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Bienvenue Sur Tchad-Futur

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 01:51

habreLa Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) siégeant à Abuja au Nigeria a déclaré hier, vendredi 14 mai la plainte contre l’Etat du Sénégal de Hissène Habré l’ancien président tchadien, recevable. Les défenseurs de l’hôte « persécuté » se sont attaqués à ceux qu’ils considèrent comme une violation par le pays d’accueil du principe de « l’autorité de la chose jugée » et de la « non rétroactivité de la loi pénale ». Ils ont gagné hier, la première manche à Abuja en voyant leur plainte déclarée valable. En attendant un jugement dans le fond.


Depuis octobre 2008, Hissène Habré et ses défenseurs avaient, contre-attaquant, attrait devant la Cour de justice des Droits de l’Homme de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), son pays d’accueil : le Sénégal. En attente depuis quelques années maintenant d’un curieux procès à Dakar, fruit d’un lobbying forcené d’organisations de « Droit de l’hommiste » qui veulent certainement faire un exemple en Afrique avec lui, l’ancien président tchadien s’est élevé à son tour, contre l’Etat du Sénégal qui entend ainsi le juger en modifiant même sa Constitution pour lancer la procédure. Il veut que justice lui soit rendue contre la violation du principe de « l’autorité de la chose jugée » et de la « non rétroactivité de la loi pénale ».

Accusé d’être responsable de la mort de milliers de personnes dans son pays, le Tchad, Hissène Habré se bat aujourd’hui pour retrouver simplement la quiétude d’un retraité de la chose politique. En vain, assurément. M. Habré est prévenu de crimes présumés contre l’humanité, et c’était l’Union Africaine qui avait chargé le Sénégal de le juger, lui refilant le bébé, lui qui semblait faire dans le dilatoire au point que les défenseurs du vainqueur des Libyens à Fayalarjo parlaient même de persécution à l’encontre de leur client.

C’est la raison pour laquelle certainement, ils avaient saisi la Cour de justice de la Cedeao en octobre 2008. L’un d’eux, Me François Serres, pour ne pas le nommer, dans un entretien accordé à Sud Quotidien s’était interrogé, sans trouver de réponse cohérente et logique, selon lui, sur les raisons qui poussaient le Sénégal à porter un nouveau procès contre son client. Parlant du recours que lui et ses confrères qui défendent Habré avaient introduit devant la Cour de la Cedeao, il avait indiqué qu’il avait pour objet de dire que leur client avait déjà été jugé et qu’en application de la charte africaine des droits de l’Homme, l’on ne peut pas juger deux fois, le même homme pour les mêmes faits. Au regard du principe de sécurité judiciaire, disait-il, il y avait de quoi s’inquiéter des conditions d’équité dans lesquelles allait se dérouler au Sénégal, le procès. Il est temps, avait-il conclu, que l’acharnement judiciaire s’arrête.

En recevant finalement hier, vendredi 14 mai sa plainte, malgré les plaidoiries des conseillers de l’Etat du Sénégal à la Cour ainsi que les exceptions soulevées par ces derniers travaillant pour l’irrecevabilité de la plainte, la Cedeao prend leur contre-pied. L’Etat du Sénégal qui avait constitué son pool d’avocats parmi lesquels, l’actuel Garde des sceaux, ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me El Hadji Amadou Sall ainsi qu’un comité chargé de réfléchir aux principaux axes de la défense du Sénégal, perd une manche. Reste la seconde : le jugement au fond. Toujours est-il que l’ancien président tchadien ballotté depuis une dizaine d’années maintenant et ses avocats savourent cette victoire au moment où un lobbying pour son jugement au Sénégal semble encore reprendre du souffle en... Europe !


par Madior FALL

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 00:49

 

Par Talha Mahamat Allim

Genève, Suisse

 

En date du 11 mai 2010, l’Agence Télégraphique Suisse (ATS)  a publié un article mettant en évidence des défaillances dans le fonctionnement de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) au Tchad. Cet article intitulé "Le Ministère public va enquêter sur le bureau de la DDC au Tchad", a été repris par de nombreux journaux suisses dont Tribune de Genève et Le Matin ainsi que de nombreux sites Internet tchadiens.

 

Les informations fournies dans cet article ont été confirmées et complétées par  le directeur résident du Bureau de la Coopération suisse au Tchad, dans une note adressée aux sites Internet tchadiens qui ont publié l’article de l’ATS.

 

Ce que nous pouvons retenir en ce qui nous concerne, c’est la démarche administrative entreprise pour repérer ces défaillances et y remédier. Un audit avait permis de mettre en lumière « de "gros trous" en matière de finances et de personnel au sein du bureau de la coopération de la DDC à N'Djamena ». A l’issue d’une visite au Tchad, la cheffe du Département fédéral suisse des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a constaté l’existence de ces problèmes ; elle a formulé des recommandations à la DDC, des modifications ont été apportées et le personnel sur place remplacé. La persistance de certaines défaillances a amené la cheffe du Département à ordonner une enquête administrative qui serait déjà clôturée et les recommandations mises en œuvre depuis le 30 mars 2010 (selon le directeur résident du Bureau de la Coopération suisse au Tchad).

 

Le bon sens voudrait que ce genre de démarches soient entreprises à l’égard des institutions publiques tchadiennes où des défaillances ont été mises en évidence. Le cas qui nous interpelle le plus, c’est celui de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève au regard des dysfonctionnements relevés dans nos articles antérieurs. Ce qui est frappant, c’est que des défaillances existent dans les structures publiques respectives des deux pays : une structure de coopération suisse au Tchad et une ambassade tchadienne en Suisse ; à la différence que la Suisse a fait le nécessaire pour y remédier alors que le Tchad est resté dans l’immobilisme.

 

Aucun audit, aucune enquête administrative, aucune visite des autorités hiérarchiques compétentes n’a été faite pour se rendre compte des dysfonctionnements de notre ambassade en vue de leur trouver des solutions pour l’intérêt national. On se contente de se fier aux méthodes, pardonnez l’expression, de "voyous" qui reposent principalement sur la désinformation, la calomnie, la manipulation, la stigmatisation, la fuite en avant au lieu de regarder en face les véritables problèmes et questions posés.

