leur grande majorité, ne sont pas du tout d’accord avec cette conduite du gouvernement et je ne vais donc pas anticiper », a dit M. Kebzabo. Le porte-parole de la CPDC affirme que les Tchadiens ordinaires sont sceptiques concernant la volonté réelle du gouvernement d’organiser des élections transparentes. « Nous nous battons pour que la population nous fasse confiance et nous accompagne dans cette élection, qui sera une élection-test pour qu’on voie dans quelle mesure la transparence va être effective comme nous on le pense, on le souhaite » a déclaré Saleh kebzabo. Patrick Voa News
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:57

Dadis.jpg

Le chef de la junte militaire guinéenne, Moussa Dadis Camara, s’est converti au christianisme et s’appelle désormais Moïse Dadis Camara. Il s’est fait baptiser dans la soirée du dimanche 22 août 2010 à l’église Notre Dame des Apôtres de la Patte d’Oie située à un jet de pierre de sa résidence à Ouaga 2000.En début d’année, Moussa Dadis Camara a quitté le Maroc où il était hospitalisé pour Ouagadougou au Burkina Faso. Il y a été rejoint par le général Sékouba Konaté, président par intérim depuis son hospitalisation, pour des négociations sous l’égide du président burkinabè Blaise Compaoré. Un accord a été trouvé le 15 janvier dernier et le chef de la junte a officiellement renoncé au pouvoir pour des raisons de santé.

A l’occasion de l’élection présidentielle guinéenne, Dadis Camara n’a donné aucune consigne de vote, exhortant les Guinéens à « voter le candidat de leur choix ». Entre temps, le chef de la junte a (re)découvert la Bible et est devenu catholique. Le décès de son fils Moriba Dadis Jr Camara, jeune étudiant en droit de 24 ans, retrouvé noyé dans la piscine familiale de Longueuil au Canada le 18 août 2010, ne semble pas avoir entamé la foi du nouveau converti.

C’est donc au « Pays des hommes intègres » que le capitaine Moussa Dadis Camara a choisi de se faire baptiser en même temps qu’il a régularisé son mariage religieux dans la soirée du dimanche 22 août 2010. La juge constitutionnelle, Maria Goretti Sawadogo/Korogho, et le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, Justin Koutaba, auraient pris par à cette double cérémonie.

Devant le vicaire général de l’archidiocèse de Ouagadougou, Abbé Pascal Nikièma, le capitaine Moïse Dadis Camara a promis amour et fidélité à son épouse Jeanne Saba, tout au long de leur vie.

 Afriqueactu.net

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 14:05

Bbeaceac-Guinée Equatoriale: discorde autour de 7 milliards de Fcfa

Par «erreur», la banque centrale a transféré plus d’argent qu’il n’en fallait au pays d’Obiang Nguema, qui refuse de rembourser le trop perçu.

Jeudi dernier, 26 août 2010, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) a affrété un jet privé pour Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale. A bord de cet avion, le vice-gouverneur de la Beac, Brahim Tahir, conduisait une délégation de quatre personnes devant rencontrer Baltasar Engonga Edjo, le ministre équato-guinéen des Finances, pour négocier le remboursement d’une somme de 7 milliards de Fcfa représentant le «trop perçu» d’un transfert de fonds effectué par la banque centrale en faveur du Trésor équato-guinéen il y a un an. Une fois à Malabo, indiquent des sources très bien informées, la délégation de la Beac s’est entendue dire par le ministre Engonga Edjo que la Guinée Equatoriale n’était pas sûre de devoir quoi que ce soit à la Beac.

