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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 19:57
N/Réf : 77/02/SG/10 N/Réf : Le 16 Février 2010 Message de soutien de l’ACTUS/prpe au Syndicat des Enseignants du Tchad en grève. Au Secrétaire Général du SET, M.Souleymane Malato À tous les Enseignants en grève Chers Camarades, L’ensemble du personnel enseignant de la fonction publique tchadienne a décidé de faire grève à compter de du 15 février 2010 à l’appel du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). Notre parti, ActionTchadienne pour l’Unité et le Socialisme/Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS/prpe) vous exprime toute sa sympathie et sa solidarité militante pour vos légitimes revendications salariales et pour exiger les meilleures conditions de travail. Ce sont des droits intangibles. Chers Camarades, vous portez sur vos épaules la lourde responsabilité de l’avenir de notre pays. En effet, est-il besoin de rappeler le rôle éminemment important que joue l’éducation de la population et notamment de sa jeunesse dans le développement de tous les états qui ont investi dans la matière grise? Au Tchad où le régime du dictateur Général-Président gouverne par la coercition, la force des armes et les assassinats, il use et développe concomitamment la culture de l’obscurantisme, de l’ignorance et de l’analphabétisme comme stratégie afin de pérenniser son pouvoir. Un peuple instruit et éduqué déclenchera une Révolution sociale car il n’acceptera jamais de vivre dans un état dictatorial où les assassinats, les détournements de deniers publics, la corruption, les trafics de drogues, fausses monnaies…sont érigés en mode de gouvernement. C’est dans cette optique que le despote Déby maintient méthodiquement dans un état de misère matérielle incommensurable ceux qui sont à la base de la transmission des savoirs à la jeunesse. L’affaiblissement physique et moral des Enseignants auquel on y ajoute l’absence totale des supports pédagogiques adéquats et enfin la misère généralisée des familles de ces élèves, ont inévitablement des répercussions négatives sur la qualité de l’enseignement et l’assimilation des connaissances transmises. Notre Parti, ACTUS/prpe a pris connaissance de vos multiples communiqués et pertinent mémorandum transmis au gouvernement et à l’Assemblée nationale en novembre 2009. Cependant hélas, le pouvoir et son Chef le tyran Déby se sont réfugiés jusqu’ici dans un mutisme total et refusent de tenir à leurs engagements de satisfaire vos revendications. Camarades grévistes, vous avez été trop patients face à ce mépris. Ce comportement abject gouvernemental est corroboré par la sortie brute et répugnante de Madame la Secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation, Mme Khadjidja Hassaballah qui déclare « illégale» la grève des Enseignants d’une part et d’autre part elle se réjouit de la « misère générale des fonctionnaires qui ne touche pas que les Enseignants ». Nous sommes ici, en présence d’une provocation manifeste, une mise en garde et menace à peine voilées d’un gouvernement dictatorial qui insiste sur l’illégalité de la grève. Ce mensonge justifierait les éventuelles mesures répressives contre les libertés syndicales et dont le tyran Déby en raffole tant ! Au demeurant rappelons que le SET a pourtant déposé un préavis de grève pour le 15 février 2010. Notre parti, ActionTchadienne pour l’Unité et le Socialisme/Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS/prpe) interpelle : - tous les fonctionnaires de différents secteurs de la Fonction publique (Santé, Elevage, Agriculture, Travaux publiques, Enseignement supérieur et Recherches, Tourisme, Finance, Impôts, …) - les salariés du secteur privé, artisans et autres employés - les étudiants et élèves, - les commerçants, ouvriers, paysans, éleveurs… de soutenir massivement le mouvement de grève initié par le Syndicat des Enseignants du Tchad(SET). Cette solidarité permettrait d’exiger du gouvernement la satisfaction des revendications immédiates pour tous les travailleurs mais aussi celles à moyen et long terme qui s’articuleraient autour des points suivants : - la misère généralisée dans laquelle le gouvernement vous maintient, et ce malgré les milliards de pétrodollars engrangés par le Tchad, doit prendre fin immédiatement. - l’augmentation substantielle de tous les salaires, des retraites et des prestations sociales - les investissements dans l’Education, la Santé, les infrastructures lourdes, l’Agriculture, l’élevage, l’eau potable, l’énergie…sont aussi possibles de suite. Il est inadmissible qu’une poignée d’individus avec à sa tête le despote Déby s’accapare de cette gigantesque manne pétrolière au détriment du Peuple et du développement du Tchad. Travailleurs tchadiens, Peuple tchadien, unissons-nous ! Ensemble nous transformerons cette grève en un puissant mouvement de grève générale victorieuse car l’avenir de notre pays est hypothéqué par le régime du dictateur Déby. Depuis 20 ans, ce prédateur (soutenu et sauvé par les multiples interventions de l’armée française contre la volonté du Peuple insurgé), conduit inexorablement le Tchad vers le chaos. Il méprise les travailleurs, la jeunesse et a déjà son palmarès macabre l’assassinat de plus 31000 personnes selon les estimations des Associations des droits de l’Homme. Le Peuple en lutte pour son existence vaincra ! Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS / prpe) Le Secrétaire Général Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 20:01
1 N/Réf : 77/02/SG/10 N/Réf : Le 16 FŽevrier 2010 Message de soutien de l'ACTUS/prpe au Syndicat des Enseignants du Tchad en grve. Au SecrŽtaire GŽnŽral du SET, M.Souleymane Malato Ë tous les Enseignants en gréve Chers Camarades, LÕensemble du personnel enseignant de la fonction publique tchadienne a dŽcidŽ de faire grve ˆ compter de du 15 fŽvrier 2010 ˆ lÕappel du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). Notre parti, ActionTchadienne pour lÕUnitŽ et le Socialisme/Parti RŽvolutionnaire Populaire et ƒcologique (ACTUS/prpe) vous exprime toute sa sympathie et sa solidaritŽ militante pour vos lŽgitimes revendications salariales et pour exiger les meilleures conditions de travail. Ce sont des droits intangibles. Chers Camarades, vous portez sur vos Žpaules la lourde responsabilitŽ de lÕavenir de notre pays. En effet, est-il besoin de rappeler le r™le Žminemment important que joue lՎducation de la population et notamment de sa jeunesse dans le dŽveloppement de tous les Žtats qui ont investi dans la matire grise? Au Tchad o le rŽgime du dictateur GŽnŽral-PrŽsident gouverne par la coercition, la force des armes et les assassinats, il use et dŽveloppe concomitamment la culture de lÕobscurantisme, de lÕignorance et de lÕanalphabŽtisme comme stratŽgie afin de pŽrenniser son pouvoir. Un peuple instruit et ŽduquŽ dŽclenchera une RŽvolution sociale car il nÕacceptera jamais de vivre dans un Žtat dictatorial o les assassinats, les dŽtournements de deniers publics, la corruption, les trafics de drogues, fausses monnaiesÉsont ŽrigŽs en mode de gouvernement. CÕest dans cette optique que le despote DŽby maintient mŽthodiquement dans un Žtat de misre matŽrielle incommensurable ceux qui sont ˆ la base de la transmission des savoirs ˆ la jeunesse. LÕaffaiblissement physique et moral des Enseignants auquel on y ajoute lÕabsence totale des supports pŽdagogiques adŽquats et enfin la misre gŽnŽralisŽe des familles de ces Žlves, ont inŽvitablement des rŽpercussions nŽgatives sur la qualitŽ de lÕenseignement et lÕassimilation des connaissances transmises. Notre Parti, ACTUS/prpe a pris connaissance de vos multiples communiquŽs et pertinent mŽmorandum transmis au gouvernement et ˆ lÕAssemblŽe nationale en novembre 2009. Cependant hŽlas, le pouvoir et son Chef le tyran DŽby se sont rŽfugiŽs jusquÕici dans un mutisme total et refusent de tenir ˆ leurs engagements de satisfaire vos revendications. Camarades grŽvistes, vous avez ŽtŽ trop patients face ˆ ce mŽpris. Ce comportement abject gouvernemental est corroborŽ par la sortie brute et rŽpugnante de Madame la SecrŽtaire d'Etat ˆ l'AlphabŽtisation, Mme Khadjidja Hassaballah qui dŽclare Ç illŽgaleÈ la grve des Enseignants dÕune part et dÕautre part elle se rŽjouit de la Ç misre gŽnŽrale des fonctionnaires qui ne touche pas que les Enseignants È. Nous sommes ici, en prŽsence dÕune provocation manifeste, une mise en garde et menace ˆ peine voilŽes dÕun gouvernement dictatorial qui insiste sur lÕillŽgalitŽ de la grve. Ce mensonge justifierait les Žventuelles mesures rŽpressives contre les libertŽs syndicales et dont le tyran DŽby en raffole tant ! Au demeurant rappelons que le SET a pourtant dŽposŽ un prŽavis de grve pour le 15 fŽvrier 2010. Notre parti, ActionTchadienne pour lÕUnitŽ et le Socialisme/Parti RŽvolutionnaire Populaire et ƒcologique (ACTUS/prpe) interpelle : - tous les fonctionnaires de diffŽrents secteurs de la Fonction publique (SantŽ, Elevage, Agriculture, Travaux publiques, Enseignement supŽrieur et Recherches, Tourisme, Finance, Imp™ts, É) ACTUS /prpe Mobiliser pour Construire ACTION TCHADIENNE POUR L' UNITƒ ET LE SOCIALISME / PARTI RƒVOLUTIONNAIRE POPULAIRE ET ƒCOLOGIQUE (ACTUS / prpe) Courriel : actus-prpe@club-internet.fr 2 - les salariŽs du secteur privŽ, artisans et autres employŽs - les Žtudiants et Žlves, - les commerants, ouvriers, paysans, ŽleveursÉ de soutenir massivement le mouvement de grve initiŽ par le Syndicat des Enseignants du Tchad(SET). Cette solidaritŽ permettrait dÕexiger du gouvernement la satisfaction des revendications immŽdiates pour tous les travailleurs mais aussi celles ˆ moyen et long terme qui sÕarticuleraient autour des points suivants : - la misre gŽnŽralisŽe dans laquelle le gouvernement vous maintient, et ce malgrŽ les milliards de pŽtrodollars engrangŽs par le Tchad, doit prendre fin immŽdiatement. - lÕaugmentation substantielle de tous les salaires, des retraites et des prestations sociales - les investissements dans lÕEducation, la SantŽ, les infrastructures lourdes, lÕAgriculture, lՎlevage, lÕeau potable, lՎnergieÉsont aussi possibles de suite. Il est inadmissible quÕune poignŽe dÕindividus avec ˆ sa tte le despote DŽby sÕaccapare de cette gigantesque manne pŽtrolire au dŽtriment du Peuple et du dŽveloppement du Tchad. Travailleurs tchadiens, Peuple tchadien, unissons-nous ! Ensemble nous transformerons cette grve en un puissant mouvement de grve gŽnŽrale victorieuse car lÕavenir de notre pays est hypothŽquŽ par le rŽgime du dictateur DŽby. Depuis 20 ans, ce prŽdateur (soutenu et sauvŽ par les multiples interventions de lÕarmŽe franaise contre la volontŽ du Peuple insurgŽ), conduit inexorablement le Tchad vers le chaos. Il mŽprise les travailleurs, la jeunesse et a dŽjˆ son palmars macabre lÕassassinat de plus 31000 personnes selon les estimations des Associations des droits de lÕHomme. Le Peuple en lutte pour son existence vaincra ! Action Tchadienne pour lÕUnitŽ et le Socialisme Parti RŽvolutionnaire Populaire et ƒcologique (ACTUS / prpe) Le SecrŽtaire GŽnŽral Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 13:56
Décès de M. Adoum Maurice HEL-BONGO : hommage à un grand homme ! Par Talha Mahamat Allim, Genève, Suisse M. Adoum Maurice HEL-BONGO, ancien ministre du Tchad (1963), ancien fonctionnaire international au BIT et ancien président du Présidium de la Conférence nationale souveraine de 1993 est décédé ce 19 janvier 2010, à Genève (Suisse). En ces moments douloureux, nos pensées vont aux siens. C’était un homme responsable, qui s’est toujours acquitté dignement des missions qui lui étaient confiées. En 1993, malgré les tensions, il a dirigé avec succès la Conférence nationale souveraine, dont l’objectif était de réformer les institutions de l’Etat et de conduire le Tchad sur la voie de la démocratie. Nous avons eu le privilège de discuter avec lui, de nombreuses fois, sur diverses questions concernant le Tchad. C’était un sage, avec un sens élevé de l’Etat et un grand amour pour son pays. Il a toujours été partisan de l’édification de la nation tchadienne dans la paix, l’unité et la justice, sur des bases démocratiques. Pour lui, une grande conférence inclusive de tous les acteurs de la vie politique, économique et sociale est incontournable pour explorer les voies et moyens susceptibles de concourir au rétablissement d’une paix durable au Tchad. Il était convaincu, jusqu’à sa disparition, qu’il n’était jamais trop tard pour bien faire. Il était contre toutes les formes d’injustice. C’était un humaniste, généreux, ouvert, rassembleur, toujours au service des autres. Ses grandes qualités ont même été reconnues en Suisse, au-delà de la diaspora tchadienne : la Mairie d’Onex (République et Canton de Genève) lui a fait décerner la palme d’honneur et l’a invité à prononcer un discours à l’occasion de la célébration de la fête nationale suisse (le 1er août 2008). Même en ce moment qui lui était dédié et au-delà du Tchad, il avait à cœur l’Afrique et les africains vivant en Suisse : "[…] je pense, Mr le Maire, que la palme d’honneur que vous me faites décerner ce soir s’analyse, de votre part, en un témoignage de confiance et d’espoir en direction de mon grand Continent d’origine, l’AFRIQUE, cette Afrique qui ne cesse pourtant de patauger dans la misère et les guerres tribales, mais dont je suis absolument certain que, malgré les obstacles et les freinages de toutes parts, elle s’en sortira un jour, même avec panache. Beaucoup d’entre nous ne seront plus là certes, pour vivre cet heureux évènement, mais là n’est pas la question. Je tenais simplement à dire ici que c’est dans une optique résolument optimiste pour notre Afrique de demain qu’au nom de tous les africains qui vivent de plus en plus nombreux en Suisse, et dont certains se trouvent même déjà intégrés heureusement dans les rouages et les structures politiques de votre pays, c’est effectivement, dans cette optique, et en leur nom, que je vous exprime ici ma profonde reconnaissance, et mes respects." (Extrait de son discours du 1er août 2008, cf. www.onex.ch/downloads/Discours/2008/Hel-Bongo_01-08-08.pdf) M. Adoum Maurice HEL-BONGO est l’un des acteurs majeurs de l’histoire du Tchad. Sa disparition est une perte immense pour le Tchad et la diaspora tchadienne en Suisse ; nous venons de perdre un grand homme. Que son âme repose en paix ! Nous adressons toutes nos condoléances
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:35
A leur arrivée hier en début de soirée dans la capitale centrafricaine, le Président de la République IDRISS DEBY ITNO et la Première Dame HINDA DEBY ITNO ont été accueillis à l’aéroport international de Bangui MPOKO par le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé entouré de son épouse Mme Monique Bozizé. Après les cérémonies protocolaires d’usage ponctuées des hymnes nationaux tchadien et centrafricain et celui de la CEMAC, les deux Hommes d’Etat et les deux Premières Dames ont eu des entretiens au salon d’honneur de l’aéroport de Bangui. La mobilisation était de taille à Bangui où la forte colonie tchadienne a réservé un accueil chaleureux au couple présidentiel. Les Tchadiens de la RCA ont démontré à travers cette forte mobilisation, leur attachement et leur soutien patriotique aux côtés du Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO qui a engagé le pays sur de vastes chantiers de développement. Le 10ème Sommet des Chefs d’Etat de la CEMAC se veut le Sommet de tous les espoirs et un tremplin pour le processus d’intégration sous régionale. Les Chefs d’Etat de la CEMAC réunis à Bangui vont examiner entre autres, de grands dossiers d’importance capitale relatifs au passeport biométrique en Zone CEMAC, au décollage de la compagnie communautaire et à la crise qui secoue la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:29
La capture de Dassert est confirmée . Le régime de Deby à effectivement fait prisonnier le Colonel Djibrine Dassert .La télévision Tchadienne , toujours prompt dans la propagande ,à présenté dans son édition d’information de 20:00 des séquences. vidéos montrant le Colonel Djibrine Dassert entre les mains des forces gouvernementales .Qualifié de mercenaire et moult adjectif dépréciatif le Chef rebelle à été présenté comme une bête de foire en compagnie d’une vingtaine d’individus sensé etre ses combattants . Voila une occasion pour le griot A.M. Bachir , bien camouflé dans les ruelles de n’Djamena , de faire le faux téméraire et de menacer les rebelles en déclarant qu’il seront » capturés comme des poissons dans l’eau » Le lien de la vidéo : http://tchadonline.com/?p=63072 La Redaction www.tchadonline.com
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:23
De l’urgence de nouvelles valeurs pour certains de nos chefs de Missions diplomatiques, dans la perspective d’une diplomatie de développement au Tchad Par Talha Mahamat Allim, Genève, Suisse Au moment où nous écrivons cet article, Haïti vit un drame consécutif au séisme qui l’a frappé ; nous pensons à toutes les victimes et exprimons notre compassion au peuple haïtien. La mobilisation internationale face à la gravité de la situation démontre de l’importance de la coopération internationale et de la nécessité de la solidarité. L’ampleur des dégâts humains et matériels démontre aussi la nécessité de consolider et de moderniser les infrastructures, mais aussi de promouvoir le développement socio-économique dans les pays les moins avancés. Le Tchad fait partie de ces pays malgré ses richesses naturelles. Pour parvenir à ce développement, à cette modernisation et à une meilleure efficacité de la coopération, il est nécessaire que soient promues certaines valeurs dont le sens de l’intérêt général, de responsabilité, de gestion rationnelle, de solidarité... Comme beaucoup de nos compatriotes, nous n’avons cessé d’apporter des contributions dans ce sens pour soutenir le progrès socio-économique, politique, diplomatique, culturel… Les actions entreprises actuellement au Tchad pour lutter contre la corruption, la mauvaise gestion, le détournement des deniers publics, le gaspillage… sont à encourager ; et il est souhaitable qu’elles aillent jusqu’au bout. Comme l’a dit notre compatriote le Dr Djimet Adoum, dans son dernier article, nous espérons que ces actions pourront finalement donner aux sceptiques toutes raisons de croire que la fin de la kermesse du désordre est enfin arrivée. Dans cette optique, il est important de faire appel à des cadres honnêtes, compétents et responsables pour que ces habitudes, qui ont pris forme depuis plusieurs années dans nos institutions publiques à l’intérieur du pays comme dans certaines de nos représentations diplomatiques à l’extérieur, puissent disparaître des mentalités de beaucoup de nos hauts responsables. Dans ce sens, les contributions intellectuelles et autres de la diaspora s’avèrent indispensables comme le témoigne le discours de fin d’année du Président de la République, qui a aussi insisté sur la compétence, l’intégrité et les valeurs morales. Ainsi, pour le bien-être de la population tchadienne, il ne faut pas hésiter à dénoncer l’inacceptable, et surtout ne jamais céder à l’arrogance, aux mensonges, aux divisions des citoyens, à l’étiquetage fantasmatique d’appartenance politique ou politico-militaire de ceux qui se plaisent dans le statu quo, tel que nous l’avons déjà soulevé dans nos différents articles sur l’ambassade du Tchad à Genève. Les stratagèmes de ce genre d’individus démontrent véritablement qu’il faut une lutte active, permanente, multiforme et toujours demeurer aux côtés de ceux qui travaillent pour une bonne conduite des affaires de l’Etat, au service du Tchad et des tchadiens. Chacun de nous, en tant que citoyen, se doit et doit à sa patrie de ne pas se laisser charmer par les "experts" du tchatchou akoulou ("trompe-les et profite") qui figurent parmi nos représentants en général, et nos chefs de Mission en particulier. Le Tchad d’aujourd’hui et de demain ne doit pas être celui de la corruption, de la médiocrité, des injustices et des mensonges, mais plutôt celui de la dignité humaine, de l’équité, de la citoyenneté, de la responsabilisation, de la créativité, du respect des valeurs républicaines, spirituelles et traditionnelles ; un Tchad où ses ressortissants auront les meilleures conditions pour le faire gagner dans tous les domaines de la vie économique, politique, sociale, culturelle, artistique, scientifique … au service du développement national. C’est notre profonde conviction. Il nous semble judicieux que c’est dans cette perspective que nous devons concevoir le fonctionnement de nos représentations diplomatiques et engager leurs actions vers une diplomatie du développement. La diplomatie est aujourd’hui considérée comme un outil important pour le développement d’un pays, à condition que le pays en question sorte de la doctrine classique de la diplomatie pour en faire une véritable stratégie au service de son développement. Dans la diplomatie classique, chaque pays construit et gère ses rapports avec d’autres pays autour de la projection de sa puissance économique, politique, culturelle, militaire, scientifique… sur la scène internationale. Pour les pays en développement comme le Tchad, l’enjeu est plus leur développement que l’animation des rapports politiques inter-états ou la démonstration de leur puissance, dans le cadre de leur coopération bilatérale et multilatérale. De ce point de vue, il est vital que le Tchad innove dans ses pratiques diplomatiques afin de concevoir des techniques et promouvoir des mécanismes cohérents, efficients et efficaces au service de son progrès économique, social, politique, scientifique, culturel…Ce qui implique aussi de revoir les types de partenaires qu’il a et de garder une certaine flexibilité dans ce domaine pour s’adapter, au besoin, à l’évolution des enjeux et des défis qu’il a à relever au profit de sa population. Dans le cadre de sa coopération bilatérale et multilatérale, le Tchad se doit d’user de ses atouts formels et informels pour mener une offensive diplomatique tournée vers les domaines essentiels pour son développement, voire vers de nouveaux partenaires plus bénéfiques comme la Chine et d’autres pays d’Asie du sud-est par exemple. Pour que tout cela puisse devenir tangible, il est impératif que certains de nos représentants, apprennent à dire "Nous" à la place de "Moi" ; on ne dirige pas une institution publique pour acquérir de l’argent et du pouvoir mais pour promouvoir l’intérêt général et le développement national. Nous profitons de cet article pour exprimer nos remerciements pour les nombreux messages que nous avons reçus et continuons de recevoir. Talha Mahamat Allim
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 00:28