 

Pendant qu’en Suisse on fait tout pour ne pas jouer avec l’argent du contribuable, au Tchad, on s’amuse avec les fonds publics. La Suisse change le personnel suite aux défaillances constatées, en vue d’améliorer le fonctionnement de ses structures ; au Tchad, ce sont ceux qui mettent en évidence les problèmes et qui essayent de trouver des voies de sortie, qui sont mis à l’écart ou mutés. Cette attitude, qui ressemble plus à une "mafia" institutionnalisée, n’aide pas le Tchad dans sa quête de la paix, du développement et de la modernité ; et ceux qui s’y adonnent ne sont pas pour les tchadiens mais contre eux.

 

Certes, le Tchad et la Suisse n’ont pas la même histoire, ni la même expérience de gouvernance, ni le même état d’esprit de justice ; mais il n’empêche qu’on puisse regarder dans la même direction de la gouvernance et de la justice. Aucune bâtisse ne tombe du ciel, il faut toujours commencer par la pose d’une première pierre pour espérer construire tout l’édifice. A nous tous, tchadiens et tchadiennes, de poser les premières pierres dans tous les compartiments de la vie de notre pays pour que les générations futures  puissent  poursuivre la construction de notre nation sur des fondations solides. Sinon, à chaque tentative de construction, l’édifice va s’écrouler, et cela indéfiniment.

 

Certaines autorités tchadiennes se bornent à répliquer par l’expression " le chien aboie et la caravane passe". Cela n’est pas le signe d’une sagesse, mais plutôt une marque d’étroitesse d’esprit et d’irresponsabilité. Précisons tout simplement qu’à force de marcher sur la queue d’un chien, il finit par vous mordre ; et certaines morsures sont mortelles si elles ne reçoivent pas le traitement approprié.

 

Talha Mahamat Allim.

 

P.S :

Nous nous réjouissons  des nombreuses réactions positives suscitées par le compte - rendu sur la rencontre autour de la paix au Tchad  organisée à Genève. Nous reviendrons ultérieurement sur la question de la paix au Tchad.

 

 

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 22:06

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Les rideaux sont tombé sur la 8eme édition du tournoie de nation l dimanche 11aout au stade du 28 octobre Conakry. Le Tchad pays de Tomai a volé la vedette a sont voisin de l’ouest le Niger, en rempotant face à lui sur le score de 3-2. Cette victoire est l’aboutissement d’un travail de longue haleine effectué par toute l’équipe et étoffé tantôt par le nouveau bureau exécutif de l’AEEST/G, tantôt par certaine illustre membre de la dite association. Pourtant l’autre nation en jeu ne donnant pas chair la peau de Sao du Tchad qui évoluant dans la poule A avec le Niger la cote d’ivoire et le Benin. Mais des surprises en surprises, de jeu trop haché en jeu alléchant, les poussins du coach Bangoura on su conquérir le cœur des supporter. Le Tchad a débuté son premier match face au Niger. Certainement émoussés par la soirée d’accueille, de nouveau organisé par l’AEEST/G a la veuille, les coéquipiers D’Abo ont fait une piètre prestation en réalisant un nul vierge. Lors du seconde match, l’équipe tchadienne a merveilleux le publique par la magnifique ossature de sa défense. Elle a réussi à tenir en échec le tenant de titre, la cote d’ivoire, sur le score de 0-0. Au troisième et dernier mach de poule, condamné à la victoire les Sao ont atomisé le Benin par le score de 3-0 des la premier mi- tant (but de Abo, David et abderamane). AU deuxième mi- temps le Benin à créer la sensation en revenant à 3-2, mais c’est sans compter avec l’expérimenté Abo qui a clos les débats en marquant de toute beauté le quatrième but de Sao, envoyant ainsi les siens en demi final. Le Tchad seconde de sa poule avec 5 points a croisé le fer avec la bonne équipe de la Guinée première de sa poule avec six (6) points. D’entré en jeu les Sao ont ouvert la marque par l’entremise de son attaquant David dit DROGBA ; mais se son fait rattrapé au score dans l’arrêt de jeu de la première partie. En deuxième partie la défense tchadienne s’est faite quelques frayeurs mais le score reste inchangé jusqu'à la fatidique épreuve de tirs au but. Cette dernière a vue l’exploit du gardien Serge qui envoie le Tchad en finale en arrêtant trois (3) tirs, le score final était de 3-1. En finale les Sao ont eu du mal à carburer suite à leur victoire à la Pyrrhus contre la guinée. Les joueurs du capitaine Medilla ont reçu une gifle dés la demi-heure du jeu en encaissant 2 buts. Pendant que les nigériens pensaient que les carottes étaient cuites, poussé par le douzième homme David, l’incontournable attaquant du grand stratège Naim réduit le score a la 45eme minute. A la deuxième partie, harangués par le coach Bangoura les tchadiens n’ont pas tardé à réagir. D’abord par l’infatigable Abou qui d’un coup de tète magistral remet les deux équipes en égalité puis c’est au tour de David de mystifier le dernier défenseur nigérien et de placé une balle imparable a leur portier : Tchad 3, Niger 2. Les supporteurs ont exulté de joie en criant à tue-tête. De mémoire d’homme, l’on n’a jamais vu des supporteurs tchadiens avec le moral aussi haut que ceux du stade de 28 septembre de Conakry ; lorsque les l’équipe du Tchad était mené 2-0, ils ont chanté et dansée de plus belle. Au coup de sifflet final la foule en liesse est descendu sur la pelouse pour une communion à faire couler les larmes aux yeux des âmes sensibles.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 00:44

 

ngarta_TOMBALBAYE.jpgMalloum.jpg  

 

S’il est vrai que l’instabilité au Tchad avait commencé beaucoup plus tôt, on peut néanmoins dire que le putsch du CSM avait constitué un séisme politique d’amplitude maximale dont l’onde de choc se fait ressentir jusqu’à nos jours.