Au surplus, ce membre du gouvernement équato-guinéen a demandé au vice-gouverneur de la Beac et à ses collaborateurs de constituer une délégation de comptables de la banque centrale, qui viendrait à Malabo travailler aux côtés des comptables du Trésor national à éplucher toutes les pièces comptables relatives aux transferts de fonds entre ce pays et la Beac sur la période incriminée, afin d’établir si oui ou non la Guinée Equatoriale a perçu plus d’argent qu’il n’en fallait. Un rapport de ce comité conjoint de vérification sera alors adressé au ministre des Finances, Engonga Edjo, qui le transmettra ensuite au président Obiang Nguema, lequel décidera de rembourser ou non, selon les conclusions du rapport.
Vendredi dernier, 27 août 2010 dans l’après-midi, la délégation que conduisait le vice-gouverneur de la Beac est donc revenue à Yaoundé bredouille, après les victoires remportées auprès des gouvernements centrafricain et camerounais, qui, selon nos sources, ont respectivement remboursé, au mois de mai dernier, 3 et 8 milliards de Fcfa à la Beac. Sommes représentant le «trop perçu» par les trésoreries nationales de ces deux pays, suite à «des erreurs» commises lors des transferts de fonds effectués en leur faveur par la Beac.

Vérifications légitimes

Mais, comment en est-on arrivé là? En effet, apprend-on de très bonnes sources, depuis au moins un an, la Beac fait face à une insuffisance de ressources consécutive à la baisse des retombées de ses produits.

A titre d’exemple, au 31 décembre 2009, la banque centrale affichait une perte sèche de plus de 20 milliards de Fcfa, et en cette année 2010, la Beac a déjà perdu 31 milliards de Fcfa au 30 juin 2010, selon le constat effectué par le comité de rémunération qui enquête au siège de cette banque centrale depuis plus de deux semaines. Ces pertes sont consécutives, a-t-on appris, à la baisse drastique et unilatérale (la décision a été prise par la partie française) du taux d’intérêt sur le compte d’opération de la Beac logé au Trésor français, lequel taux est passé de 2,75 à 1%. Soit une baisse de 60%.

A côté de cette décision des autorités françaises qui rémunèrent désormais moins les dépôts de la Beac, l’on peut subodorer que la banque centrale ne fait plus tourner sa salle de marché (service chargé de placer les avoirs de la Beac sur les marchés internationaux contre rémunération sous forme d’intérêts, qui constituent l’une des sources de revenus les plus importantes de cette banque centrale) avec le même rythme qu’avant, depuis la révélation en 2008 du placement à risque à la Société générale. L’on se souvient que ce placement effectué sous le gouverneur Philibert Andzembé, avait fait perdre à la Beac 16 milliards de Fcfa.

Face à cette baisse des ressources que lui procurent ses produits, d’une part, et l’obligation de jouer son rôle de pourvoyeur de fonds aux Etats-membres qui la sollicitent, d’autre part ; la Beac, affirment nos sources, a décidé d’utiliser les dépôts spéciaux, notamment le compte des générations futures renfloués par les Etats, pour satisfaire les besoins financiers des différents pays de la Cemac. C’est ainsi qu’à la demande des Etats, l’argent du compte des générations futures leur est prêté contre une rémunération de 5%. Et selon nos informations, les différents remboursements se sont effectués sans anicroche jusqu’ici.

Il se trouve simplement qu’il y a un an, à l’issue d’un pointage des fonds transférés à partir de ce compte en faveur des Etats demandeurs de financements, la Beac s’est rendue compte qu’elle avait, «par erreur», transféré plus d’argent qu’il n’en fallait à trois pays : le Cameroun, la République centrafricaine et la Guinée Equatoriale.

A en croire nos sources, il n’a pas été très difficile de récupérer, en mai dernier, les 8 milliards indûment transférés au Trésor camerounais, ainsi que les 3 milliards de Fcfa de trop perçu encaissé par le Trésor public centrafricain.
La Guinée Equatoriale, elle, impose des vérifications préalables somme toute légitimes, mais qui vont certainement retarder la rétrocession de ces fonds à un moment où la Beac a plus que jamais besoin d’argent.