  Des folles rumeurs persistentes circulent depuis quelques jours sur un probable changement à la tête de l’Union des Forces de la Ressistance.

( UFR).Elles interviennent à un moment où Khartoum, après avoir reconnu publiquement sa sympathie à l’égard de l’opposition armée contre le régime d’Idriss Deby, conditionnait la normalisation de ses relations avec N’djamena par la cessation de tout soutien aux rebellions interposées.

 Un site proche de la lutte armée a  annoncé , il y a deux jours,la date du départ de Timan Erdimi  de la présidence de l’UFR, prévue pour le 15 octobre prochain. Cette information qui n’a été ni confirmée ni infirmée par la direction de l’organisation, laisse croire que les prochaines assises du conseil supérieur de la résistance ne manqueront pas de revenir sur ce sujet aussi brûlant que délicat, celui de changer ou non la tête de l’opposition armée.

Toutefois, ce qui est sûr c’est que la direction politique de l’UFR traverse une crise depuis quelques mois.Et il n’est un secret de polichinelle de remarquer à travers les différents journaux en ligne des échanges de tirs et des polémiques auxquels se livrent souvent des responsables de la résistance. A titre illustratif,l’histoire des faux passeports a démontré avec éloquence que la solidarité dans la lutte,l’esprit de cohésion et la camaraderie font partie des derniers soucis de ceux qui prétendent sauver le pays du désastre dans lequel il se trouve présentement.

 A l’UFR,le bureau exécutif se réunit rarement. Exceptés deux ou trois membres partis pour des soins à l’étranger, nombreux  ont préferé se donner de vacances en Europe et dans les pays du Golf pour d’interminables villégiatures. Les quelques réunions organisées n’ont  accouché d’une souris car d’importantes décisions ne pourraient être prises sans que le quorum ne soit atteint.C’est ce qui a occasionné par conséquent l’inertie des activités politiques au sein de l’organisation.

Il y a deux semaines, quatre mouvements  signataires de l’acte de naissance de l’UFR avaient adressé une requête au principal partenaire de l’opposition armée, demandant de jouer un arbitrage  sur les divergences qui les opposent à Timan Erdimi afin de décanter,semble- t- il, le blocus dont souffre l’UFR.

Les requérants exigent purement et simplement le départ d’Erdimi considéré comme la principale cause de la léthargie de l’UFR. Reste à savoir s’ils devraient parvenir ou non à leur fin .

La question que l’on se pose ,cependant ,est de savoir pourquoi en veut-on à Timan ? A t- il démérité dans la conduite de la lutte armée ? Est il responsable des défections dans les rang de l’UFR constatées après les événéments d’Amdam ?  Pourquoi, y a t- il des déchirures au sein de la plupart des mouvements rebelles  depuis la création de l’UFR ?

 Autant des problèmes qui complexifient la marche accélérée  vers la chute de l’implaccable dictature qui sévit bientôt vingt ans au Tchad. Et si tous ces problèmes ne sont pas seulement  imputables au principal chef de l’opposition armée, il y a malheureusement la qualité de leaderschip d’obédience nationale qui lui reste à construire.

 En janvier 2009,lorsqu’il a été porté à la tête de l’UFR après moult tractations , Erdimi ne s’imaginait pas que le défi majeur à relever provenait de lui-même, c'est-à-dire comment pouvoir démontrer que Timan Erdimi opposant est nettement différent de celui d’il y a quelques années l’éminence grise du système MPS combattu au jourd’hui. Il a donc un passif à éponger aux yeux de certains de ses compagnons au maquis et aurait du en principe s’inspirer des techniques Markéting ou des Relations Publiques pour se donner d’une nouvelle image qui ferait de lui le sauveur tant attendu d’une république en dérive.