La confusion entre politique et militaire ainsi inaugurée a fini par devenir, au fil des convulsions sanglantes de notre histoire récente, un trait de plus en plus marquant de l’espace national.

Serait-on pour autant en droit de dire que c’est la faute aux militaires et leur CSM si on a connu cette descente aux enfers ?

Evidemment non ; car feu TOMBALBAYE avait lui-même contribué à rendre inévitable son propre renversement violent, et par ailleurs, l’autre acteur, le FROLINAT, aussi a une part de responsabilité dans l’engrenage de militarisation du débat politique, d’affaiblissement des institutions étatiques et du renforcement du communautarisme au détriment de l’idée nationale.

Depuis 1966, au Tchad, on avait une espèce de partie à trois (Pouvoir politique, Armée, Frolinat) où chacun jouait son propre jeu contre les deux autres, à l’instar du célèbre western «Le bon, la brute et le truand » ; sauf qu’on ne voit pas très bien qui jouait le rôle du « bon ».

 

LES ÉVÈNEMENTS:

 

Les jours qui précédaient le putsch du 13 avril 1975 avaient été marqués par des incidents d’une extrême gravité.

Les armureries de la garde prétorienne (CTS : Compagnie tchadienne de sécurité) avaient été incendiées à Ndjamena et à Sarh, à 24 heures d’intervalle.

Dans la nuit du 3 au 4 avril, le défunt Youssouf Togoïmi (futur président fondateur du MDJT), détenu à la suite de troubles survenus au lycée Félix Eboué, dirigea une mutinerie qui causa la mort d’un sous-officier français travaillant aux renseignements tchadiens : l’adjudant-chef Gélineau.

Des tracts circulaient dans les rangs des militaires.

Tout en menant la guérilla au Tibesti et au Centre-est, le FROLINAT avait réussi à monter des vastes réseaux clandestins dans les villes, dans l’administration et même dans l’armée. L’affaire Françoise Claustre venait de commencer.

La rupture était totale avec les hauts officiers, et TOMBALBAYE se rendit lui-même à la gendarmerie pour procéder à l’arrestation des colonels Djimé Mamari Ngakinar et Kotiga Guérina. Kamougué disparaissait dans la nature, officiellement en tournée en province, mais en fait pour préparer les unités qui devaient converger sur Ndjamena et exécuter le plan.

Les généraux Malloum et Djogo étaient arrêtés bien avant.

Fou de rage, TOMBALBAYE était persuadé que tous ces troubles faisaient partie d’un complot des « impérialistes » et de la « maffia internationale des néocolonialistes » (dont le fer de lance était ses propres officiers supérieurs) pour éliminer son régime afin de mettre la main sur les richesses du Tchad, en particulier le pétrole.

Le matin du 13 avril, les Ndjamenois furent réveillés par les tirs d’armes automatiques et les explosions. La Radio nationale qui venait de commencer ses émissions matinales, s’interrompit brusquement, pour reprendre à 10heurs30 avec de la musique militaire suivie du communiqué lu par le général Odingar : « Les Forces armées ont pris leurs responsabilités devant Dieu et la nation. La sécurité et les intérêts des étrangers seront garantis. ..Je demande aux forces françaises de ne pas s’immiscer dans les affaires tchadiennes… »

Ce n’est qu’à 15 heures qu’un autre communiqué annonça que le président Tombalbaye avait succombé à ses blessures.

Peu à peu, les nouvelles structures du pouvoir se dessinèrent : le GROFAT (Groupe des Officiers de Forces armées tchadiennes, sorte d’assemblée) et le CSM (Conseil supérieur militaire, organe exécutif suprême) sous la présidence du général Malloum libéré à la faveur du putsch.

 

LES CAUSES DIRECTES:

 

Pour reprendre le titre du célèbre ouvrage de René Dumont, en fait, dès l’indépendance, le Tchad « était mal parti ».

En 1963, Tombalbaye décréta la dissolution de tous les partis sauf le sien. En mars de la même année, Abbo Nassour, Mahamat Abdelkerim et le Dr Outel Bono furent arrêtés et condamnés à mort pour « complot ».

La tension connut un premier pic avec les évènements du 16 septembre : l’arrestation de Jean-Baptiste, Ahmed Khoulamallah et Djibrine Khérallah conduisit à des violentes émeutes à Ndjamena (surtout au sein de la population nordiste), durement réprimées par l’armée, avec un nombre indéterminé de morts (on parle de plusieurs centaines) et une chasse à l’homme à travers tout le pays  pendant plusieurs semaines.

Parmi les opposants qui réussirent à s’échapper à l’étranger, il y avait deux jeunes inconnus: Mahamat Albaghalani et Ibrahim Abatcha qui devaient former le Frolinat, le 22 juin 1966, au congrès de Nyala au Sud-Darfour (tiens, tiens !).

La suite est connue : soulèvement des paysans à Mangalmé en novembre 65 qui inaugurèrent un chapelet de jacqueries embrasant progressivement toutes les préfectures du Nord , à l’exception du Kanem et du Lac ; extension des maquis du Frolinat, intervention de l’armée française, vagues de massacres dans les zones rurales, provoquant, en réaction, d’autres soulèvements , provoquant à leur tour d’autres massacres, bref le fameux cycle « révolte-répression-révolte ».

Tombalbaye, débordé, n’avait d’autre choix que la fuite en avant, qui devait l’amener progressivement à « péter les plombs ».

Sous l’inspiration de Mobutu, il pensa trouver la solution en déclenchant un mouvement de Révolution sociale et culturelle (sic) qui devaient amener les Tchadiens à se ressaisir et à se remobiliser autour de leur « vrai Chef » (ngar-taa). Le moyen principal était la politique dite de l’authenticité et son expression pseudo-spirituelle : la remise au goût du jour du rite ancestral du Yondo, mais sous une forme dévoyée pour embrigader et décerveler les cadres sudistes.

