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Bienvenue Sur Tchad-Futur

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:56



M.Salah Mahamoud, entouré de Hissein Maye
Moussa et Abdoulaye Azzibert; étudiants
Tchadiens(Université du Sahel) à Dakar-Sénégal.

Nous sommes à la fin de l’année scolaire et académique où les élèves et différents étudiants, attendent impatiemment leurs résultats dans le stress total.

 

Il sied de dire que ceux qui ont connu leurs résultats, font la fête !

 

En effet, c’est dans ce cadre que notre blog, invité par M.Hissein Maye Moussa, étudiant tchadien et ses autres amis de l’Université du Sahel, a participé à la cérémonie de remise des diplômes à la prestigieuse place de souvenir sur la corniche en bordure de la mer.

 

Ils étaient quelques étudiants tchadiens admis à leurs examens de fin d’études dans de diverses filières.

 

Parmi leurs amis et frères qui ont pris part à cette occasion, les étudiants tchadiens ont été honorés par la présence de leur grand frère M.Salah Mahamoud, convié en qualité d’autorité tchadienne. Car dans ce genre des cérémonies, la fierté reviendrait aux ressortissants dont les représentations diplomatiques présentes au Sénégal, sont soucieuses des formations de leurs étudiants à l’étranger.

 

Mais les Tchadiens, à défaut d’une quelconque représentation officielle au Sénégal, s’interrogent sur le manque du droit de regard de leurs responsables politiques et administratifs sur leurs sorts.

 

Il faut alors noter que malgré ses occupations professionnelles, M.Salah Mahamoud, fonctionnaire à l’ASECNA , essaye de combler ce vide, en participant personnellement à toutes les cérémonies organisées par la communauté tchadienne au Sénégal.

 

Il assiste ses compatriotes  autant dans de  circonstances douloureuses que heureuses.

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui reconnaissent en lui, le mérite d’une  valeur d’un homme affable, généreux, disponible et rassembleur.

 

Le Gouvernement tchadien, sollicité par les différentes interventions des ressortissants Tchadiens sur la toile, doit rompre le silence pour prendre une décision courageuse en vue d’ouvrir une représentation officielle à Dakar (Sénégal) afin de  pallier aux préoccupantes majeures de sa diaspora dans le pays de la Téranga, épris de paix.

 

 

Makaila Nguebla

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:50

Mohammed El Gharani n'a que 22 ans et a passé le tiers de sa vie en prison. De son pays d'origine, le Tchad, il ne connaît rien. Le jeune homme est en effet né à Médine et a vécu ses premières années en Arabie Saoudite. C'est à l'âge de 14 ans qu'il s'envole pour le Pakistan après avoir menti sur son âge pour obtenir un passeport de l'ambassade tchadienne.

A Karachi, il veut apprendre à réparer les ordinateurs mais peu après son arrivée en octobre 2001, il est arrêté dans une mosquée. Après vingt jours de détention et de tortures, les forces de sécurité pakistanaises le vendent aux Américains. A l'époque, l'armée américaine achète 5 000 dollars toute personne suspectée de lien avec al-Qaïda ou les talibans.

Innocenté

Mohammed El Gharani est d'abord transféré en Afghanistan dans une prison militaire américaine puis, deux mois plus tard, il prend la direction de Guantanamo. Le gouvernement américain de l'époque l'accuse d'être un combattant ennemi mais n'apporte aucune preuve.

Les conditions de détention, les tortures plongent l'adolescent dans une profonde dépression. En plusieurs occasions, ils tentent de se suicider.

En août 2007, une organisation britannique « Reprieve » se saisit de l'affaire mais peine à mobiliser le Tchad sur le sort du jeune homme. Finalement, le 14 janvier dernier un juge fédéral américain l'innocente et déclare sa détention illégale. Six mois plus tard, Mohammed El Gharani retrouve la liberté.

Mohammed El Gharani a été libéré en même temps qu'un autre détenu, un Irakien qui est rentré à Bagdad dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s'agit des septième et huitième libération de détenus de Guantanamo où plus de 200 personnes sont toujours enfermées.

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:46

 

Deux détenus de la base américaine de Guantanamo, à Cuba, ont été libérés et renvoyés chez eux en Irak et au Tchad, a annoncé jeudi le ministère américain de la Justice.

Jawad Jabber Sadkhan est rentré en Irak dans la nuit de mercredi à jeudi. Mohammed el-Gharani, le plus jeune prisonnier de Guantanamo, est arrivé jeudi au Tchad.

Jeudi, quatre autres détenus musulmans chinois, capturés en Afghanistan et au Pakistan en 2001, ont été libérés de Guantanamo, faute de charges retenues contre eux et sont arrivés aux Bermudes.