Dans sa mission de chef de l’opposition unifiée, Timan Erdimi a certes rencontré d’énormes difficultés pour asseoir une autorité digne d’un véritable leader car il parait n’avoir bénéficié rarement d’une collaboration franche et sincère de la part de ses camarades dont certains , pour une raison ou une autre autre, ne le portent pas apparemment  dans le cœur. Affaibli, bien avant, par le ralliement au régime de Deby des généraux Issakha Diar , de Ali Rozi  et consorts, Erdimi prend la direction d’une union des mouvements hétéroclites aux interêts divergents qu’il faille réaliser un travail de Sysiphe pour rassembler et harmoniser les actions pour une lutte commune. Or, Il se trouve que la fusion de tous les mouvements a fait l’objet d’une proposition présentée par l’UFCD d’Adouma Hassaballah lors des travaux sur la création de l’UFR en décembre 2008. Une proposition politiquement courageuse n’ a pas réquis en son temps l’adhésion du RFC de Timan Erdimi et de l’UFDD du Général Nouri qui ont préféré une association des mouvements au lieu d’une véritable Union.Aujourd’hui, l’histoire est en train de donner raison à ceux qui ont pensé que seule l’unicité d’action contribuera à bouter le fléau Deby hors des bords du fleuve Chari. C’est pourquoi, la priorité de rassembler toute l’opposition fixée comme objectif par Erdimi(interview RFI,le 18 janvier 2009) au lendemain de sa désignation n’a pas connu une exécution à la dimension des attentes.

 Au maquis, la galvanisation des troupes n’a pas été bien effectuée.Le président de l’UFR a enregistré une seule visite dans les différentes bases des mouvements rebelles et une autre après la constitution des colonnes.En déhors de cela, le contact avec les combattants n’a pas été bien privilégié. Le brassage des troupes a donné lieu à des scènes d’alignement des véhicules,similaires à un rallye au lieu qu’il ait été une occasion pour les combattants de se frotter, de se familiariser et de forger un esprit de corps. Chacun est resté dépendant de son mouvement d’origine à qui il reçoit des ordres et de tout ce qui concerne vivres,carburant, armement et munitions etc.

Les dissentions intervenues au sein de l’UFCD( retrait des éléments de Karim Bori) et de l’UFDD(défection des parents de Tamboulet) n’ont pas été traitées de manière responsable dans l’intérêt de s’opposer à tout ce qui divise ; et l’inaction voire l’indifférence affichée par le principal chef de l’oppostion n’a été guère appréciée. Erdimi aurait du également,pendant cette periode,pésé de tout son poids pour doter en matériels de guerre  un nombre important d’éléments  de l’UFCD qui se trouvaient par terre, tout en ayant à l’esprit qu’en politique, la tenue de la parole donnée est un crédit inestimable.

Il faut signaler enfin que le rapport d’évaluation rédigé sur les événéments d’Amdam ne situe pas les responsabilités des uns et des autres devant une première offensive manquée de L’UFR. Même, si aujourd’hui, certains voudraient réparer le tort, il est cependant urgent de songer à identifier les défaillances pour permettre la réalisation d’ une veritable unité sans laquelle le salut du Tchad serait mis à rude épreuve. Les calculs mesquins, les hyopocrisies,les trahisons, l’affairisme sur le dos et le sang des autres doivent être bannis à jamais, afin d’ éclore une veritable révolution de notre lutte.Il est vrai que beaucoup d’entre nous ont une conception étriquée de cette lutte,oubliant ostentatoirement que le Tchad n’est ni un village ni un ferrick mais plutôt un ensemble de milliers et des milliers des ferricks et villages. Prisonniers de l’emprise clanique, ils refusent d’admettre que la juste cause doit unir et guider les fils d’une même nation. C’est pour quoi , l’homme doit être jugé selon ses actes et en fonction de la mission publique qui lui a été assignée.

Timan Erdimi qui aura donc l’occasion à rendre compte de sa gestion devant le conseil supérieur de la résistance, seul habilité à le sanctionner, dispose d’un mandat de dix huit mois pour une transition après la chute du pouvoir MPS. Neuf mois après son investiture en tant que président de l’UFR, il continue à contempler, de loin, à partir du sommet de Hadjar Marfaine le fauteuil de Djambangato sur lequel est assis monarchiquement son oncle de président. Jusqu’à quand ?

 

AHMAT YACOUB ADAM

Combattant de l’UFR

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 00:24

                                                     ( ACTUS / prpe)

                                                           Courriel : actus-prpe@club-internet.fr   

 

 

DÉCLARATION  du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL  de  ACTUS/prpe  SUITE  AUX ÉVÈNEMENTS  TRAGIQUES  DE  GUINÉE  CONAKRY.

 

L’ACTUS/prpe condamne la répression brutale des manifestants guinéens par la junte militaire. Nous  présentons nos condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches.

Il y a un an la junte militaire du jeune Capitaine Moussa Dadis Camara prenait le pouvoir sans effusion de sang après 25 ans de dictature implacable du Général Lansana Conté.

Le Peuple frère de Guinée  a manifesté avec ferveur sa joie et son soutien aux nouveaux dirigeants. Le Capitaine a posé quelques actes positifs tels le  démantèlement des réseaux de narcotrafiquants et l’arrestation des auteurs des détournements des deniers publics, ce cancer des régimes dictatoriaux et corrompus d’Afrique qui freinent le développement de l’Afrique.

 

Le Chef de la junte martela publiquement qu’il ne se présentera pas à la prochaine élection présidentielle. L’espoir d’atan disparaît pour faire place à un scepticisme fondé. En effet, depuis plusieurs semaines le Capitaine Moussa Dadis Camara laisse planer le doute avec en filigrane une dérive dictatoriale. Son comportement laisse présager de jour en jour que sa candidature était un secret de polichinelle. Le Peuple exaspéré et impatient a exprimé son mécontentement pacifiquement dans un stade de la capitale Conakry. Selon les sources émanant de l’opposition, la répression militaire par tirs à balles réelles  aurait coûté la vie à plus de 157 manifestants et plusieurs centaines de blessés, des femmes ont été violées.

L’ACTUS/prpe appuie la formation d’une  Commission d’enquête internationale impartiale pour que les auteurs et les commanditaires de ces actes criminels et crapuleux soient traduits en justice puis sévèrement punis.

Notre Parti, demande au peuple guinéen d’être vigilant et solidaire face aux visées impérialistes. Nous dénonçons par ailleurs les gesticulations de certains pays notamment la France qui rêverait déjà de se saisir de cette tragédie pour pouvoir reprendre sa revanche sur le « non à la France de 1958 » du Président Sékou Touré. Interrogé le dimanche 4 octobre lors du Grand jury RTL-Figaro-LCI, le Ministre français des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a déclaré : « Il me semble que maintenant, on ne peut plus travailler avec M. Camara et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale », « Il y a eu un déferlement de violences, même Amin Dada n'avait pas fait ça ». Quelle hypocrisie ! Pourquoi le Chef de la diplomatie française demeure t-il aveugle et aphone lorsque son ami, le dictateur Général Président Déby a assassiné plus de 25000 Tchadiens selon les rapports des Associations des Droits de l’Homme et continue d’exterminer le Peuple depuis 19 ans sous la bienveillance de l’armée française basée au Tchad ? Pour tout observateur africain conscient et averti des  crimes de la Françafrique, ce brusque regain d’activité « humaniste et humanitaire » de l’hexagone en direction de la Guinée cacherait un plan de reconquête de ce pays et cela n’augure rien de bon pour ce peuple frère. L’ACTUS/prpe dénonce par ailleurs les infiltrations habituelles des agents provocateurs  des puissances étrangères dans les manifestations afin de dénaturer et d’usurper l’orientation pacifique des revendications des manifestants afin de pouvoir dominer le pays en imposant leurs Hommes. Les exemples de ces stratégiques d’infiltration avortées lors des manifestations au Venezuela, en Iran, Zimbabwe…sont autant de preuves  qui doivent inciter le Peuple Guinéen à la grande vigilance et à la solidarité nationale et patriotique face à l’ennemi extérieur.

L’envoi des troupes internationales de « protection» en Guinée suggéré par certains ne serait-il pas une opportunité  pour  ces puissances de s’installer en permanence dans ce pays? La puissante armada de l’OTAN en Afghanistan a-t-elle réussi à ramener la paix dans ce pays ?  L’Eufor aujourd’hui la Minurcat ont-ils réussi à imposer la paix et protéger les réfugiés dans l’Est du Tchad ?  Dans un récent rapport  sur le conflit du Darfour paru le 30 septembre dernier, l’ONG, Amnesty International affirma : « les réfugiés du Darfour subissent des viols quotidiens au Tchad ». Dans le cas du Tchad, ces Forces servent plutôt de bouclier  et de parapluie contre les Forces de résistance nationale de l’UFR. Ces dernières ont été stoppées à plusieurs reprises dans leurs foudroyantes opérations militaires pour anéantir le dictateur Déby grâce à aux interventions de l’Armée française.

-          Peuple de Guinée et Peuple d’Afrique trouvons en nous les ressources nécessaires pour la résolution de nos conflits.

-          Battons nous pour désigner nos dirigeants, défendre nos intérêts, notre indépendance  contre ceux des impérialistes et leurs valets locaux à l’instar du dictateur Déby qui a été imposé par la Françafrique.

-          Enfin battons-nous pour choisir notre modèle de développement et pour  créer les Etats-Unis d’Afrique indépendants, puissants et prospères.

Le 05 Octobre 2009

Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme                                                                                 Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS / prpe)                                         

Le Secrétaire  Général                                                                               

Dr LEY-NGARDIGAL  Djimadoum                                                                                                              

   

 

 