Les prêtres et pasteurs au Sud qui bravaient ouvertement l’instauration du Yondo et le dénonçaient en tant que retour forcé et manipulatoire au paganisme, furent  massacrés dans des conditions atroces (certains furent enterrés vivants) -et oui, le Tchad aussi a eu sa part de martylogie chrétienne !

Après s’être aliéné la classe politique issue du Nord, puis les masses rurales de cette partie du pays, Tombalbaye devenait encore plus impopulaire auprès des intellectuels et officiers originaires du Sud. Son régime ne tenait que grâce à l’Armée française (tiens, tiens !).

Malheureusement pour lui, il finit par perdre le soutien français. L’idée de le remplacer par une personnalité plus acceptable faisait son chemin dans les cercles du pouvoir en France. Tombalbaye prit les devants et fit assassiner en plein Paris le Dr Outel Bono, pressenti par beaucoup comme un remplaçant crédible (1973). La même année, il tenta une autre porte de sortie en se rapprochant de la Libye ; les mauvaises langues allant jusqu’à dire qu’il avait signé un document de cession de la bande d’Aozou à nos voisins du nord, moyennant une importante somme d’argent et la promesse de la lutte contre le Frolinat.

Ne reposant plus que sur sa garde prétorienne en voie de formation la CTS, la chute du régime n’était plus qu’une question de temps. Surtout qu’après l’arrestation de hauts responsables militaires et le projet de marginalisation de l’armée au profit de la CTS, les officiers se sentaient menacés et le renversement du régime devenait pour eux une nécessité de survie.

Je me limite aux causes directes, liées à la gestion du pouvoir, car si on veut aller au delà, il faut poser toute la problématique de la construction de l'État-nation, en remontant à l'époque pré-coloniale.

 

LES CONSÉQUENCES:

 

La chute d’une dictature soulève toujours de grands espoirs.

Au Tchad, l’espoir soulevé par la fin tragique du régime Tombalbaye fut de courte durée.

Dès les premiers jours : alors que l’opinion attendait avec impatience la libération des dizaines des cadres et intellectuels arrêtés sous Tombalbaye pour liens avec le Frolinat, les nouvelles autorités devaient annoncer que la plupart n’avaient pas été retrouvés, sûrement morts en détention depuis longtemps. La déception avait un goût de suspicion car la rumeur disait que certains de ces détenus étaient encore en vie au moment de la prise de pouvoir par les forces armées.

La presse française se saisit de l’affaire Claustre qui devait empoisonner les rapports avec la France pendant les deux années à venir.

Mais le grand ratage, ce fut la non résolution de la question du Frolinat.

Il faut dire que le soutien massif de la Libye aux insurgés à partir de la fin 1977, l’éclatement du conflit entre Goukouni et Habré, suivi par un autre éclatement au sein de la coalition dirigée par Goukouni, avaient inauguré la naissance des « tendances politico-militaires », en réalité la clanisation de la lutte du Frolinat.

En plus de la France, certains pays voisins (Libye, Soudan, Nigéria) commencèrent à s’ingérer directement dans nos affaires, surtout à travers le soutien ou la manipulation, tâche rendue facile et même très tentante par la multiplication de ces fameuses tendances. L’implication croissante de la Libye, alors alliée au camp soviétique, devait provoquer l’implication des Etats-Unis et ses alliés africains (Zaïre, Maroc) et arabes (Egypte, Arabie saoudite).

Le conflit perdit progressivement sa nature de lutte politique interne pour devenir un épisode de plus de la Guerre froide.

A ces complexités politiques et militaires, s’ajoutait un manque de savoir-faire certain de la part du nouveau pouvoir militaire, sans compter les rivalités de leadership au sein même du CSM.

Inutiles de rappeler tous les grands  bouleversements  qui s’enchaînèrent: première guerre civile du 12 février 79, puis celle dite des « neuf mois » en 1980,  affrontements avec la Libye, etc. jusqu’à la crise actuelle.

Résultat : ceux qui ont eu la malchance de naître après les années 1970, n’ont jamais connu qu’un pays de guerres, de déchirements, d’interventions extérieures, de haines tribales, de multiplication des espaces de non-droit etc.

 

UNE LEÇON:

 

Il y a évidemment un nombre incalculable de leçons à tirer des évènements qui ont ensanglanté et qui continuent d’ensanglanter notre pays, mais il y a une chose qui me paraît particulièrement importante :

Malgré les souffrances, les traumatismes et les injustices de toutes sortes dont on n’arrive pas à voir pas la fin, il faut, à mon avis, comprendre que tous les pays du monde ont connu des périodes de déchirements et de bouleversements, souvent beaucoup plus graves et plus durables que ceux que nous avons connus ; la plupart de ces pays sont maintenant à la pointe de l’humanité (Japon, Chine, Allemagne, Russie, etc.). Aussi, il faut se départir d’un certain dolorisme (« nous sommes un pays maudit », « qu’avons-nous fait au Bon Dieu », etc.) et se convaincre que notre sort est encore et toujours entre nos propres mains.

Aucun de ces phénomènes si déprimants soient-ils ne doivent échapper à l’analyse méthodique et à la réflexion maîtrisée.

La tâche des intellectuels est de produire des cadres d’analyse et des concepts pour rendre intelligible et maîtrisable ces ruptures qui paraissent relever d’une certaine « folie » de l’Histoire. Analyser, conceptualiser, non pas par esthétisme mais pour définir des modalités d’action et d’organisation politique de type nouveau, basées sur des forces nouvelles, animée par des idées novatrices.

  (Publié sur Facebook, par Acheikh IBN-OUMAR, le 13 avril 2010)  

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 00:26

L’avenir du Tchad et de sa diplomatie : une question de volonté politique, de choix stratégiques et de devoir moral

 

Par Talha Mahamat Allim

Genève, Suisse.

 

Nous ne cessons de recevoir quotidiennement des témoignages de respect, de sympathie et d’encouragement de la part de nombreux tchadiens de l’intérieur que de la diaspora, et nous tenons ici à exprimer toute notre profonde reconnaissance à ces compatriotes qui s’intéressent de plus en plus à l’état et l’avenir de leur pays. Cet engouement citoyen montre une avancée significative d’une conscience collective, solidaire et responsable qui s’exprime ainsi que d’une connaissance des réalités du moment aussi bien politico-économiques que socioculturelles et diplomatiques.