Mardi, le premier détenu de Guantanamo transféré aux Etats-Unis est arrivé sur le sol américain, pour être jugé devant un tribunal fédéral de New York: en cause, sa participation aux attentats de 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.

Il restait jeudi 232 détenus à Guantanamo. AP

 

© Copyrig

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:44


Tchad : la guerre est un fardeau extrêmement lourd!  Par Dr. Djimé Adoum, tchadnews.info


Qu’il s’agisse d’une comédie d’un goût très amer ou d’une forte dose de mauvaise foi et peu importe l’angle sous lequel on le voit, l’état actuel de belligérance et de guerre interminable ne rend pas service à la majorité des tchadiens.  Cet état de guerre quasi permanent a mis le pays par terre et rend extrêmement difficile son décollage socio-économique et politique.   Il est ni amusant ni convainquant et de surcroît tout à fait inacceptable.  Nous réitérons aussi que ce dont le peuple tchadien a besoin est connu de tout le monde.  Il est temps de s’y pencher sérieusement. 

Nous soulignons que beaucoup de facteurs ont contribué et qui continuent de jouer un rôle capital dans l’état de déliquescence du pays des Sao.  Nous n’avons pas besoin de les inventorier parce qu’ils sont en grande partie très mauvais.   Voyons ensemble certains des éléments qui nous ont guidés vers ce constat.

D’abord le fardeau de cette guerre interminable pèse extrêmement lourd sur le Tchad.  Les multiples accrochages commencent à irriter même les composantes de la rébellion.   Situons les choses dans leur contexte et commençons par la sortie de M. Timan Erdimi, Président de l’Union des Forces de la Resistance (UFR).  Lors de sa première interview, le président de l’UFR a fait comprendre à qui voulait l’entendre qu’il déclenchera la guerre après avoir fini avec les préparatifs.  En dehors du groupe du Colonel Ahmat Hassaballah Soubiane qui a refusé de s’aligner derrière M. Erdimi, tous les autres mouvements siégeaient dans l’UFR.  A en croire les récits des uns et des autres, cette guerre allait être brutale et décisive.  Nous rappelons que nous déplorons cette guerre fratricide et insistons qu’elle n’est pas bonne. 

La guerre a donc commencé et s’est vite terminée (les détails macabres ne nous intéressent pas).   Beaucoup a été dit sur les raisons de l’échec des forces de l’UFR face à l’armée tchadienne.  Certains propos nous ont surpris.  Vous vous souvenez qu’en plus des morts (de part et d’autre), les colonels Hammouda et Sogour ont été faits prisonniers par les forces de défense et de sécurité.  A la question de savoir ce qui n’a pas marché, le très respecté et Commissaire à la Défense de l’UFR, le Colonel Adoum Yacoub, alias Kougou dit que l’objectif de ses troupes était « simplement de tester le dispositif militaire du Président Deby ».  Selon beaucoup d’observateurs, ce test s’est soldé en fiasco !  C’est dommage pour ceux qui sont morts ou faits prisonniers dans les deux camps.   

Les causes de cet échec semblent être multiples et selon toute vraisemblance, les membres fondateurs de l’UFR n’ont pas tous pris part dans ce test. A en croire les sorties des uns et des autres, cette coalition est loin de faire l’unanimité de ceux qui la composent.  Citons par exemple la sortie de M. Mahamat Ahmad KEBIR, représentant de l’Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD) auprès de la France et de l’Union européenne : 

« La mystérieuse aventure qui s'est déroulée du 4 au 9 mai 2009 à l’est du Tchad nous a rassurés sur les doutes que nous avions dès le début. ».  Soulignons que l’UFCD de M. Mahamat Ahmad KEBIR est dirigée par le Colonel Adouma Hassaballah, membre fondateur et 1er Vice-président de l’Union des Forces de la Resistance (UFR).

Ensuite s’ajoute le mécontentement de M. Michelot Yogogombaye, Président de la représentation de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD) dirigée par le Général Nouri.  L’UFDD est aussi membre fondateur de l’UFR.  M. Yogogombaye n’a pas apprécié le fait qu’une équipe de l’UFR s’séjourna dans ses parages sans prendre contact avec lui, ne serait-ce que pour prendre un petit thé.

M. Abakar Assileck HALATA, représentant de  l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement – Fondamentale (UFDD-F) dirigée par M. Abdelwahid About Makaye, 2ème vice-président de l’UFR claque la porte.  Il s’indigne du comportement de son boss et l’indifférence de l’équipe dirigeante de l’UFR.