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 21:21
Par Talha Mahamat Allim Genève, Suisse A la suite de nos articles relatifs aux dysfonctionnements de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, M. Bamanga Abbas Malloum (qui la dirige) a cherché à se défendre de façon informelle avec fourberie et en tapant en dessous de la ceinture. Cela a atteint son paroxysme avec l’arrivée récente de délégations ministérielles tchadiennes à Genève auprès desquelles il s’est efforcé de débiter des contrevérités, au lieu d’élever le débat en fournissant des contre-arguments objectifs et constructifs. En l’absence de toutes les parties concernées, M. Bamanga s’est employé à colporter toutes sortes de mensonges grotesques dont l’unique but n’était autre que de préserver son poste et les privilèges y afférents. Cette attitude est nuisible non seulement pour le Tchad mais aussi pour les Tchadiens qu’il est censé représenter. Cela mérite d’être porté à la connaissance de l’opinion nationale, et ses tromperies doivent être déconstruites en s’en tenant à la réalité des faits ; c’est le but principal du présent article, qui sera aussi pour nous l’occasion de rappeler notre position. Rappel sommaire des faits Pendant près de deux ans, nous avons fait partie du personnel de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève. Durant l’exercice de nos fonctions, nous avons constaté certains dysfonctionnements imputables à la coordination de l’équipe qui travaillait à l’Ambassade ; ce constat était partagé avec les autres membres du personnel. Ces dysfonctionnements freinaient l’efficacité de l’équipe et empêchaient l’Ambassade de tirer suffisamment profit de la position stratégique de Genève sur le plan des relations bilatérales et multilatérales ainsi que du développement du Tchad. Cela a été porté à la connaissance de M. Bamanga, qui est chargé de cette coordination. Aucune suite n’a été donnée, malgré maints efforts de tout le personnel pour trouver des solutions de manière interne. Nous avons alors opté de les porter à la connaissance de l’opinion tchadienne à travers des articles pour les partager avec nos compatriotes et susciter un débat objectif et constructif autour du fonctionnement de certaines de nos représentations diplomatiques. Avant de publier ces articles, nous les avons portés à la connaissance des différentes hiérarchies – de l’Ambassade à la Primature, en passant par le Ministère des relations extérieures pour information. En l’absence d’objection, nous les avons publiés, et nous avons toujours précisé dans quel esprit nous les écrivions. Rappelons simplement que nous étions animé par la nécessité de promouvoir une bonne image du Tchad à Genève et sur la scène internationale, et d’attirer ainsi des investissements étrangers dans notre pays, en nous appuyant sur les préoccupations prioritaires du Tchad. Nous étions aussi guidé par l’urgence d’un bon et rationnel fonctionnement de notre Ambassade permettant de tirer profit des opportunités qu’offrent la coopération bilatérale et l’expertise technique et scientifique des institutions internationales pour le développement de notre pays, au regard de la position incontournable de la Suisse en la matière et plus particulièrement de la ville de Genève. Par ailleurs, à travers ces articles, nous espérions que nos observations et recommandations allaient servir d’ébauche pour un débat constructif et la sensibilisation de certains de nos cadres en vue de l’efficacité de certaines de nos représentations diplomatiques au profit du Tchad, par et pour les générations présentes et futures. De surcroît, ces articles ne portaient pas atteinte aux intérêts du Tchad ni à sa stabilité. Au contraire, ils visaient la préservation et la revalorisation des intérêts du Tchad de manière à promouvoir un développement harmonieux de notre pays, au regard du contexte national, régional et international qui évolue considérablement et rapidement tout en redéfinissant les enjeux diplomatiques et en posant de nouveaux défis pour le développement des Etats. Malgré la pertinence de nos articles et la clarté de nos motivations, l’ "Ambassadeur" Bamanga s’est engagé sur tout un autre terrain (subjectif) pour défendre sa manière de gérer l’Ambassade. Il a mené un intense et informel lobbying en ayant un seul mot à la bouche : « c’est un rebelle ». « De l’opposition armée » comme seul argument (infondé) de l’"Ambassadeur" Bamanga. Aujourd’hui, l’étiquette « rebelle » ou « opposant » est devenu un argument facile pour celui qui se refuse d’assumer la responsabilité des défaillances de l’institution publique qu’il dirige ou de son incompétence. C’est dans ce registre que s’est inscrit M. Bamanga. En lieu et place de contre-arguments objectifs et d’un débat constructif sur les dysfonctionnements de l’Ambassade sous sa responsabilité, il s’est efforcé de nous tailler un costume de soi-disant rebelle auprès des différentes autorités tchadiennes et de qui veut l’entendre. Avec « l’appartenance (non vérifiée) à la rébellion » comme seul argument, on est en droit de se poser un certain nombre de questions. Qui est vraiment M. Bamanga ? A force d’étiqueter les autres de rebelles, ne projette-t-il pas simplement sur les autres l’image qu’il a de lui-même et qu’il voudrait maintenir cachée ? Partant de cette question, on peut se poser une autre : mange-t-il sur deux arbres, le gouvernement tchadien et la rébellion ? L’attitude logique et sensée aurait été de faire sa propre évaluation de la manière dont fonctionne l’Ambassade qu’il dirige afin d’apporter des solutions à ce qui est défaillant. Ce qui aurait amélioré son efficacité et apporté un peu plus de valeurs ajoutées à l’Etat et aux tchadiens. Comme il ne l’a pas fait, n’est-il pas par ce simple fait l’ennemi de l’Etat et des tchadiens ? Par ailleurs, il invente pour les autres des liens avec la rébellion et, il passe sous silence ses liens toujours actuels avec certains membres de l’opposition armée qui, avant de rejoindre la rébellion, ont contribué à amener M. Bamanga au poste qu’il occupe actuellement. En outre, depuis qu’il dirige cette ambassade (bientôt 5 ans), sept personnes l’ont quitté, suite à des mutations ou des rappels dont les concernés n’étaient pas à l’origine. Il va même jusqu’à solliciter la suppression d’un poste pour le rétablir après le départ de la personne qu’il voulait faire partir ! Leur seule responsabilité, c’est d’avoir osé dire la vérité sur certaines défaillances du fonctionnement de l’Ambassade. Même deux membres du personnel tchadien au service de sa résidence ont démissionné et sont rentrés au Tchad, suite à des traitements inhumains, cruels et dégradants, indignes d’un diplomate ! Est-ce que l’Ambassadeur serait un saint et les autres des démons ? En ce qui nous concerne, M. Bamanga véhicule partout que nos droits liés à la fin de nos fonctions à l’Ambassade nous ont été versés alors que la procédure est toujours en cours et qu’il n’a pas respecté les règles en la matière en ce qui le concerne. Il imprime des articles anonymes trouvés sur Internet et nous les attribue (c’est le cas d’un article signé Tamana sur tchadoscopie), alors que nous avons toujours signé nos articles de notre propre nom, même au moment où nous travaillions encore au sein de l’Ambassade. Qu’il ait au moins l’intelligence et la sagesse de comparer le style et le fond pour se rendre compte que ces articles ne relèvent pas de notre plume, avant d’aller se ridiculiser devant qui que ce soit ! C’est le minimum ! En plus de cela, il est allé jusqu’à soutenir que nous avons accueilli les délégations de la rébellion qui seraient venues à Genève sans en fournir la preuve. Comment pouvons-nous accueillir des délégations dont nous n’étions même pas au courant de leur arrivée ? Par ailleurs, cela m’interroge : comment peut-il savoir qui était avec qui si lui-même n’était pas avec ces délégations ? La rébellion en rira à mourir si elle l’apprend : comment un type qu’elle ne connaît même pas serait-il à leur service ? Nous ne lui en tenons pas rigueur car nous savons qu’il ne cherche qu’à préserver ses propres intérêts et qu’il est prêt à tout pour y arriver ! Seulement, qu’il mette fin à ses âneries et cesse de ramener ses défaillances à une confrontation personnelle ; c’est strictement un problème institutionnel. Qu’il remédie aux dysfonctionnements relevés et il montrera ainsi qu’il est à la hauteur de la tâche qui lui incombe au sein de l’Ambassade ! Nous savons qu’il cherche par tous les moyens à nous entraîner dans une confrontation violente ; nous aimerions lui dire que nous n’allons pas recourir à la violence physique ou toute autre forme de violence comme d’autres l’ont fait à son égard, nous allons toujours faire appel à la raison ! Notre éducation est un rempart pour nous contre le jeu dans lequel il veut nous entraîner. La majorité des ambassadeurs ou agents diplomatiques tchadiens ne sont pas de ce type ; l’Ambassadeur du Tchad à Genève est une exception à la règle, qui fait partie de ce genre d’individus préoccupés uniquement par leurs intérêts personnels, et qui mangent à toutes les sauces pour les préserver. Ces individus sont dangereux non seulement pour le gouvernement et l’opposition mais aussi et surtout pour la République et ses fondements, pour la paix civile ainsi que pour le progrès de notre pays. Ils doivent être démasqués et traités symboliquement et institutionnellement comme il se doit pour l’intérêt du Tchad et des tchadiens. Enfin, étant donné que M. Bamanga aime s’attaquer à notre image au lieu de s’occuper des dysfonctionnements dont il est responsable, nous aimerions réitérer la clarification de notre position : nous sommes un simple citoyen tchadien, fonctionnaire de l’Etat, au service du Tchad et des tchadiens. En tant que cadre technique, nous sommes convaincu de notre responsabilité d’éclairer ce qui ne marche pas là où nous travaillons et de proposer d’éventuelles solutions, et rien d’autre que cela ! Nos observations et recommandations ne sont que des contributions pour améliorer les choses ! Notre dévouement a toujours été et restera la cause tchadienne Avant de nous taxer de tous les maux, M. Bamanga devrait se rappeler que si l’Ambassade qu’il dirige aujourd’hui a été réouverte c’est parce que nous y avons contribué. C’est cette contribution qui nous définit le mieux ! En effet, au lendemain du coup d’Etat du 13 avril 1975 qui s’est soldé par le renversement du régime de Ngarta Tombalbaye, l’Ambassade – Mission permanente du Tchad à Genève a été fermée ; la Suisse était diplomatiquement couverte par l’Ambassade du Tchad à Paris. Lors de notre séjour en Suisse dans le cadre de la poursuite de nos études supérieures, nous nous sommes rendu compte de l’importance que revêtait Genève. Aux côtés de New York, de Bruxelles et d’Addis-Abeba, Genève est une ville où se cristallisent les débats internationaux les plus importants, un des carrefours essentiels des relations entre Etats ainsi qu’entre Etats et institutions internationales. Ce qui nous a fait prendre conscience du fait qu’une réouverture de notre représentation diplomatique était essentielle, dans le sens qu’elle pourrait offrir de multiples opportunités bilatérales et multilatérales à notre pays. C’est ainsi que, pendant près de quatre ans, nous nous sommes impliqué, aux côtés de certains de nos compatriotes, dans tous les efforts de sensibilisation et de mobilisation des autorités tchadiennes (au Tchad et à Genève) pour cette réouverture ; ce qui fut fait en 2005. Depuis cette réouverture, l’Ambassade a maintes fois sollicité nos compétences dans certains domaines, et nous nous acquittions honorablement (au nom des intérêts de notre pays) des tâches qui nous étaient confiées. Nous ne faisions pas partie du personnel de l’Ambassade, mais nous étions fonctionnaire de l’Etat et continuions à exercer nos fonctions de journaliste – correspondant des médias publics tchadiens à Genève. C’est en juin 2007 qu’un décret présidentiel nous a intégré au sein du personnel de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève. L’équipe du personnel n’étant pas complètement mise en place, nous nous sommes acquitté de presque toutes les tâches de l’ambassade (premier conseiller, conseiller économique, attaché de presse, affaires culturelles, secrétariat), à l’exception des affaires consulaires, pendant plus d’une année. C’est au prix d’énormes sacrifices que nous nous sommes acquitté de ces tâches, étant motivé par la défense et la promotion des intérêts de notre pays. Ainsi, nous nous demandons si le fait d’être au service de l’Etat et de promouvoir ses intérêts, le fait de rechercher la performance, l’excellence, l’intégrité, des résultats tangibles… dans le fonctionnement d’une institution publique – dont l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève, fait de nous ce que M. Bamanga veut faire croire à tout le monde dans ses fourberies ! En outre, on nous reproche souvent le fait que nos articles sont publiés sur des sites d’information de l’opposition ; ce qui ferait de nous un rebelle. Nous aimerions préciser que nous avons déjà répondu à ce sujet (cf. « Réponses aux observations de Madame Aziza Moukhtar relatives à l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève » du 16 septembre 2009). Nous reprenons ici un extrait. Des sites de l’opposition comme canal d’information Le fait qu’une contribution soit postée sur un site de l’opposition ne lui enlève en rien sa pertinence ni ce qu’elle peut apporter dans le développement du Tchad, dans la revalorisation de son image et de sa place sur la scène régionale et internationale, pourvu qu’elle ne menace pas les intérêts et la stabilité de notre pays. Certaines actions du gouvernement – dont la lutte contre les détournements par exemple – sont relayées par des sites d’information dits de l’opposition, cela ne fait pas des membres du gouvernement des rebelles ! Le fait de critiquer de manière constructive et objective ce qui ne marche pas bien, ne fait pas de l’auteur un rebelle. Soyons réalistes : ces critiques ne sont pas des armes contre qui que ce soit, ce ne sont que de contributions en vue de l’amélioration de ce qui ne marche pas bien ! Changeons de regard en nous libérant des préjugés à ce sujet, et nous prendrons ainsi conscience de la pertinence de certaines contributions et des buts qu’elles poursuivent ! Le recours à ces sites d’information se justifie aussi par le fait qu’ils sont plus facilement accessibles. Même le contact humain qui pourrait servir de relais d’information est cloisonné entre les délégations officielles et ceux qui ont des propositions à formuler. A titre illustratif, M. Bamanga emploie les gros moyens (même les mensonges) pour empêcher tout contact entre les délégations officielles et nous afin d’éviter que des points de vue contraires aux siens puissent remonter jusqu’à qui de droit. Cependant, nous resterons ce que nous avons toujours été : nous avons toujours accueillies les ressortissants tchadiens en mission de travail et les délégations officielles tchadiennes avant même que nous nous impliquions dans la réouverture de l’Ambassade et que nous y travaillions. Nous continuerons à le faire car ce sont nos compatriotes et que nos valeurs culturelles nous le recommandent. Cela fait partie de notre identité en tant que tchadien : être au service des autres ! Que M. Bamanga cesse de mettre en péril nos valeurs par ses manœuvres intéressées et par peur de voir de vraies informations remonter jusqu’aux autorités compétentes du Tchad. Conclusion Nous sommes convaincus que le fait d’étiqueter de rebelles tous ceux qui apportent de nouvelles valeurs ajoutées au développement de notre pays fait partie des manœuvres insidieuses qui sont utilisées par ceux qui se complaisent dans le statu quo. Cette stratégie est facilitée par le lien illogique qui est vite établi entre une critique constructive et le fait d’être un soi-disant rebelle. Ces liens subjectivement établis, sans recul et sans aucune logique, méritent d’être déconstruits. Ce genre de stratégies ne peut que nuire aux efforts de construire un meilleur avenir pour le Tchad, car elles criminalisent et font écarter des sphères de l’Etat les jeunes et talentueux cadres qui ont envie de mettre leur énergie, leurs compétences et leur créativité au service du développement de leur pays. Etre jeune cadre n’est pas synonyme d’immaturité ou d’inexpérience, encore moins à près de quarante ans comme nous aujourd’hui ! Au 21ème siècle, il est temps que nous sortions des stéréotypes selon lesquels âinés = expérience, sagesse, intelligence, savoir et savoir-faire, etc. Ils n’en ont pas le monopole, et la manière dont fonctionnent certaines institutions publiques qu’ils dirigent et les multiples conflits qui ont meurtris le Tchad pendant qu’ils étaient aux affaires tendent à le prouver. Il ne s’agit pas de promouvoir des conflits de génération mais de rappeler qu’il est temps de déplacer le débat des stéréotypes vers ce qui est essentiel et urgent : le fait que, quels que soient les considérations d’âge ou de sexe, l’intérêt général et les intérêts du Tchad doivent être promus et défendus avec conviction, volonté, intégrité, loyauté et excellence. Ce qui n’est pas le cas de ceux qui marchent sur deux voies antagoniques, en surfant sur les clichés afin de masquer leur double-jeu. Que la paix, la prospérité, le progrès et le bien-être soient avec le Tchad et les tchadiens ! Talha Mahamat Allim.
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 18:23

Dans notre première édition de portraits pour des citoyens tchadiens qui ont marqué la vie politique de notre patrie par un engagement sincère, nous avons omis d’annoncer que chaque portrait sera suivi d’une interview du concerné parce qu’un portrait, comme son nom l’indique, ne pourrait répondre à toutes les éventuelles questions que se poseraient les lecteurs. Il est vrai que même complété par une interview, il y aura toujours des questions à poser.