 

Vos encouragements et témoignages traduisent pour nous un devoir d’exigence dans la continuation de nos contributions à la fois sur le plan diplomatique  et sur les autres aspects de le vie politique, économique, sociale et culturelle du Tchad. Nous continuerons à participer à l’élan collectif de nos concitoyens pour la bonne gouvernance, la paix et le développement de notre pays. Les tentatives sournoises de manipulation et autres coups sous la ceinture, dont sont devenus champions certains chefs de Missions diplomatiques tchadiennes, ne nous impressionnent pas et ne peuvent que nous encourager à poursuivre le travail de réflexion que nous avons déjà commencé ; notre souci est que ses fruits puissent être traduits dans les mécanismes et pratiques des instances nationales et des représentations tchadiennes à l’étranger.

 

Face à une mondialisation de plus en plus contraignante et aux intérêts stratégiques des pays les plus puissants, il est impératif de développer de nouvelles approches dans les relations du Tchad avec ses partenaires et de nouvelles manières d’être dans la conduite de nos institutions publiques ainsi que dans les rapports de ces institutions envers les tchadiens de l’intérieur comme de la diaspora.

 

Du point de vue de nos partenaires, c’est un devoir pour notre pays de sortir de la charité institutionnelle internationale pour s’inscrire dans un partenariat gagnant-gagnant. Ce qui implique la transformation des consciences de celles et ceux qui dirigent nos institutions aussi bien dans leur gestion (politique, économique, financière et sociale) que dans leurs attitudes vis-à-vis de leurs concitoyens qu’ils doivent servir.

 

Le Tchad ne manque pas des ressources humaines, culturelles et économiques pour parvenir à promouvoir son développement, à s’imposer aussi bien sur le plan régional qu’international et à peser dans les différentes négociations inter-étatiques et avec les institutions internationales. Ce n’est qu’une question de volonté politique, de choix stratégiques et de devoir moral.

 

C’est ici l’occasion d’adresser nos sincères remerciements à tous les sites et blogs tchadiens qui participent d’une manière ou d’une autre à une prise de conscience citoyenne sur les enjeux nationaux, régionaux et internationaux du Tchad. Nous tenons à féliciter le blog Ambenatna pour son excellente analyse sur la nécessité d’un environnement sain et sécurisé pour une "diplomatie d’investissement". Nous partageons cette analyse, notamment la dimension globale de la problématique de fonctionnement de nos ambassades.

 

Certes l’ambassade du Tchad à Paris se dessine comme le pivot des relations bilatérales entre le Tchad et la France compte tenu des liens historiques et politiques entre les deux pays. Cependant, d’une part, nous préférons laisser cette partie de la problématique de nos ambassades à celles et ceux qui sont au contact de la réalité des faits, au nom d’analyses objectives. Mais nous pourrons exprimer nos points de vue sur les contributions y relatives au cas échéant. 

 

D’autre part, le cas de la représentation diplomatique du Tchad à Genève est intéressant à divers points de vue. Nous avons contribué à sa réouverture et avons exercé en son sein ; ce qui nous en donne une certaine connaissance. Par ailleurs, elle est à la fois une ambassade auprès de la Suisse et une Mission permanente auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève. La quasi-totalité des institutions internationales ont leurs sièges  dans cette ville ; ce n’est pas un hasard si on la surnomme la Genève internationale.

 

Cette double dimension, à la fois bilatérale et multilatérale, lui confère un statut important et fait de la représentation diplomatique tchadienne en Suisse un laboratoire potentiel dans la perspective du recadrage ou de la refondation de nos politiques de coopération bilatérale et multilatérale. C’est pour cette raison que nous mettons un accent particulier sur cette représentation. Notre prochain article sur les opportunités multilatérales à Genève apportera des éléments complémentaires à notre précédente analyse sur la dimension bilatérale, qui tendront à confirmer en même temps cette importance.

 

En ce qui concerne la problématique soulevée par notre compatriote Adoum Abdoulaye relatives aux défaillances de certaines de nos représentations diplomatiques comme miroir des faiblesses structurelles de la gouvernance de notre pays, c’est un point de vue intéressant et qui mérite d’être débattu.  Pour ce qui est de sa proposition pour la publication d’un livre qui reprend la synthèse de nos différentes analyses sur la diplomatie tchadienne, nous sommes effectivement dans cette voie comme nous l’avions annoncé antérieurement. Il y a une partie du travail qui reste à faire et dont nous nous occupons actuellement. Nous espérons le boucler le plutôt possible, incha Allah.

 

Nous aimerions vous laisser avec un message plein d’optimisme rassurant :

 

"L'Afrique offre sûrement des spectacles de désolation, de détresse. Mais il n'est pas certain que d'autres continents n'ont connu cette phase de balbutiements dans le processus de leur développement. La diplomatie et le diplomate ont su habilement jouer la partition qui était la leur dans l'enclenchement du développement. En un mot il convient de se défaire des clichés traditionnels  […] d'apprivoiser la diplomatie […] de redimensionner la visée prospective de la diplomatie et du diplomate africain." (Cf. Guy Ernest Sanga dans Diplomatie et diplomate - L'Afrique et le système des relations internationales, édité chez l’Harmattan, 2010.)

 

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Talha Mahamat Allim

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:53

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 Tournoi universitaire des nations de foot Ball en Guinée Conakry d’où la communauté tchadienne de guinée fait partie.

 

En effet l’équipe de la communauté tchadienne de guinée (SAO) est qualifie pour la finale en gagnant face a la guinée et s’opposera la finale contre le Niger, le dimanche 11 avril au  stade National du 28 septembre de Conakry

Le tournoi est composé de 8 pays à savoir la Guinée, le Tchad, le Niger, la Cote d’ivoire, le Benin, le Cameroun, les Comores et le Mali.