Erreurs ou tentatives de détournements ?
Depuis le sommet des chefs d’Etat de la Cemac de Bata en 2006, la Guinée Equatoriale est le pays qui alimente le plus la chronique autour de la gestion de la Beac. Une fois devenu le propriétaire de plus de 40% des réserves de change de cette banque centrale, le pays d’Obiang Nguema, après avoir obtenu le démarrage du chantier de la réforme de cette institution financière régionale, a continué à batailler et a finalement pris en janvier dernier le contrôle de la Beac, en catalysant le retrait du poste de gouverneur au Gabon et la nomination à ce poste de l’équato-guinéen Lucas Abaga Nchama. Voilà que la Guinée Equatoriale refait parler d’elle, cette fois-ci en refusant, du moins pour l’instant, de rétrocéder un trop perçu à elle transféré par la Beac.
Au demeurant, si l’on a souvent hâtivement accusé le nouvel émirat pétrolier de la Cemac de revendications hégémoniques égoïstes dans la gestion de la Beac, voire de chantage (lors du sommet de Bangui, le président Obiang Nguema a menacé de quitter le sommet si un équato-guinéen n’était pas nommé à la tête de la Beac) chaque fois que ses désidérata ne rencontrent pas l’assentiment de ses frères de la Cemac, peut-on raisonnablement condamner le pays d’Obiang Nguema d’exiger des vérifications préalables avant tout remboursement de présumés trop perçu ?

En effet, d’où vient-il qu’une banque centrale sensée utiliser des technologies de pointe pour ses opérations, et employer des experts aguerris au regard de la délicatesse de ses missions, en soit à commettre «des erreurs» qui lui font perdre jusqu’à…18 milliards de Fcfa (8 milliards de trop perçu pour le Cameroun, 3 milliards de Fcfa pour la Rca et 7 milliards de Fcfa pour la Guinée Equatoriale) ?
Au regard de la dextérité avec laquelle les détournements au bureau de Paris (19 milliards de Fcfa) ont été opérés, du niveau d’implication au moins indirect des plus hauts responsables de cette banque centrale et des maquillages des comptes qui s’en sont suivis pendant quatre ans (2004-2008), ces «erreurs» commises dans les transferts des fonds de la Beac vers certains Trésors nationaux sont-elles de simples «erreurs» commises de bonne foi ou alors des tentatives de détournements que l’on essaye simplement de rattraper ou de camoufler ?
A la découverte de «ces erreurs», les auteurs ont-ils été au moins sanctionnés au regard des conséquences de leur faute qui entame davantage la crédibilité de cette banque qui manipule tout de même les avoirs de six Etats? Loin de tout acharnement contre cette prestigieuse institution qu’est la Beac, qui s’est elle-même mise sous les feux des projecteurs depuis bientôt deux ans en alimentant la chronique des scandales, ce sont là autant de questions que l’on est fondé à se poser dans cette affaire, qui, on l’espère, ne débouchera pas sur un nouveau scandale.


Brice R. Mbodiam

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 14:03

Le mois de Ramadan : de la Nuit du Destin (Laïlatul Qadr)

à l’aumône de la rupture (Zakat-Al-Fitr)

 

Par Talha Mahamat Allim

Genève, Suisse

 

Nous voici au dernier virage de ce mois de Ramadan 2010. A l’image de l’athlète dans une compétition importante qui accélère au dernier moment son rythme pour gagner la médaille d’or, le fidèle musulman devrait davantage intensifier son rythme d’adoration au Tout Puissant durant ces dix derniers jours de Ramadan pour ne pas tomber dans le piège de l’essoufflement et surtout pour ne pas perdre les immenses récompenses de ces derniers jours. Il convient de rappeler l'exceptionnelle faveur des dix (10) dernières nuits parmi lesquelles figure très souvent la Nuit du Destin (Laïlatul Qadr) dont la côte à l'échelle des actes d'adoration d’Allah dépasse celle de 83 ans de pratique religieuse. Comment laisser passer une opportunité pareille qui, en plus de cette côte, est aussi primée d'autres faveurs non moins importantes.