Aujourd’hui, après avoir brossé un portrait pour notre camarade le Dr Ley-NGARDIGAL Djimadoum, nous lui avons demandé de répondre à un certain nombre de questions. Notre interlocuteur a bien voulu répondre à toutes nos questions, mêmes les plus impertinentes. Nous le remercions pour cela.


D’autre part, les recherches sur la personnalité de notre héro national, le Dr Outel Bono, sont très avancées. Nous espérons, dans les jours qui suivent, mettre en ligne ce que nous avons connu de cet intrépide patriote qui a payé de sa vie l’amour pour sa patrie. Son portrait, tenez-vous bien, sera suivi d’une interview aussi. Entre temps, nous prions toute personne détenant des informations concernant notre héro, des photos etc… de nous les envoyer dans le but de nous aider dans cette tâche qui, du reste, nous est pas facile.


Suivons ensemble l’interview du Dr Ley-NGARDIGAL Djimadoum.

Al-Ifrighi


1- Al-Ifrighi: Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, nous allons commencer par ce qui nous parait le plus important. Vous êtes communiste et soutenez toujours la lutte des Tchadiens qui ne connaissent même pas qui est Marx. Comment expliquez-vous cela ?

Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum (LND) : Nous remercions au préalable le journal tchadien en ligne «Al-Ifrighi» de réaliser cette interview. Le Marxisme est une science sociale théorisée notamment par le Grand philosophe allemand Karl Marx, son ami Friedrich Engels et d’autres révolutionnaires du 19ème siècle. Ils ont étudié les conditions de vie des travailleurs de cette période de la révolution industrielle en Europe où les ouvriers furent exploités cruellement par les bourgeois et capitalistes.


Comme toute science ou tout savoir, le Marxisme ne peut s’acquérir que par l’apprentissage par conséquent les Masses populaires tchadiennes s’approprieraient inévitablement de cette science sous le feu de l’action. La naissance d’une certaine conscience diffuse contre l’injustice et l’exploitation dont elles sont victimes par les régimes successifs valets de l’impérialisme, est déjà une prédisposition à la pratique du « Marxisme embryonnaire ». Ces révoltes spontanées des populations dans toutes les régions du Tchad depuis 1966 ont pour dénominateurs commun, la lutte contre les injustices. Certains patriotes progressistes ou « marxisants » mais ultra minoritaires, d’autres poussés par des sentiments corporatistes… ont été les acteurs majeurs de ces révoltes.


Ces révoltes populaires ne peuvent être transformées en révolution nationale consciente et organisée que si un Parti révolutionnaire d’avant-garde en prend la direction. Cette révolution nationale populaire et démocratique qui serait la première phase de cette libération du Peuple, serait l’œuvre d’un large front des Progressistes parmi lesquels les Communistes. C’est ici que notre devoir de militant révolutionnaire, communiste prend tout son sens : la conscientisation du peuple sur les conditions matérielles de son existence,de son exploitation, des pillages des ressources du pays par l’impérialisme et ses valets locaux…à la lumière du Marxisme est notre devoir.


Notre soutien indéfectible aux luttes (révoltes) du Peuple tchadien participe à cette logique de transformation et de justice sociale au bénéfice des Masses populaires. Dans cette lutte contre l’impérialisme et leur homme de main, le tyran Déby qui opprime notre Peuple. Dans cette conjoncture de lutte de classe, nous pensons objectivement que pour nous Communistes, nos alliés sont du côté de ceux qui ont pris les armes contre la dictature pour libérer les Masses populaires. Nos compagnons de lutte sont les vaillants combattants des Forces de résistance nationale (FUC, CMU, AN, UFR).


C’est dans cette optique d’un Front commun de l’opposition contre le dictateur Déby que notre Parti,l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme/Parti Révolutionnaire Populaire et Ecologique (ACTUS/prpe) a adhéré à l’UFR le 19 février 2009.


Nous ne faisons guère l’apologie de la violence. Mais quand la guerre nous est imposée par le dictateur Déby, le Peuple a le droit à la légitime défense pour anéantir l’agresseur. Face à un sanguinaire qui refuse obstinément toute conférence inclusive de paix malgré les multiples propositions faites par l’Opposition, nous n’avons pas d’autres alternatives que celle de recourir à la lutte armée, seule alternative crédible de libérer notre Peuple de la tyrannie. Nous réaffirmons ici notre position qui n’a jamais été démenti à ce jour sur la scène politique nationale.


Le dictateur Déby est l’Homme du bradage des ressources naturelles du Tchad aux multinationales, suivi des conséquences lourdement préjudiciables pour notre Peuple. Nous communistes et notre Parti, l’ACTUS/prpe, inscrivons notre lutte politique dans un processus dont l’objectif est la réappropriation et l’utilisation rationnelle de nos ressources naturelles de notre pays.


Les bilans annuels des bénéfices des multinationales se chiffrent à plusieurs milliards de dollars qui proviennent des pillages systématiques des ressources naturelles. Nous estimons que l’imposition de ces dictateurs aux Peuples du Sud par l’impérialisme est un crime contre l’humanité. En effet, les Masses populaires sont ainsi dépossédées de ses ressources naturelles car les accords signés par ces tyrans sont des conventions d’établissement d’asservissement au profit des multinationales.

Le néolibéralisme ou le capitalisme a causé des dégâts incommensurables dans les sociétés.La récente crise financière mondiale en est une preuve. Les peuples se sont révoltés à travers le monde contre ce système pour aspirer au socialisme. Vous comprenez pourquoi nous communistes, soutenons les luttes du Peuple tchadien et celles des travailleurs à travers le monde pour leur libération et contre ce système politique de domination criminelle capitaliste.


2-Al-Ifrighi: Voudriez-vous bien vous présentez à nos lecteurs et donner un bref aperçu de votre Parti, l’ACTUS/prpe ?


LND : Docteur en Biochimie-Biologie de l’Université de Nancy à l’Est de la France, nous sommes mariés à une universitaire française, Docteur en Economie et élue politique. Nous avons quatre enfants. Nous résidons actuellement avec notre famille en France où nous sommes Professeur de Biochimie. Tel est notre sommaire biographie car c’est qui est important pour nous c’est de parler de notre projet de société et de l’avenir du Tchad.


En ce qui concerne l’historique de notre Parti, l’ACTUS/prpe, nous tâcherons de vous donner quelques éléments essentiels pour votre compréhension :
A partir de 1994 un combat idéologique interne très intense opposa deux courants idéologiques de l’ACTUS. Nous fûmes alors démocratiquement élus Secrétaire Général de l’ACTUS au Congrès extraordinaire de Lyon en 1996. Nous sommes le Leader du courant révolutionnaire communiste qui a été à l’origine idéologique du Parti. Notre courant affronte l’aile réactionnaire, révisionniste et alliée du dictateur Déby qui est animée par le Dr Fidel MOUNGAR. A l’issu de cette longue bataille politique et révolutionnaire de plus d’une décennie, une clarification fut faite : L’ACTUS se scinde alors définitivement en deux Partis distincts. Conformément à la résolution N°2 de la Conférence extraordinaire des 2 et 4 février 2009 à Amiens, fut créée, l’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme Parti Révolutionnaire Populaire et Ecologique (ACTUS/prpe) à laquelle nous avons été élus Secrétaire Général. L’autre Parti, ACTUS allié du tyran Déby continue et reste sous la férule du Dr Fidel MOUNGAR.


L’ACTUS/prpe du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum est résolument ancrée dans l’Opposition radicale au sein des Forces de résistance nationale. C’est ainsi qu’elle adhéra à l’UFR le 19 février 2009 qui s’organise militairement à l’Est du pays pour libérer le Peuple tchadien de la tyrannie du Président Deby.


Notre position inflexible et incorruptible nous a attiré les foudres du pouvoir et de ses alliés ou taupes dissimilés au sein de l’opposition. C’est ainsi que vous avez-avez assisté il y a bientôt une année à un véritable lynchage médiatique, une campagne ignoble et inédite dans les annales politiques tchadiennes : dénigrements, mensonges grossiers, diffamations d’une rare bassesse humaine visant notre famille (notre épouse, nos enfants encore mineures, n’épargnant pas de surcroît la dernière qui n’avait que deux ans !), je fus qualifié de clochard,...Des menaces de mort ont été proférées. C’est répugnant pour des prétendus intellectuels, qui, faute d’arguments politiques solides et fiables font usage des procédés nauséabonds et basculent dans l’indignité humaine. Nous avons saisi la justice et l’affaire suit son cours.

3- Al-Ifrighi: Pourriez-vous nous résumer brièvement le programme politique de l’ACTUS-prpe ?


LND : Notre Parti a un programme politique qui donne la priorité au bien-être collectif des masses populaires tchadiennes. L’ACTUS/prpe a élaboré un projet de société socialiste conforme aux besoins élémentaires de notre Peuple. Si elle venait à assumer les responsabilités gouvernementales, les premiers éléments programmatiques que nous souhaiterions appliquer immédiatement dès notre arrivée seraient les réalisations suivantes :


1- La révolution de calories : le peuple doit manger à sa faim en qualité et en quantité. Chaque citoyen doit disposer de ses 2300 calories par jour de nourriture.

2- La révolution de l’eau : chaque famille doit avoir de l’eau potable pour sa consommation.

3- La révolution de santé: Généralisation des centres de santé de soins primaires gratuits dans toutes les communautés urbaines et de campagnes.


4- La révolution de l’éducation: Alphabétisation gratuite massive et généralisée des populations surtout de celles des campagnes. Création d’internats scolaires et de résidences universitaires et augmentation des bourses d’études.


5- La révolution énergétique : fournir à la population de l’énergie en mettant en valeur les énergies écologiques et renouvelables (solaire, éolienne, géothermie et biomasse)


6- La révolution de l’habitat: l’Etat doit aider à loger décemment chaque famille dans des constructions issues de matériaux écologiques locaux et peu onéreux.


7- La Révolution économique: contrôle des secteurs clés de l’économie nationale par l’état.


Nous ne prétendons nullement tout résoudre en un temps record. Cependant, notre détermination et conviction soutenues par la volonté d’un Peuple qui y trouve ses conditions de vie améliorées, viendraient à bout de la misère en devenant l’architecte, le bâtisseur et le mécène de ce projet.


4- Al-Ifrighi: On sait que vous êtes très actif en matière d’écriture comment faites-vous pour gérer les deux formes de lutte que sont les articles politiques et le travail scientifique?

LND : Notre profonde conviction de la justesse de la lutte des Masses populaires tchadiennes contre la tyrannie de Déby, ses injustices sociales et contre le pillage des ressources nationales par l’impérialisme international et ses valets locaux, est pour nous plus importante que notre temps de loisirs. Nous nous privons de sommeil pour travailler et tournons le dos aux nombreux loisirs. C’est ce qui nous permet de rationaliser et d’optimiser notre lutte politique et notre travail professionnel en 24 heures que compte une journée.


5- Al-Ifrighi: Comment réussissez-vous à tenir le coup et pourquoi avez-vous souvent les yeux rouges ?


LND:[Rire…] qu’est ce que vous insinuez ? Nous ne fumons pas, nous ne consommons ni thé, ni café, ni boissons alcoolisées, ni aucun autre excitant pour pouvoir résister au sommeil. C’est uniquement par une ferme volonté qui par la suite était devenue un reflexe conditionné. Nous avons généralement les yeux rouges pour cause d’insuffisance de sommeil. Nos camarades et tous ceux qui nous sont proches peuvent vous confirmer ce fait.


6- Al-Ifrighi: Vous vivez en France mais vous réclamez que l’ex-président français, Jaques Chirac, pendant qu’il était encore aux affaires, soit jugé pour crimes contre l’humanité et je ne sais quoi encore.Quelle était la réaction des autorités françaises?

LND : Notre Peuple continue d’être exterminé depuis plusieurs décennies par les Présidents dictateurs soutenus militairement, financièrement et diplomatiquement par les gouvernements français de gauche et de droite. Nous perdons quotidiennement les nôtres dans les guerres et ses conséquences dramatiques. Face à cette injustice caractérisée, faudrait-il se taire en tant que victime en se souciant des réactions des puissants? Est-ce un crime de lèse-majesté de dénoncer et de lutter contre une dictature criminelle ? Nous assumons et assumerons les conséquences de notre engagement politique. Nous, victimes de la tyrannie et qui vivons les massacres des populations, estimons être en droit de condamner les multiples interventions militaires ou véritables expéditions coloniales françaises au Tchad en interpellant le Président de la République française de l’époque, Mr Jacques Chirac. Selon la Presse française (les quotidiens Libération et Le Monde) c’est lui Chef suprême des Armées qui a donné l’ordre aux troupes françaises de sauver de justesse en février 2006 le dictateur Déby. Est-ce un crime de lèse-majesté de se révolter contre ces crimes perpétrés dans notre pays? Les Forces de résistance nationale du FUC avaient effectué une percée triomphale à Ndjaména avant d’être intensément bombardées par les troupes d’occupation et coloniales françaises faisant plusieurs centaines de morts dans les rangs des Patriotes résistants et des populations civiles. Cela est insupportable pour les Masses populaires qui ont le droit et le devoir de se battre pour se débarrasser de la dictature. Les Forces de résistance nationale appliquent ainsi le principe de la légitime défense reconnue aux peuples de recourir à la lutte armée pour se libérer de la dictature et de l’oppression. Ce droit est pertinemment énoncé dans le préambule de la constitution tchadienne de 1996 et dans la charte de la déclaration d’Alger de 1976 sur les droits des peuples à l’autodétermination.