L’équipe tchadien est dans la poule B avec le Niger, la Cote d’ivoire et le Benin.les Sao sont qualifiés 2eme  de leur groupe aux scores suivant :

NIGER-TCHAD 0-0

TCHAD-COTE D’IVOIRE 0-0

BENIN-TCHAD 2-4

Et en demi final face à la Guinée

 

TCHAD- GUINEE 1-1

Le Tchad a gagné aux tirs de but (3-1)

       

La communauté tchadienne de guinée est déplacée en masse pour soutenir leur équipe

« le SAO ignore ce qu’on appelle la défaite » a-t-il dit un supporteur tchadien

Une fois de plus les SAO ont montrés leurs talents

 

 

             Sans oublier nos trois piliers de l’équipe : en noir nomme Serge, est gardien but qui se montré comme l’incontestable sauveur de l’équipe en arrêtant consécutivement trois penalty. En bleu Abdraman Oumar est le meilleur défenseur qui s’est transformé comme une barre de fer face attaquant formé au  centre de formation Avenir de Boli et enfin le troisième en blanc nommé Bokhit Teiro est le milieu de terrain décisif dont 80% de but de l’équipe passe par son pied. Un jeune formé au centre de formation du club d’Afrique, passe par Ashol qui fascine toujours les supporteurs un joueur talentueux qui a tout un avenir devant lui. (« Mettra t-il un jour son pied au Santiago Bernabeu ? »

 