A en croire les dernières informations piochées dans la blogosphère, le Colonel Ahmat Hassaballah Soubiane est en Libye.  D’aucuns parlent d’une concertation avec les libyens et l’Union européenne et d’autres parlent de contact avec le gouvernement de Ndjamena.  Nos confrères de Tchadactuel s’indignent du fait qu’ils ont déjà livré l’information sur les contacts entre l’ancien ambassadeur et le gouvernement de Ndjamena.  Ils auraient souhaité être entendus dans la mesure où ils estiment connaitre de quoi ils parlaient.   

De tout ce qui précède, l’unité de la rébellion armée pose de sérieux problèmes et la réfection de cette union n’y est pas pour demain.  Les maquisards et le gouvernement tchadien trouveront-ils les voies et moyens pour enterrer la hache de la guerre et donner la chance à la paix tant souhaitée par ce peuple meurtri ?  Les jours qui suivront nous diront peut-être un peu plus !

Enfin le Géneral Malloum Ngakoutou Bey-Ndi ancien chef du Conseil Supérieur Militaire (CSM) chef de l’Etat est décédé le vendredi 13 juin 2009.  Il laisse derrière lui un pays en pleine effervescence.  Que son âme repose en paix.

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 13:36

Dakar, samedi 13 juin 2009, place du Souvenir.


Jour merveilleux pour moi où mes frères nous honoraient de leurs réussites universitaires mais surtout jour mémorable pour tous ces jeunes dynamiques, enthousiastes, éveillés et brillants qui se voient ainsi récompenser de leurs années de labeurs et d'ardeurs intellectuelles en recevant le précieux sésame qu'est le diplôme qui couronne la fin de leur formation universitaire. Un jour donc de satisfactions mais aussi de réflexions autour de grandes ambitions professionnelles qui s'annoncent riches et fructueuses.

 

Dans cette foule bruyante, joyeuse et colorée, je me sentais un perdu dans ce brouhaha jovial, tantôt emporté dans mes propres souvenirs d'étudiant, mon regard balayait la grande salle de la cérémonie où nous étions confortablement installés pour plusieurs heures durant.

 

Dehors, le soleil et la brise marine nous gratifiaient d'un temps doux, ce qui contribue incontestablement à rendre encore plus cool ce jour de remise de diplômes aux étudiants méritants.

 

C'est dans cette détente récréative que tu apparaissais tel un ange. Je ne sais par où t'es arrivée, tu as surgi de nulle part. Faufilant entre les rangs, ta démarche angélique et silencieuse contrastait avec ta chevelure rousse, plutôt rebelle. Le chemin s'ouvrait tout seul devant toi, on aurait pensé à une lionne qui arbore fièrement sa crinière. Mais non ! T'es loin d'être une fauve sauvage car ta finesse, ta splendeur, ton élégance, ...ect. faisaient de toi une femme que certains qualifiaient à tort ou à raison de fatale.

 

Mon premier regard se noya dans un océan de douceur. Tes yeux, si grands et si beaux, sont d'une profondeur sans fin où on peut se plonger des heures durant et explorer tout le bonheur du monde. Leur clarté m'a ébloui et il m'a fallu rassembler toutes mes énergies pour reposer un deuxième regard sur le tien, invariablement tendre et doux. Puis un troisième, un quatrième et sans pouvoir m'en empêcher mon regard te cherchait inlassablement dans la salle, dans la cour, partout. En un laps de temps, t'es devenu mon centre d'intérêt. Désolé pour la cérémonie que je ne suivais plus.

 

Une inconnue que je n'ai pas peur d'aimer, sans doute suis-je loin d'ignorer, au fond de moi, de mes pensées qu'elle est celle que je voulais trouver.


Je ne sais pas vraiment comment expliquer, pourquoi, c'est compliqué. Mais je suis sûre qu'aimer et être aimé est la plus belle chose qui peut m'arriver en ce moment.


Je sais que tout cela est très récent, mais je crois en mes sentiments, mon cœur se plaint en ton absence et te revoir serait une délivrance.


Aujourd'hui j'espère encore, vas-tu appeler ou bien alors ? Je vais devoir pleurer sur mon sort pour un signe, un geste, ce clin d'oeil que tu as tendrement déclenché à mon regard insistant, et qui fut pour moi un véritable électrochoc digne de réveiller un cardiaque sur son lit d'hôpital.


A toi chère inconnue, j'attendrais encore et toujours ton appel.

 

Abderahmane Ahmat

abderah2005@yahoo.fr

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 23:57

Au Tchad, depuis plus de vingt ans maintenant, les principales décisions et les choix essentiels concernant le fonctionnement du pays et très laborieuses ont été prises sans que, d’aucune manière, la population n’intervienne dans la définition et la modification de ces décisions et de ces choix imposés par ceux qui disposaient de la force les mettant en situation de croire qu’ils en avaient le droit ou le devoir.