7- Al-Ifrighi: Que pensez-vous de la présence des troupes françaises et celles de l’Eufor au Tchad ?


LND : Notre Parti, l’ACTUS/prpe a exigé depuis plus d’une décennie la fermeture immédiate et sans conditions des bases militaires françaises et le départ de ces troupes appelées Eléments Français du Tchad (EFT). Les multiples interventions des EFT contre les révoltes du Peuple incarnées par les différentes Forces de résistance nationale depuis plus de 43 ans ont pour seul objectif de maintenir sur le trône les différents régimes néocoloniaux et dictatoriaux qui se sont succédés au Tchad. La France, un état démocratique qui défend et maintient les dictatures en Afrique, cela est un paradoxe répugnant et constitue un crime contre l’humanité. La présence des troupes françaises au Tchad n’a jamais servi à l’instauration de la moindre ébauche ou gestation de démocratie dans le pays, au contraire elle renforce à l’instar de ses prédécesseurs, la dictature du Général-Président Déby.


Sous prétexte de protéger les réfugiés dans les camps Les Forces européennes (Eufor) se sont implantées au Tchad et en Centrafrique. Cependant, force est de constater que l’insécurité dans ces camps de réfugiés demeure permanente selon les ONG humanitaires. Le déploiement de cette impressionnante armada occidentale aurait incontestablement une mission cachée. En effet, cette expédition impérialiste européenne installée à l’Est du Tchad à la frontière avec le Soudan servirait plutôt de bouclier au dictateur Déby contre la percée militaire en profondeur des Forces de résistance tchadienne (CMU, AN, UFR, CAR…) d’une part et d’autre part elle masquerait un plan d’agression contre le régime du Général El Béchir condamné et vilipendé par l’occident. L’allié de l’Eufor dans cette agression contre le Soudan est le dictateur Déby qui se voit ainsi renforcé militairement et diplomatiquement soutenu dans ses incursions et provocations répétitives contre le Soudan.


La présence de l’Eufor est par conséquent aussi intitule et anachronique. La vraie équation à résoudre est celle du départ du tyran Déby.Son anéantissement par les Forces de résistance nationale est la seule alternative pour libérer le peuple tchadien de la dictature et pour instaurer une véritable paix pérenne dans cette sous région africaine.

8- Al-Ifrighi: N’est-ce pas aller contre vent lorsque toute la classe politique tchadienne fait des servilités à la France y compris l’opposition armée ?


LND : Il est de notoriété publique que la culture de la servitude coloniale persiste encore chez nombre d’acteurs politiques et de la société civile tchadienne. Cela contribue malheureusement à maintenir notre pays sous domination et exploitation de l’impérialisme français. Il est ahurissant et révoltant d’entendre des déclarations stupides de certaines personnalités du microcosme politique tchadien les aberrations suivantes : « sans l’aval de la France on ne pourra pas arriver à la présidence ou occuper un poste ministériel au Tchad ».


Pour notre part, nous nous insurgeons contre la philosophie des membres de cette classe politique anachronique. Ils appartiendraient incontestablement aux multiples réseaux de la Françafrique assurant ainsi la continuité de la gestion calamiteuse de l’Etat tchadien. L’asservissement colonial de notre pays sera ainsi maintenu. Cela est suicidaire pour le Tchad et l’avenir des générations futures. Il faudrait mettre un terme à cette anomalie politique.


Nous ne nous inscrirons jamais dans cette logique de combat politique pour la promotion individuelle et égoïste. Notre lutte politique a pour fondement solide la défense des intérêts du Tchad et ceux des Masses populaires embastillées et spoliées. Nous sommes profondément marqués par notre culture de communiste révolutionnaire, c’est pourquoi nous battons pour les intérêts collectifs du Peuple. Ces politiciens tchadiens qui cherchent à être intronisés par la même puissance coloniale française, font preuve de haute trahison à la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour l’indépendance du Tchad et la libération de notre Peuple de la tyrannie.
Pourquoi les dirigeants français ne reçoivent-ils pas leur brevet d’honorabilité politique ou ne sont-ils pas intronisés par les USA? Le refus d’une telle soumission de la France a-t-il empêché les deux pays de coopérer ? Ce comportement d’indépendance de l’hexagone initié par le Général De Gaulle aurait au contraire instauré le respect mutuel entre les deux alliés au sein de l’OTAN.
Nous devons affirmer notre farouche volonté pour la conquête d’une véritable indépendance du Tchad. A cet effet, seule la légitimité politique populaire octroyée par les Masses populaire aux dirigeants est solide et pérenne. Dans le cas contraire, nous aurons à faire à des valets de l’impérialisme sans aucun soutien du Peuple et assise nationale et qui iront chercher les appuis auprès des puissances impérialistes et autres mercenaires. Tel est le cas du dictateur Déby.


Enfin, il est temps que cette classe d’hommes politique appartenant aux multiples réseaux de la Françafrique abandonne ses espoirs de conquête hypothétique du pouvoir avec la bénédiction de la France car un tel pouvoir restera toujours illégitime et éphémère. Le Peuple saura donner le moment opportun la riposte appropriée à cette forfaiture et trahison.


Ces politiciens tchadiens assoiffés de pouvoir qui s’enorgueillissent d’avoir des Amis et autres Parrains de la Françafrique dans les hautes sphères politiques françaises continuent à se ridiculiser. Ces mercenaires politiques tchadiens qui arpentent nonchalamment les couloirs des ministères à Paris, rivalisant d’ardeur en matière de promesses de servitude en se présentent comme étant les meilleurs garants des intérêts de l’impérialisme gaulois au Tchad, ne devraient-ils pas s’interroger sur la sincérité de leurs Maîtres des bords de la seine? Malgré les loyaux et criminels services rendus à l’impérialisme français en infiltrant l’Opposition civile et les Forces de résistance nationale en l’affaiblissant voire l’atomiser, aucun de ces mercenaires politiques tchadiens n’a pas été récompensé par le fauteuil présidentiel tant convoité. La France continue imperturbablement du haut de son perchoir d’observer avec ironie la scène du théâtre comique des prétendants au palais rose des bords du Chari à N’Djaména. La France persiste à humilier ses petites créatures dangereuses, agents et assoiffés de pouvoir depuis 19 ans. Elle a fait le choix définitif et irréversible du dictateur Déby et son maintien sur le trône.


9- Al-Ifrighi: Vousavez inventez un néologisme« les Mercenaires politiques ».Pourriez-vous nous donner plus de précisions ?


LND : Nous ne voudrions pas personnifier nos propos car le Peuple tchadien connaît ces acteurs inamovibles et inaltérables de la vie politique nationale, qui depuis plusieurs décennies utilisent la politique et la guerre comme source de rente. Ils sauraient eux-mêmes se reconnaître s’ils sont auteurs d’actes de trahisons. Cependant, nous voulons par ailleurs rendre ici un vibrant hommage à quelques rarissimes Hommes politiques tchadiens morts ou vivants dont l’honnêteté intellectuelle et politique inspirera les générations futures dans la lutte de libération nationale.

Ces mercenaires politiques tchadiens imposés par les puissances étrangères exécutent leurs missions qui consistent à favoriser les pillages des richesses par les multinationales et assassiner leurs Peuples qui se révoltent contre ces injustices. L’illustre exemple est celui du dictateur Déby au Tchad, imposé par l’impérialisme français et qui a bradé le pétrole tchadien aux multinationales. Quelle crédibilité pourrait-on accorder à ces politiciens pour conduire notre pays vers un avenir radieux ? Pour nombre de ces personnalités, le complexe du « nègre colonisé » fait encore de ravage car ils persistent dans leur complexe d’infériorité en affirmant sans ambages : « sans les nassaras (blancs en arabe tchadien) ou la France, nous ne pourrons rien faire ».Ce genre de comportement jette de l’opprobre sur notre pays et sur le Continent.


Le Tchad dispose pourtant d’immenses ressources naturelles et humaines susceptibles de propulser son décollage économique. Notre pays peut rattraper son retard économique pourvu que les patriotes tchadiens, mécènes du développement, les progressistes et les révolutionnaires communistes… forment un front commun contre les actions néfastes de la Françafrique et leurs alliés locaux. Le Peuple doit continuer à se battre par tous les moyens y compris militaires pour imposer ses dirigeants nationalistes soucieux de la justice sociale, du développement du pays et du bien-être des Masses populaire. Les dirigeants nationalistes de valeur et le projet de société librement choisis (en dehors des diktats impérialistes) par notre Peuple seraient le détonateur de l'émergence d’un Tchad nouveau, indépendant, démocratique et prospère.


10- Al-Ifrighi:Pensez-vous qu’il serait possible d’instaurer la paix par des négociations entre le Président Déby et l’Opposition en général ?


LND : Obtenir la paix par le dialogue c’est la volonté de tous les Tchadiens victimes des affres des guerres injustes de rapine, lesquelles nous sont imposées par la petite créature satanique de la Françafrique en l’occurrence le dictateur Déby. Cependant, hélas le seul obstacle à ce dialogue de paix c’est le squatteur du palais rose. On dénombre plus d’une dizaine d’accords de paix entre le gouvernement et les oppositions, lesquels ont été systématiquement violés le lendemain par le tyran Déby, suivis parfois par des liquidations physiques de ceux qui croyaient encore à la bonne foi miraculeuse du « chetane Déby ou ibliss Déby » (diable Déby en arabe tchadien). La liste des opposants assassinés après ces accords est fastidieuse. Ce qui nous conduit à affirmer avec force qu’aucune négociation de paix séparée n’est possible avec ce dangereux personnage. Afin d’étayer notre thèse, une brève rétrospective de nos contributions en vue de la tenue d’une Conférence inclusive de paix réunissant le Gouvernement tchadien, les Partis politiques, les Forces de résistances nationale, et la Société civile sous les auspices de l’UA, l’ONU avec la participation de certains pays est nécessaire. Nous ne faisons pas l’apologie de la guerre. Cependant, celle que nous Forces de résistance nationale menons est juste car c’est de la légitime défense contre un régime criminel qui a à son actif plus de 25000 Tchadiens assassinés selon les rapports des ADH.


Nous avons été membre de l’organisation des Conférences de l’Opposition de 2002 et 2006 à Paris. Nous avons participé en qualité de Membre de la Commission technique aux travaux de la Conférence du Groupe de Libreville en 2007, initiée par le défunt Président Omar Bongo et l’Ex président tchadien Goukouni Weddeye. A l’issu de la première Conférence de l’opposition de 2002, nous fûmes nommés Commissaire aux relations extérieures de la Coordination des Mouvements Armés et Partis politiques (CMAP), une Coordination de 13 Mouvements et Partis politico-militaires, puis de la CMAP/dd. C’est à ce titre que nous avons dirigé une délégation au Tchad et avons été reçus par le Président Déby à qui nous avons transmis le projet de la CMAP d’une Conférence inclusive de paix.


A la deuxième conférence de l’opposition en 2006, nous fûmes élus Vice-président puis Président du Comité chargé de l’Organisation de la Conférence Inclusive de Paix (COPORT), une Coalition d’une vingtaine de Partis politiques, Associations et Mouvements politico-militaires). L’objectif était, à l’instar de la précédente coalition, d’initier la tenue d’une Conférence inclusive de paix. Mais, hélas, l’Opposition tchadienne s’était heurtée à la pratique méprisante du squatteur du palais rose qui refuse toute Conférence inclusive de paix, en revanche il accepte de débaucher individuellement les Opposants afin d’affaiblir les Forces de résistance nationale.

Vous pouvez constater que depuis 19 ans, la pêche aux opposants se poursuit mais sans succès car les Forces de résistance nationale renaissent de leurs cendres encore plus fortes et déterminées.


11- Al-Ifrighi: Nous avons appris que vous avez un programme qui ambitionne la formation des jeunes Chercheurs tchadiens dans le domaine des Biotechnologies à quoi vous rêvez ? et pourquoi ne pas rentrez au Tchad et commencez à préparer des tchadiens à la recherche scientifique dans votre domaine qui est très important pour le pays ?

 

LND : Notre Parti, l’ACTUS-prpe et nous même, avons une réelle volonté politique pour promouvoir le développement du Tchad car nous avons des projets concrets dans tous les domaines dont celui des Biotechnologies.



Notre grand souhait est de pouvoir rentrer au Tchad les heures qui suivraient la chute du dictateur Déby. Mais hélas, le tyran est malheureusement toujours sur le trône car il a été sauvé in extremis par les interventions successives des troupes françaises à chaque percée militaire vers Ndjaména des Forces de résistance nationale (FUC, CMU, AN, UFR…).


Nous sommes torturés et insomniaques en constatant le gâchis et les immenses pertes pour notre pays le Tchad. En effet, des milliers de cadres bien formés et expérimentés sont contraints de vivre en exil pour des raisons politiques et autres. Pour notre part, notre lutte politique implacable contre le dictateur Déby est irréversible. Ce qui ne nous permet pas de rentrer aujourd’hui au Tchad. J’éprouve une certaine amertume et ce d’autant plus que ce régime n’accorde aucune importance aux systèmes éducatif et de santé. Une brève visite des établissements scolaires, universitaires et des centres de santé, montre l’état de délabrement avancé de ces institutions.