                                  La  rédaction du Tchad futur

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 22:19
Que peut tirer le Tchad de sa coopération avec la Suisse et des nombreuses organisations internationales basées à Genève ? Dans le présent article, nous nous proposons de nous intéresser d’abord à la coopération bilatérale avec la Suisse, et à d’autres éléments susceptibles de faciliter le développement du Tchad. Ensuite, nous reviendrons ultérieurement dans un autre article sur les opportunités techniques et scientifiques au niveau multilatéral par le biais des institutions internationales. Historiquement, la coopération de la Suisse avec le Tchad date de 1965 ; une coopération tournée essentiellement vers le développement de l’agriculture et de l’élevage, l’accès aux soins de santé et l’éducation de base. L’engagement de la Suisse envers le Tchad est passé de 15.42 millions de francs suisse en 2007 à environ 12.50 millions en 2009 soit une baisse d’environ 19% en deux ans. Pour ce qui est de la nature de cette coopération au développement, plus de détails peuvent être trouvés sur le site www.swiss-cooperation.admin.ch/tchad/. Ce que nous relevons, c’est que dans les secteurs de la coopération au développement économique ainsi que de la formation et de la recherche, la contribution reste marginale par rapport aux besoins réels du Tchad dans ces domaines ; ce qui en fait des pistes que notre diplomatie doit explorer davantage et développer dans le cadre de la coopération avec la Suisse. Une nouvelle dynamique diplomatique nous permettrait d’aller au-delà de cette coopération traditionnelle et de bénéficier des atouts suisses dans certains domaines essentiels pour le développement de notre pays : les domaines de l’enseignement (supérieur, technique, professionnel), de la santé, de la production de l’électricité à base de l’énergie solaire ainsi que dans les domaines du commerce, des assurances et des banques, de l’horlogerie, de l’environnement, etc. En effet, les cantons suisses ont une certaine autonomie et de nombreuses opportunités. Il nous semble judicieux d’aller au-delà du niveau fédéral pour s’intéresser aux cantons et tirer profit de leur différentiel de potentiels. A titre illustratif, les écoles polytechniques fédérales de Zurich et de Lausanne possèdent de multiples atouts dans les domaines de la formation, de la recherche, de l’innovation et de la valorisation de haut niveau international, avec d’importants laboratoires et groupes de recherche. Certains de leurs centres d’intérêt sont essentiels pour le Tchad, entre autres l’ingénierie, l’informatique et la communication, la construction, l'architecture, l’énergie solaire, l'environnement… A Genève, sur le plan médical, le Tchad peut bénéficier des avancées significatives dans les domaines de spécialisation, notamment dans les secteurs de la cardiologie, de la chirurgie, de la pédiatrie, de la gynécologie-obstétrique, de l’ORL, de l’ophtalmologie… ; des domaines où les professionnels tchadiens sont en retard en matière d’avancées scientifiques, techniques et technologiques. Dans notre pays, le nombre de médecins spécialistes reste insignifiant par rapport à celui de généralistes. A l’instar d’autres pays, il est vital que le Tchad progresse de ce point de vue au regard de l’évolution de la nature de maladies en Afrique et au Tchad. A ce titre, les opportunités genevoises sont à explorer et exploiter d’autant plus qu’on a une représentation diplomatique à Genève. A Saint-Gall, dans le domaine du textile, le Tchad peut bénéficier du potentiel technique et technologique dont dispose ce canton. A titre illustratif, des grosses industries saint-galloises produisent des tenues vestimentaires très prisées au Tchad : le Laffaye pour les femmes (communément appelé "coton suisse"), le jasner, chadda et autre tissu de gadmoul pour les hommes. Le nombre de consommateurs de ces produits en provenance de Saint-Gall reste considérable. Le Tchad étant un des grands pays producteurs du coton, il serait intéressant qu’il y ait un transfert de technologie, notamment à travers la formation et la coopération technique, entre ce canton et le Tchad pour valoriser le coton tchadien sur le plan industriel, vestimentaire et commercial. C’est un marché important et en pleine croissance ; le Tchad a les capacités d’aller dans cette direction, à condition qu’on cesse d’utiliser les prérogatives diplomatiques pour s’ériger en commerçants et transitaires de toutes sortes dans l’unique but d’accumuler des profits personnels. D’autres cantons sont aussi intéressants (Neuchâtel, Bâle, Berne…) en ce qui concerne l’horlogerie, l’aviation, les statistiques et les études économétriques, etc. Même au niveau de la diaspora tchadienne en Suisse, il y a des pistes à explorer. La communauté tchadienne en Suisse est estimée autour de 150 personnes. La plupart d’entre eux sont des fonctionnaires internationaux, des agents de Banques, des travailleurs dans diverses entreprises, des écrivains, des étudiants etc. Même si leurs apports restent discrets, ils sont efficaces et leurs valeurs ajoutées sont non négligeables au Tchad. Ils peuvent fournir des médicaments, des ordinateurs et autres matériels utiles au pays si l’ambassade est en mesure de prendre en charge leur acheminement. C’est une diaspora qui est déjà active au service du développement du Tchad et qui peut en faire davantage à condition que les autorités tchadiennes, par le biais de sa représentation diplomatique, en prennent conscience et mettent tout en oeuvre pour consolider ces apports, notamment à travers des consultations formelles et régulières. Mais malheureusement, on observe des tentatives de manipulation politique nuisibles à la poursuite et à l’efficacité de cette dynamique de la diaspora dans le sens du développement, du fait que ces tentatives s’opposent à l’harmonie dans laquelle vit depuis longtemps la communauté tchadienne en Suisse. Ce qui impose une vigilance de tous les instants afin de ne pas céder à ces manipulations. Ce ne sont là que des aperçus des potentialités suisses dont peut bénéficier le Tchad ; un travail de fond est nécessaire pourvu que l’ambassade du Tchad à Genève accepte de s’y mettre. Pour cela elle doit cesser de se cacher derrière la question de la défense et de la promotion des droits de l’homme pour ne rien faire. Comme le décrivait si bien la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la liberté, l’égalité, la justice et la dignité sont des objectifs essentiels à la réalisation des aspirations légitimes des peuples africains. Cette question des droits de l’homme est souvent galvaudée et chacun tire la couverture de son côté en fonction de ses intérêts. En effet, aux côtés de certaines "associations et ONG" amateuristes, il existe malheureusement des responsables d’institutions diplomatiques qui utilisent les droits de l’homme pour faire de la manipulation politicienne et ainsi assurer leur carrière ou sécuriser leurs postes en endormissant les plus hautes autorités de l’Etat par des discours qui caressent les oreilles de ces dernières. Arrêtons nous un peu sur le cas de notre représentation diplomatique en Suisse. Il y a des priorités socio-économiques plus importantes. Cependant, on s’agite beaucoup autour de la question des droits de l’homme, non pas par souci de promouvoir les valeurs humaines, mais pour focaliser l’attention des dirigeants sur cette question pour leur faire croire qu’on les protège contre des soi-disant discours qui remettent en question la promotion et la défense des droits de l’homme au Tchad. En réalité, le souci de certains de nos ambassadeurs, c’est de rendre la question tellement sensible pour montrer au ministre ou au Chef de l’Etat qu’ils sont les garants et les protecteurs de l’image du gouvernement ; l’objectif caché étant de garder leurs postes et les privilèges y afférents. On n’hésite pas à s’agiter pour que les autorités tchadiennes ayant en charge les droits de l’homme puissent faire le déplacement de Genève et assister à telle ou telle autre rencontre sur les droits de l’homme ; un déplacement qui se solde le plus souvent par plus de tourisme au bord du lac Leman que de réels apports au niveau tchadien. Cela pour uniquement montrer aux plus hautes autorités de l’Etat qu’on tient à elles et derrière, on n’hésite pas à cracher dans la soupe. Ce n’est qu’une agitation politico-diplomatique sournoise qui dessert les intérêts de l’Etat et du gouvernement au profit des intérêts particuliers. La question des droits de l’homme devrait être prise avec une certaine éthique politique et diplomatique pour mieux convaincre les partenaires qui s’interrogent légitimement sur cette problématique et les amener à s’intéresser et à investir au Tchad. Par ailleurs, le développement socio-économique est indispensable pour la pleine réalisation des droits de l’homme, ce qui rend fondamentale la mise en valeur des potentialités suisses évoquées plus haut au profit du Tchad. Au lieu que certains de nos représentants diplomatiques utilisent leurs prérogatives pour leurs propres profits, il serait institutionnellement raisonnable, socio-économiquement pertinent et politiquement efficace que, dans le cadre de la coopération bilatérale, l’ambassade puisse répertorier les opportunités importantes qui s’offrent au Tchad dans les pays hôtes et travailler avec les départements ministériels concernés, notamment celui de l’économie et du plan, du commerce, de l’industrie et de l’énergie, de l’enseignement, de la santé… pour mieux exploiter et mettre en valeur ces opportunités au profit des tchadiens et de l’image du Tchad. Ce qui exige une certaine capacité et flexibilité diplomatique, et que nos représentations diplomatiques soient confiées à des dirigeants crédibles. Le Tchad dispose d’un nombre important de tchadiens et de tchadiennes crédibles, responsables, respectables et respectés, dans les institutions nationales, régionales et internationales, même dans certaines de nos ambassades. Ces tchadiens vont au-delà des considérations mesquines de certains de nos ambassadeurs et n’épargnent pas leurs efforts pour mener un véritable travail d’hommes d’Etat. Ils mettent en avant le Tchad et ses atouts, ils font tout ce qui est nécessaire non seulement pour promouvoir le développement du Tchad mais aussi pour contribuer à rehausser son image et sa place dans le concert des nations. Ils n’hésitent pas à se servir des outils et de l’espace médiatiques pour promouvoir la visibilité et les potentialités du Tchad afin de pousser les partenaires à s’intéresser à notre pays, à l’opposé de ceux qui s’efforcent de garder le Tchad dans l’ombre de peur que leurs magouilles ne soient révélées. Parmi ces hommes et femmes de référence, on peut citer Mahamat Saleh Annadif (ancien ministre et actuel Représentant de l’Union africaine à Bruxelles), Mariam Mahamat Nour (ancienne ministre et actuelle Représentante de la FAO au Mali), Gali Ghoté (directeur de cabinet du Premier ministre), le professeur Avouksouma Djona (ancien ministre), Acheikh Ibn Oumar (ancien ministre, ancien ambassadeur), Yaldet Begoto Oulatar (membre du HCC), Ahmad Allam-Mi (ancien ministre et actuel Représentant permanent du Tchad auprès des Nations Unies à New York), Mahamat Ahmat Alhabo (ancien ministre et ancien ambassadeur), l’ambassadeur du Tchad en Chine, celui de la Russie et bien d’autres à tous les niveaux administratifs et professionnels. Certes, on peut avoir des critiques ou des reproches à leur égard, mais on ne peut pas faire abstraction de leurs compétences et de leur respectabilité dans l’opinion nationale ou internationale. De ce point de vue, ils peuvent inspirer non seulement les jeunes générations, mais aussi certains de nos dirigeants. Cela nous semble important ; comme le disait notre compatriote Enoch DJONDANG "L’Administration publique [tchadienne] est très malade et saturée de fainéants : les postes de responsabilité sont à durée très éphémères et sujets à des luttes âpres entre clans politiques et tribaux, avec marabouts lugubres en renfort". Soulignons, en passant, qu’un ambassadeur n’est pas un chef de service du protocole et d’accueil, un secrétaire particulier ou chargé de prise des rendez-vous des ministres, ou encore chargé uniquement d’apposer sa signature sur des documents rédigés par ses techniciens . Une représentation diplomatique, quelle que soit sa taille – à plus forte raison celle qui s’occupe à la fois du bilatéral et du multilatéral, a besoin à sa tête d’une personnalité qui est techniquement, socialement et politiquement à la hauteur de la tâche qui lui incombe. Certes, il se pose la question des liens entre le système et l’individu ainsi que des marges de manœuvre de l’individu dans le système. Ce que nous pouvons simplement relever, c’est que le système émane des individus, et si on veut qu’un système inefficace change d’orientation, il est nécessaire qu’une personne capable de mener à bien un travail d'intérêt général soit mise au cœur de nos préoccupations, et par conséquent, cette personne pourra entraîner dans sa sphère de compétence la collectivité dans une dynamique progressiste. Le système ainsi amélioré pourra à la longue produire des acteurs à la hauteur des objectifs recherchés. Une prise de conscience collective de l'idéal national qu'on se fixe ou du moins de la bonne conduite des affaires publiques s'avère indispensable. Au terme de cet article, rappelons que les temps ont changé et que, de ce fait, les structures mentales et les cadres de références doivent évoluer au Tchad. Le débat d’idées, critique, ouvert et constructif, dans lequel les citoyens puissent exprimer leur opinions, voire leurs désaccords, reste un des moyens essentiels pour cette évolution. Talha Mahamat Allim
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 22:02