 

Laïlatul Qadr est une nuit exceptionnelle. Elle constitue une vertu de plus du mois de Ramadan. C’est la nuit de l’événement sublime, la révélation et la descente du Coran, le miracle qui a façonné l’histoire de l’humanité. Dieu dit dans le Coran : "Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit du destin (Al-Qadr). Et qui te dira ce qu’est la nuit du destin ? La nuit du destin est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube". Au cours de cette nuit, Dieu a décrété tout ce qui arrivera l’années suivante, d’où l’appellation de la Nuit du Destin.

 

C’est durant le mois de Ramadan que se situe la nuit du destin, avec une grande probabilité dans les dix derniers jours impairs. Des nombreux hadiths authentiques s’orientent dans ce sens. Dans ce cadre, un hadith du Prophète (Sallah Lâllahou Alayhi Wa Sallam) indique : "Cherchez la nuit du Destin parmi les nuits impaires de la dernière décade du mois de Ramadan " [c’est-à-dire la nuit dont le lendemain correspond au 21, 23, 25, 27 ou 29 de Ramadan]. Les savants musulmans dans leur majorité, s’accordent pour affirmer que la nuit du destin correspond plus précisément à la 27ème nuit du mois de Ramadan. Pour l’année 2010, la 27ème nuit correspond au dimanche 05 septembre.

 

Aïcha (radhyallâhou'anha - que Dieu l’agrée) précise : « Quand la dernière décade de Ramadan commençait, le Prophète avait l’habitude de passer les nuits en prières et éveillait les membres de sa famille, afin qu’ils ne ratent pas les bénédictions et les miséricordes qui y descendent à flot. » Le prophète a recommandé de multiplier cette invocation au cours de la Nuit du Destin: "Ô mon Dieu! Tu est indulgent, Tu aimes le pardon: fais-moi grâce! [Allahoumma innaka 'afouwwoune touhibboul 'afouwa fa'fou 'anni]".

 

Selon un autre Hadith du Prophète de l’Islam, la célébration de la Laïlatul Qadr  en groupe conduit à la félicité. Il ajouta que ceux qui prient la prière de Ichà ensemble, selon les enseignements de la religion, auront l'équivalent de la moitié de la promesse de la nuit et ceux qui prieront le Fajr ensemble, selon les mêmes critères, auront la totalité de la promesse de la Laïlatul Qadr : entre autres, la félicité, l'absolution des pêchés, le remplissage du compteur par des hassanâts pour plus de 83 ans et la rétribution d'Allah que nul ne peut anticiper ou imaginer dans ce monde et dans l'autre.

 

Nous prions Allah le Très miséricordieux de nous faire profiter de cette Sublime Nuit du Destin et de nous donner la force spirituelle et physique pour que nous empruntions la voie de sa promesse et restions dans sa Guidance afin de ne plus sortir du cercle des bénéficiaires de Sa Faveur, de Sa Sagesse et de Sa Lumière.

 

Toutefois, ne perdons pas de vue que le mois de Ramadan demeure une période où se concentrent le plus tous les piliers d'adoration d'Allah et de la pratique de la religion aussi bien en pensées, en paroles qu’en actes. Cette concentration d’actes d’adoration a un impact important sur la vie du croyant. Elle élève le croyant pratiquant sur un piédestal supérieur, mais surtout le conditionne dans la Voie de la Lumière d'Allah en purifiant son cœur, renforçant ses organes, allégeant son corps, vidant son ego (nafs) de tout orgueil et lui donnant cette force des cœurs.