Notre pays doit préparer dès aujourd’hui la révolution de la transmission des savoirs et connaissances et leurs maîtrises. Le pays devrait préparer dès à présent la période post-pétrole, en lançant la révolution scientifico-technique afin de poser les fondements d’un état développé et indépendant. Dans cette optique, nous estimons que les Biotechnologies contribueraient de manière importante à cet essor. Elles résultent du mariage entre la science des êtres vivants-la Biologie [cellules, bactéries, levures, ou des parties de ceux-ci (gènes, enzymes)…]-et un ensemble de techniques nouvelles issues d'autres disciplines telles que la Microbiologie, la Biochimie, la Biophysique, la Génétique, la Biologie moléculaire, l’informatique…


Les Biotechnologies interviennent dans le domaine de la pharmacie et médecine : fabrication des médicaments (vaccins, antibiotiques..), des tests et dépistages des maladies,…), dans les bio-industries notamment en agro-alimentaire, en cosmétique, en agriculture, dans l’environnement…


Nos sols, sous-sols, déserts forêts, savanes et cours d’eau sont riches par leurs biodiversités (Faune et Flore).Les divers microorganismes et plantes pourraient grâce aux Biotechnologies permettre la fabrication des médicaments pour nos hôpitaux, permettant ainsi de faire des économies substantielles sur les produits pharmaceutiques importés. Les transformations et la valorisation de produits
agro-pastoraux ou naturels en produits alimentaires sains…seront autant des atouts que les Biotechnologies ou la Révolution scientifique du 21ème siècle apporterait à notre pays. Nous devrions être des dirigeants lucides, capables d’anticiper les événements et de projeter notre pays dans un futur meilleur.


Les Bio-industries qui découleraient des Biotechnologies permettraient au Tchad d’exporter des médicaments, des produits alimentaires, des technologies écologiques pour l’environnement et l’agriculture, l’élevage…des milliards de « Biotechno-dollars » remplaceraient les « Pétro-dollars ».Les « Biotechno-dollars » sont inépuisables à l’instar des énergies renouvelables et écologiques (éoliennes, solaires) alors que les « Pétro-dollars » comme le pétrole, énergie fossile sont tarissables.

Les investissements pour un tel projet d’avenir pour notre pays coûteraient moins chers que l’ensemble du coût des voitures de luxe et des biens immobiliers détenus par les membres du sérail présidentiel, acquis avec de l’argent public pillé. A ce montant si on ajoute la valeur monétaire de l’impressionnant parc d’automobiles véhicules grand luxe Hammers du dictateur Déby, nous affirmons avec certitude que le Tchad serait à même de se doter de plusieurs laboratoires scientifiques ou d’un seul grand Centre National de Recherches en Biotechnologies(CNRB) moderne. Enfin, si on évaluait les sommes colossales dépensées pour l’achat et l’entretien des avions militaires, chars, véhicules blindés, canons, missiles…,et pour payer les salaires des mercenaires engagés par le dictateur Déby afin de se maintenir au pouvoir,leTchad pourrait construire des Hôpitaux, Etablissements scolaires Universités modernes, offrir de l’eau potable et de l’électricité sur tout le territoire national, lutter contre la désertification, développer l’agriculture afin de lutter contre la famine,…

En conclusion, le régime du dictateur Déby est un danger et une menace réelle pour notre Peuple, pour l’existence du Tchad et pour la sous-région de l’Afrique.

Nous affirmons à nos Chers Compatriotes, que nous ne rêvons pas en citant ces projets de notre Parti, l’ACTUS-prpe. Ce sont des projets réalistes et réalisables que nous continuons d’approfondir certains aspects parallèlement avec bien d’autres aussi utiles pour le développement futur de notre pays.


« Eduquer-Soigner-Nourrir-Loger» sont les quatre (4) principaux axes du domaine social que notre Parti a inscrit en priorité dans son programme politique.
L’ACTUS/prpe est un Parti politique Communiste révolutionnaire et écologique qui a un projet de société et surtout des propositions concrètes dans tous les secteurs de l’économie et du social.


Tant que notre pays, le Tchad restera sous la domination de la Françafrique, tant que nous aurons à la tête de l’Etat des dirigeants prédateurs et indignes qui n’ont aucune vision et de projet national à long terme, tant que nous aurons des corrompus, incompétents ne disposant d’aucune volonté politique manifeste pour le développement de la nation…, le Tchad continuera à trôner dans le peloton de queue des derniers pays les plus pauvres de la planète terre. Mobilisons nous pour épargner sa liquidation aux enchères par le dictateur Déby aux multinationales et impérialistes. Le Tchad appartient au Peuple et non à une personne fusse t-elle soutenue par les puissances étrangères colonialistes.


12- Al-Ifrighi: Votre économie va dans l’achat des livres au lieu de renouveler votre véhicule qui date de l’an « je ne sais pas ». Pourquoi ?


LND : Notre priorité n’est pas l’accumulation de certains biens matériels qui ne sont pas pour nous nécessaires car à usage personnel et très restrictif. Une ancienne voiture en bon état technique rend autant de services qu’une neuve.
Notre combat politique doit aussi porter avant tout sur la révolution de la transmission du savoir, la conscientisation des générations futures qui doivent assurer la relève.
Nous constituons progressivement un fond documentaire, un modeste embryon d’une bibliothèque. L’investissement dans les connaissances livres et autres supports didactiques dans tous les domaines des connaissances humaines (Sciences,Biologie,Médécine,Biochimie,géologie,agronomie,pharmacologie,Agroalimentaire, Ingénierie, Informatique, Communications, Chimie, Physiques, Botanique, Zoologie, mathématiques,Littérature, Politique, Economie, Histoire, Philosophie…) pourrait servir aux compatriotes tchadiens.


La maîtrise des connaissances permettra de poser les fondements du développement scientifico-technique qui a été la véritable rampe de lancement d’une véritable indépendance nationale et du développement économique des pays du Nord qui dictent aujourd’hui leurs lois aux pays du Sud.


Certains pays du Sud ayant des dirigeants nationalistes comme l’Iran, la Corée du Nord, Cuba, Venezuela…qui commencent à amorcer ce décollage scientifico-technique deviennent les cibles préférées des impérialistes.Il est évident que ces puissances dominantes du Nord voient d’un mauvais œil leur suprématie brisée. Leur monopole scientifique et technique qui a induit leur puissance économique, politique et militaire sera bientôt atteint par d’autres pays du Sud.Ces jeunes états renforceraient ainsi leur indépendance politique et économique. Nous souhaitons aussi un tel cheminement pour l’Afrique et sa province du Tchad.


L’Afrique, le Tchad et généralement tous les pays du Sud, doivent exiger le transfert de technologie dans les clauses des accords commerciaux et de coopération à l’instar de Pékin. En effet, la République populaire de Chine fondée par le Président communiste Mao le 1eroctobre 1949, c’est-à-dire un peu plus d’un demi-siècle seulement est en passe de devenir la première puissance économique du 21ème siècle. Les pays du Sud ne doivent pas accepter d’être maintenus par l’impérialisme dans cette situation d’états exportateurs uniquement des matières premières brutes et de marché exclusif de consommateurs des produits industriels du Nord.
La coopération Sud-Sud devrait parallèlement être renforcée afin de contourner les entraves certaines que poseraient les puissances du Nord contre ces légitimes exigences des pays du sud.


13- Al-Ifrighi: Pourriez-vous expliciter davantage d’autres raisons de votre insistance pour les pays du Sud de maîtriser les sciences et la technologie à l’instar de ceux du Nord ?


LND : Certains aspects des relations internationales militent en faveur de notre insistance à introduire la révolution scientifico-techniques dans les pays du Sud. Les deux raisons essentielles sont les suivantes :


• Il serait judicieux de rappeler un fait historique important. En effet, si la révolution bolchevique d’octobre 1917 n’avait pas posé les fondements scientifico-technique, de la révolution bolchevique et qui a permis à l’ex URSS de devenir une superpuissance, elle serait alors anéantie dès les premières années par les Contre-révolutionnaires appuyés par les armées des puissances impérialistes de l’Ouest notamment Allemagne, France et Grande Bretagne.


• Les pays cinq états (République Populaire de Chine, ةtats-Unis d’Amérique, République française, Fédération de Russie, Royaume-Uni) membres du Conseil de sécurité de l’ONU, constituent aujourd’hui le présidium du monde. Ils maîtrisent les sciences et la Technologie et appartiennent au cercle très fermé du club des états possédant la bombe atomique. L’arme nucléaire leur confère incontestablement le statut de puissance militaire, d’être respectés et d’avoir une certaine indépendance et autorité dans les relations internationales.


Ce constat justifierait l’acharnement de certaines puissances impérialistes à vouloir empêcher l’Iran et la Corée du Nord de posséder la technologie nucléaire et/ou de posséder la bombe atomique. Leur furie contre ces deux pays serait plutôt motivée par la crainte de perdre leur domination coloniale sur la plupart des états du Sud et de surcroît sur ces deux pays qui ne sont pas leurs alliés traditionnels. En revanche d’autres états amis et/ou alliés de l’Occident, notamment Israël qui possède et développe la bombe atomique avec le concours de ces mêmes puissances impérialistes, n’a jamais été inquiété ou menacé d’interdiction de posséder la technologie nucléaire et la bombe atomique. Quelle impartialité !


La prolifération des Armes nucléaires est incontestablement suicidaire pour l’humanité. Cependant, pour une véritable suppression totale de l’arme nucléaire, pour instaurer un monde dénucléarisé, il serait alors pertinent d’appliquer la règle de l’équité pour tous suivant le chronogramme suivant :


a- procéder dans une première phase à la destruction des milliers d’ogives nucléaires des grandes puissances militaires jusqu’au niveau équivalent à celui de petits états nucléaires.


b- exiger concomitamment de tous les états nucléarisés et de ceux qui sont susceptibles de posséder quelques ogives nucléaires ou en voie de les fabriquer de les détruire et d’arrêter définitivement leur production. Le niveau zéro de bombe atomique sera ainsi atteint pour tous les états.


Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires(TNP) de 1968 aurait une valeur universelle et force de loi s’il est respecté par les grandes puissances nucléaires. Il est injuste de la part de ceux qui possèdent déjà des milliers d’ogives nucléaires, qui continuent à les produire et de se servir comme moyen de domination des pays du Sud, d’exiger des pays de ces derniers l’arrêt de recherches sur la technologie nucléaire qui a par ailleurs certaines applications civiles et pacifiques.

14- Al-Ifrighi: Le communiste que vous êtes, a dit que le peuple iranien a fait son choix d’être dirigé par un clergé, des religieux musulmans, et donc aussi, personne n’a le droit de critiquer leur régime. On vous voit aussi soutenir le régime soudanais qui est islamiste, contre les occidentaux ; n’est pas contradictoire à votre moral de communiste?

LND : Le dictateur Général Président Déby a été imposé par l’impérialisme français depuis 19 ans au Tchad contre la volonté du Peuple. C’est pour cette raison que la presse occidentale n’est pas critique à son égard malgré ses crimes contre l’humanité.

Revenons à l’Iran et au Soudan. Nous ne voyons aucune antinomie au niveau de la lutte contre la domination impérialiste. C’est évidemment grâce à cette culture communiste et à son principe de front commun de lutte anti-impérialiste des victimes de l’impérialisme, que nous soutenons le régime d’Ahmehdinajed en Iran, celui du Président El Béchir au Soudan.Ces deux dirigeants du Sud sont vilipendés quotidiennement et désignés à la vindicte populaire par les médias impérialistes occidentaux. Pour nous Communistes, il serait suicidaire et contre nature de nous retrouver dans le même camp au côté de l’oppresseur, en l’occurrence l’impérialisme occidental. Tous ceux qui luttent contre ce dernier en l’affaiblissant, desserrant ainsi l'étreinte autour des peuples opprimés, méritent notre solidarité sans faille. Nous appliquons par conséquent le principe de la plate-forme minimale révolutionnaire de la lutte anti-impérialiste.


Au demeurant, nous vous rappelons que nous soutenons aussi d’autres régimes tels que ceux de Morales en Bolivie, de Chaves au Venezuela, de Castro à Cuba, de Mugabé au Zimbabwé, de Kim Jong-il en Corée du Nord…et des mouvements de libération nationale qualifiés de terroristes par les impérialistes. Par nos prises de positions politiques, nous sommes convaincus de ne pas trahir nos convictions et nos principes de révolutionnaire communiste, internationaliste et anti-impérialiste.

15- Al-Ifrighi: Comment percevez-vous cet acharnement de l’Occident contre le Président El Béchir ?


LND : Le Président El Béchir du Soudan est devenu la bête noire de l’Occident à partir du moment où il a décidé de mener une politique nationaliste, anti-impérialiste et indépendante de développement de son pays. De plus, l’impérialisme voit d’un mauvais œil, la coopération mutuellement avantageuse entre le Soudan et République populaire de Chine dans l’exploitation du pétrole. Pour l’Occident, l’exploitation de l’or noir soudanais devrait demeurée l’exclusivité de leurs multinationales. C’est dans cette logique de domination de l’Afrique que l’impérialisme occidental soutient militairement, financièrement et diplomatiquement depuis 19 ans le criminel dictateur Déby au Tchad, l’appuyant dans sa création en février 2003 du mouvement terroriste rebelle soudanais, le MJE du Dr Khalil Ibrahim pour déstabiliser Khartoum et retarder voire empêcher son développement économique. Au demeurant les mercenaires du MJE combattent dans les rangs de l’Armée tchadienne contre les Forces de résistance nationale qui luttent héroïquement contre le tyran Déby.