Le samedi 13 Mars les étudiants tchadiens de guinée on célébrée la Fête d’accueille des bleu (nouveau) Tchadiens en guinée.

En effet l’association des Elèves étudiants et Stagiaire tchadien de guinée(ASTEEG) a mis en en place une commission chargé d’organisé la fête .ils sont enregistrés un nombre très important de nouveau.

Nous revenons pour plus de détaille dans nos prochaines article.

La rédaction du Tchad futur

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:10
N'DJAMENA - L'ex-ministre Emmanuel Nadingar a été nommé Premier ministre du Tchad en remplacement de Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008 et qui a remis sa démission vendredi au président Idriss Deby Itno, selon un communiqué de la présidence tchadienne vendredi. M. Nadingar, anciennement au poste stratégique de ministre du Pétrole, occupait celui de ministre délégué chargé de la décentralisation dans le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas. Il est originaire de Bebidja dans le sud-ouest du pays. Sa nomination ainsi que la rapidité de celle-ci sont une surprise, selon plusieurs observateurs, pour lesquels toutefois la démission de Youssouf Saleh Abbas était attendue depuis plusieurs semaines. Aucun conseil des ministres ne s'est tenu depuis le mois de décembre. Des divergences étaient récemment apparues entre le président de la République et son Premier ministre, un ancien opposant rallié au régime. De plus, plusieurs ministres du gouvernement sont accusés de détournements de fonds dans une affaire de commande de manuels scolaires. La démission de M. Saleh Abbas a été annoncée peu avant la nomination de M. Nadingar par la présidence dans un communiqué: "Le Premier ministre a remis sa démission au président de la République. Le président de la République dit en avoir pris acte", a affirmé un porte-parole de la présidence en lisant un communiqué à la télévision publique, sans donner les raisons de la démission.
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 20:08
Valentin à l’éclat du Cristal pour un an… Premier contrat de partenariat privé entre un sportif et une entreprise au Tchad Valentin BETOUDJI vient de signer avec les Brasseries du Tchad le premier contrat de partenariat sportif du Tchad. Dans la suite logique de ses deux victoires au semi marathon de la Paix, de ses bonnes prestations à Reims, Brazzaville et Moundou… notre jeune athlète vient de se voir proposer un partenariat pour une durée d’un an par les Brasseries du Tchad. Avec cette aide il pourra venir poursuivre ses études à N’Djamena et ainsi s’entrainer avec l’entraineur national sur le stade IMO. L’ensemble des partenaires pourra suivre au plus près la progression de Valentin et l’envoyer courir et défendre ses chances dans les compétitions régionales et en France. Au-delà d’un salaire qui lui permettra de se nourrir correctement et de préparer au mieux ses compétitions, le partenariat consistera à représenter la marque CRISTAL dans les courses où il sera engagé et dans les entrainements. Il devient ainsi l’ambassadeur de l’eau du Tchad. Ce contrat d’une année sera reconduit en fonction de ses résultats et de sa progression physique mais aussi en fonction de sa réussite scolaire. C’est le Directeur Général des brasseries (Pierre AMBERT) qui a signé le contrat avec Valentin, en compagnie de la nouvelle directrice du marketing (Emilie REY-COQUAIS) et du représentant de la marque qui a découvert notre coureur à Moundou (Mr KAGUERE). Tous ce sont félicités de ce partenariat qui permettra à un athlète de travailler dans les meilleures conditions. Patrick BONFILS Assistant technique - France Coopération Conseiller du Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports Ambassade de France au TCHAD SCAC - BP 898 N DJAMENA - TCHAD bonfilspatrick@yahoo.fr Bureau : 00(235)252 35 14 Portable : 00(235)607 59 33 perso : 00 (235) 252 24 20
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