 

L’observance de ce mois doit nous permettre de tendre, incha Allah, vers la Taqwa (la crainte révérencielle ou la piété) dont les effets, comme le décrit le Qur'ân, sont : sortie de crise, issue heureuse, indemne des catastrophes du temps, absolution des pêchés, faveurs d'Allah, Guidance permanente, agrément de Dieu… La motivation suprême est d'entrer dans les faveurs du Tout Puissant, dont le bénéficiaire jouit d'un statut exceptionnel, de sérénité, de référence à la communauté, d'utilité sociale, d'intelligence supérieure, de baraka pour lui et pour sa famille…

 

Cette tendance à la piété nous conduit aussi à nous acquitter de la Zakat-Al-Fitr, conçue comme une aumône légale purificatrice. La Zakat-Al-Fitr est une aumône obligatoire pour tout jeûneur du mois de Ramadan afin de se purifier de tout ce qui aurait pu entacher son jeûne et compléter la récompense de ce dernier. C’est une aumône qui s’octroyait historiquement sous la forme des denrées alimentaires s’élevant à la mesure d’un "Sa’â", terme arabe qui correspond à environ 2,7kilos de produits alimentaires ; ces produits correspondaient à ceux qui étaient les plus consommés dans un pays, comme par exemple le riz, le blé, le maïs, l’orge, le mil, les dattes etc.

 

Cependant, après des minutieuses recherches et interprétations, les savants en islam sont arrivés à la conclusion que la Zakat-Al-Fitr peut être accordée en numéraire. L’argent en espèces apporte plus de flexibilité à celui qui donne et à celui qui reçoit ; ce dernier pourra ainsi avoir plus de marge de manœuvre par rapport à ses besoins. Ainsi, selon la mosquée Ahlou Sounnahd’Acacia à Genève, la Zakat-Al-Fitr est fixée à 5 francs suisse par personne pour l’année 2010 en Suisse. Cette somme dépasse de quelques centimes de francs par rapport à ce qui est exigé. Il convient à celui qui paie la Zakat-Al-Fitr de formuler son intention quant à l’usage du supplément comme une aumône normale (Sadaqâ).

 

Cette aumône obligatoire doit être versée prioritairement aux pauvres, leur permettant ainsi de passer l’Aïd-Al-Fitr dans la joie et la paix en leur épargnant de tendre la main ce jour de la fête. Le Prophète de l’islam disait en parlant des pauvres : « épargnez-leur la mendicité le jour de la fête. » Cet acte de charité assure qu’aucun membre de la communauté ne soit exclu du plaisir des festivités communautaires. Le chef de famille doit la verser pour chaque personne qui est sous sa responsabilité.

 

Précisons en outre qu’il est permis de s’acquitter de la Zakat-Al-Fitr un ou deux jour(s) avant l’Aïd-Al- Fitr ; il est recommandable de la faire sortir au plus tard avant la prière de la fête et de la donner aux ayants droit ou à défaut désigner quelqu’un qui pourra faire parvenir à ces derniers. Toutefois, on peut donner la Zakat-Al-Fitr dès le début de Ramadan selon les imams Ashafé’i et Abou Hanifa, surtout si on veut l’envoyer à l’étranger.

 

Enfin, il y a diverses autres directives quant au paiement de la Zakat-Al-Fitr. Entre autres, il est admis de donner plusieurs aumônes à une seule personne tout comme on peut repartir une aumône entre plusieurs personnes. Par ailleurs, le musulman doit donner la Zakat-Al-Fitr dans la société où il vit. Il n’est recommandé de transférer cette aumône dans un autre pays qu’en cas de nécessité et surtout dans un pays qui en a besoin suite à des situations difficiles (catastrophe naturelle,  famine…).

 

En conclusion, la Zakat fait partie de la tradition islamique de générosité et doit nous rappeler de continuer à cultiver la compassion, la générosité et le respect les uns envers les autres quelque soit notre position sociale. Ce qui constitue en même temps un moyen pouvant garantir la paix sociale.

 

Talha Mahamat Allim

 

 

 

 

 

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Published by Souleymane Ibrahim - dans actualite
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