Les deux pays Iran et Soudan ont des régimes nationalistes et indépendants. Ils prennent des décisions d’intérêts nationaux respectivement à Téhéran et Khartoum et non dans une quelconque capitale occidentale comme la plupart des régimes valets de l’impérialisme à l’instar de celui du tyran Déby, d’où cette croisade des impérialistes contre eux.


La CPI qui s’intéresse tant et exclusivement à certains dirigeants du Sud est impartiale. Sa crédibilité est par conséquent douteuse et fortement atteinte. Sa crédibilité ne pourrait être établie que si elle commençait déjà à juger les dirigeants des états impérialistes pour leurs génocides qui sont antérieurs à sa création le 17 juillet 1998 suite à la signature du traité de Rome.


Les crimes contre l’humanité de l’impérialisme dans les pays du Sud et notamment en Afrique ont commencé avec les conquêtes territoriales coloniales et le commerce européen d’esclaves noirs qui débuta en 1441 et dura environ cinq(5) siècles. Pourquoi les crimes contre l’humanité commis en Afrique par les dictateurs imposés par l’occident et leurs maîtres impérialistes sont-ils «propres» et imprescriptibles pour la CPI ?


Au demeurant, rappelons que le dernier sommet de l’Union Africaine (UA) de syrte du 3 juillet 2009 a adopté la résolution qui stipula son refus de collaborer avec la CPI dans l’arrestation du Président El Béchir du Soudan. Cependant, le dictateur Déby, fidèle à son asservissement à ses Maîtres impérialistes, déclara à l’hebdomadaire Jeune Afrique du 13 juillet 2009 qu’il collaborera avec la CPI pour la capture du Président El Béchir. La présence militaire renforcée des troupes de l’Eufor au Tchad à la frontière avec le Soudan ne contibuerait-elle pas à une éventuelle mission d’enlèvement du Président El Béchir par un acte de piraterie aérienne ?


La déclaration du tyran Déby de N’Djaména montre si besoin était, le haut degré de son inféodation totale aux ordres des impérialistes.Il n’a aucune assise populaire nationale excepté celle du soutien de ses Maîtres.


Nous continuerons à combattre avec détermination ce corps étranger pathogène introduit dans l’organisme sain tchadien. Cela est indispensable au risque d’assister à la mort lente mais certaine de notre pays.


16- Al-Ifrighi: Quel rôle joue les Médias occidentaux dans ce que vous appelez croisade contre le Soudan et l’Iran ?


LND : Regardez autour de vous dans le Monde, les médias occidentaux au service de l’impérialisme et de la bourgeoisie font l’apologie des criminels dictateurs, qui ne font jamais la une de l’actualité pour leurs crimes contre l’humanité dans leurs pays respectifs. C’est le cas notamment du Général-Président Dictateur Déby au Tchad qui en 19 ans de règne tyrannique a assassiné plus de 25 000 Tchadiens selon les rapports des ADH. Les médias occidentaux sont aphones et atteints subitement de cécité pour ce monstre car il est l’homme de paille de l’impérialisme français et international pour lesquels il défend leurs pillages des ressources du pays et leurs intérêts géopolitiques et géostratégiques contraires à ceux de notre Peuple. Le dictateur est soutenu et maintenu au pouvoir par l’armée française car il n’a jamais eu le soutien du Peuple. Aucune population au monde n’accepterait de son propre gré de voter, d’applaudir et de maintenir au pouvoir un rentier de guerres, un assassin invétéré des populations comme l’est ce sinistre personnage squatteur du palais rose.


Revenons à la République islamique d’Iran. Le régime du Shah fut une monarchie cruelle alliée de l’impérialisme occidental, notamment des USA. Les médias ne soufflaient alors aucun mot des répressions sanglantes et de la misère du Peuple malgré les immenses revenus du pétrole. Le Peuple en lutte depuis des décennies a porté au pouvoir en Février 1979 un régime islamiste ou islamique qui fut dirigé par l’Ayatollah Khomeiny. Le pouvoir islamiste a pris le contrôle total du pétrole et des entreprises multinationales. Cette nouvelle politique nationaliste déclencha la furie de l’impérialisme occidental qui décida de riposter en inscrivant le pays sur la liste noire des états terroristes.


Selon les résultats officiels publiés de l’élection présidentielle de juin 2009, publiés par le ministère de l'intérieur, M.Ahmadinejad a obtenu 62,63% des voix contre 33,75% à son principal rival, Mir Hussein Moussavi, candidat soutenu par le l’occident qui mobilisa pour la circonstance tous ses médias en faveur de sa campagne. Les Masses populaires iraniennes ironisaient à ce sujet que Mr Moussavi allait être élu Président d’un pays occidental et non celui de la République Islamique d’Iran. Cependant, contre la volonté et le rêve des impérialistes, la majorité du Peuple Iranien en a décidé autrement : Mr. Moussavi essuya un cuisant échec.
Le taux de participation fut impressionnant car 85% des 46 millions d'électeurs iraniens se sont rendus aux urnes. L’occident réputé pourtant pour l’encrage de sa démocratie, n’a jamais atteint un tel taux de participation électorale. Quelle leçon de civisme et de démocratie venant d’un pays du Sud ! Cette campagne de désinformation des médias occidentaux a conduit Mr.James Petras,Professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York à écrire : « Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre…Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote». Cette position du Professeur James Petras est de surcroît étayée indépendamment par une enquête réalisée trois semaines avant l'élection du 12 juin 2009 par l'ONG américaine Terror-Free Tomorrow qui a révélé le fort soutien de la population à Mahmoud Ahmadinejad. Cette étude donnait vingt points d'avance à Ahmadinejad sur son rival Mir Hussein Moussavi.


En 2005, Mr Ahmadinedjad fut déjà élu pour la première fois avec 61,69% pour un mandat de 4 ans. Dans les deux cas, ces mêmes médias qui se déchaînent aujourd’hui ont unanimement reconnu le caractère ouvert et démocratique de ces campagnes. Tous les candidats en lice ont pu librement s’exprimer.
En vertu de quelle éthique de démocratie, l’Occident devrait-il empêcher un Peuple quel qu’il soit de choisir librement son projet de société, son régime politique fusse t-il islamique ou islamiste? La démocratie c’est le respect et l’application du verdict des urnes. Le Peuple iranien a fait son choix, sans ambigüité et avec force. Les véritables démocrates doivent s’incliner devant sa décision.


De cette brève rétrospective, nous pouvons conclure que les régimes nationalistes, anti-impérialistes par conséquent non parrainés par l’Occident mais soutenus par la majorité de leurs populations sont systématiquement combattus par ces puissances impérialistes qui se veulent Maîtres du monde.


17- Al-Ifrighi: Quelles analogies faites-vous entre les élections tchadiennes et iraniennes ?


LND : Au Tchad, le dictateur Déby n’a jamais perdu une seule élection prétendue « démocratique» grâce aux hold-up, aux intimidations, aux menaces, aux humiliations et aux empêchements de ses rivaux de mener librement les campagnes électorales dans le pays. Ce qui n’est pas le cas en République islamique d’Iran où les Médias Occidentaux, malgré leur hostilité atavique à l’égard du régime, ont néanmoins reconnu le véritable Show démocratique de cette dernière campagne, qu’ils qualifiaient par ailleurs de « Show à l’Américaine ». Aux bords du Chari, dans le « Débyland » ou en « République de Débystan » nous assistons curieusement au silence implacable de ces champions et censeurs de démocratie dans ce pays du Sud, où règne la terreur contre les Opposants. C’est le cas notamment du Député fédéraliste de l’opposition tchadienne Ngarléjy Yorongar qui a démocratiquement remporté la présidentielle de 2001 avec 61% selon le ONG présentes, mais qui fut contraint de fuir le pays pour les menaces de mort de son rival en l’occurrence le président sortant Déby.


Cette apologie de la démocratie à géométrie variable et d’essence raciste des puissances occidentales doit être fermement condamnée. Qui oserait objectivement nier cette évidence du maintien des Peuples entiers surtout en Afrique francophone (Tchad, Congo Brazzaville, Centrafrique, Cameroun, Guinée Conakry, Togo…) sous la férule des criminels dictateurs soutenus par la France ?


Il est un fait incontestable et intolérable : dans toutes les élections du Sud, nous assistons invariablement au soutien d’un candidat dictateur par l’impérialisme et qui remporte le plus souvent avec un pourcentage très élevé dès le premier tour. Malgré les fraudes, menaces et autres irrégularités du dictateur, dûment constatées par certaines ONG et observateurs indépendants, les communiqués officiels des puissances occidentales mentionnent : « Les élections se sont déroulées dans des conditions globalement satisfaisantes et bonnes. Les quelques rares incidents sont de nature à ne pas inverser les résultats. Le Gouvernement prend acte de l’élection du président XYZ » Quelques jours plus tard, les dirigeants de ces mêmes gouvernements occidentaux envoient à ces dictateurs présidents autoproclamés des messages de félicitations et de soutien : « …Nous vous félicitons pour votre brillante réélection à la tête de la République ABC et vous rassurons de notre soutien afin de renforcer les relations de coopération entre nos deux états… ». Les Peuples africains se voient ainsi dépouillés de leur souveraineté, ils sont humiliés et spoliés.

Face à cette injustice caractérisée, il est légitime que ces derniers recouvrent leurs droits intangibles par autre moyen que celui des urnes dont les résultats truqués sont connus d’avance. Au Tchad comme ailleurs en Afrique, la lutte armée contre les dictateurs est un devoir et une nécessité car c’est une question de survie des Peuples.

La France, pays de vieille tradition démocratique, aussi paradoxale que cela puisse paraître, continue à imposer et soutenir la dictature de Déby au Tchad depuis 19 ans par des multiples interventions militaires. Des milliers des Tchadiens furent assassinés. Cela est intolérable ! Face à ces crimes contre l’humanité, notre Parti, l’ACTUS-prpe a toujours exigé depuis plusieurs années la fermeture inconditionnelle et immédiate des bases militaires françaises au Tchad. En effet, leur présence n’a jamais favorisé un quelconque début de frémissement de la démocratie dans le pays, en revanche elle a enraciné et consolidé incontestablement la dictature du Général-Président Déby.


18- Al-Ifrighi: Quels seraient vos derniers mots pour le Tchad et l’Afrique?

LND : Le développement scientifico-technique conscient, intelligent et utilisé à bon escient est indispensable pour l’existence économique et la véritable indépendance de l’Afrique et du Tchad sur la scène internationale.


Nous souhaiterions qu’une grande institution scientifique de notre pays, fasse sienne cette proposition de devise : «Pour le Tchad, les Sciences-Technologies pour le développement et l’indépendance ».


Ces facteurs de développement ne seront possibles et engagés que si les Peuples africains et tchadiens imposent le projet de société conforme à nos aspirations et besoins. A cet effet, nous devons choisir librement nos dirigeants politiques en menant une lutte permanente, implacable et irréversible contre l’impérialiste et ses valets locaux. Nous devons nous débarrasser de tous nos dirigeants prédateurs afin que les masses populaires se réapproprient de nos états et d’immenses ressources naturelles.
Enfin, face à la mondialisation néolibérale ou capitaliste qui accroit sa pression de domination et de pillages des ressources de l’Afrique, il urgence de créer les
Etats-Unis d’Afrique(EUA) qui seraient à même de s’opposer efficacement et collectivement et d’arracher notre véritable indépendance politique, économique et militaire.

Nous saluons l’idée de la création de l’Unité africaine sous le sigle de l’OUA, initiée notamment par Kwamé Nkrumah le 25 mai1963 à Addis Abéba. Nous félicitons et soutenons sans aucune retenue les efforts titanesques sans précédant et l’abnégation du Guide Mouammar Kadhafi, qui a su impulser la déclaration de Syrte du 09 septembre 1999 donnant ainsi naissance à l’Union africaine (UA), prélude à la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA), son rêve le plus cher mais qui est aussi celui des Peuples africains opprimés et exploités par l’impérialisme. Ce projet est réalisable immédiatement mais exige une réelle volonté politique collective des dirigeants africains.


Les Peuples africains n’auraient pas d’autres alternatives que recourir à tous les moyens pour exiger la création des Etats-Unis d’Afrique. A cet effet, ils doivent écarter certains dirigeants alliés de l’impérialisme qui continuent à freiner et à torpiller systématiquement ce projet de manière ouverte ou insidieuse en l’acceptant du bout des lèvres, comme le font les petites créatures malfaisantes de la Françafrique parmi lesquels le dictateur Déby occupe une place de choix.


Al-Ifrighi: Je vous remercie Monsieur le Secrétaire Général de l’ACTUS/prpe

LND : Recevez en retour mes remerciements à toute l’équipe du journal « Al-Ifrighi »

Interview exclusive pour la Rédaction de Al-Ifrighi

 

 

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Published by Souleymane Ibrahim - dans actualite
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