Si cela est aujourd’hui de plus en plus reconnu et admis, il faut aller cependant plus loin : la logique profonde et essentielle de ce que le discours dominant nomme le processus démocratique Tchadien est une logique productrice d’un procès de dépossession et de domination. Et la conséquence de ce procès ne réside pas dans une mauvaise application d’un quelconque texte, fut-il jugé « déficit démocratique par certains », mais bien dans la production et la reproduction, au travers des conflits, des oppositions, des divisions, des ressemblances, des affinités, des stratégies, du système régionaliste d’exclusion de certains au profit des autres. Conséquences qui en renvoyant dialectiquement aux causes et aux effets, à leur tenants et leurs aboutissants, en un mot à la complexité de la dynamique sociale, peuvent permettre la saisie et l’intelligence des enjeux et des luttes autour de ceux-ci, donnant ainsi réalité, sens, vie et justifications aux existences sociales et leur interaction par rapport à la gestion politique du pays.

L’approche de la dépossession et de la domination que nous avons esquissée ci-haut sont les justificatifs pour certains de nos compatriotes de recourir à la violence armée, prétextant que « les agents, les groupes et les classes » n’ont pas accès de la même façon, dans les mêmes conditions et dans les mêmes positions à ces moyens. Et ceux-ci seront dorénavant, plus inaccessibles, moins appropriables qu’ils seront rares quand on opte pour la logique guerrière et qui plus est par le fait que le pouvoir de Ndjamena, par son rôle de garant des institutions s’est constitué une force armée dissuasive qui n’a d’égal dans toute la sous-région Afrique Centrale.

En réalité, les luttes politiques au Tchad, pas toutes bien entendu, sont en déphasage par rapport à l’éthique démocratique. Le politicien ne lutte pas pour son peuple mais plutôt pour sa personne, constant irréfragable fait par bon nombre d’observateur de la vie politique Tchadienne.

En ce sens, notre souhait est que les intellectuels, les cadres, les élites politiques, en un mot, tous ceux qui se disent engagés ou non de se raviser et d’opter pour la logique intellectuelle qui veut qu’on doit de facto et avant tout, bannir l’esprit de la révolte violente et de la désobéissance civile « dénuée de tout fondement objectif et citoyen ».

Nous ne pouvons pas faire abstraction du discours qui aujourd’hui au Tchad fait état d’une « crise », mais nous pouvons néanmoins dire aux différents acteurs de l’opposition armée que le peuple d’en bas n’a pas besoin d’un changement forgé dans la violence mais plutôt d’une stabilité et d’un développement économique qui pourront à la longue contribuer à sortir le pays du gouffre de la désolation. « Chers acteurs de la vie politique Tchadienne, garder pour vous vos prétentions inassouvies et laisser la population vivre paisiblement » telle est l’opinion du citoyen Tchadien qui est ni de loin, ni de près impliqué dans le déchirement politique violent que vit le Tchad aujourd’hui.

Dr. Ibni Oumar Mht Saleh disait : « la distribution inégale du droit ne trouve son origine et partant sa raison d’être et de perdurer que dans la distribution inégale du pouvoir politique ».

Nous faisons sienne cette phrase ci-dessus et demandons à nos autorités de fixer l’équité et la justice sociale au centre de leurs préoccupations et de n’exclure aucune compétence de son droit légitime.

Encore faut-il préciser, et c’est là l’aspect important que nous avons tenu à souligner tout au long de notre analyse, que la distribution inégale du pouvoir ou d’avantages spécifiques, n’implique pas pour le Tchad l’existence d’une justification de la guerre mais plutôt l’existence d’un déficit gestionnel et structurel qui sera résoluble par des mécanismes démocratiques impliquant tous les acteurs de la société civile et non l’inverse.

Ceux qui ne détiennent rien et qui ne prétendent à rien, ou pas encore, sont ceux qui par définition ont été exclus du pouvoir de la détention et de la prétention. Les citoyens d’en bas n’ont pas eu, et n’ont toujours pas, les moyens structurels, ni les possibilités politiques d’opposer des choix, des moyens, des besoins et des fins qui sont ceux des dominants, les leurs propres ; d’opposer aux valeurs dominantes d’autres pratiques de pensée, d’expression et de vie. En réalité, ils n’ont nullement été les oubliés ou les laissés pour compte.

Ils sont ce sur quoi se bâtissent de plus en plus dans la culture des dominants, tous les critères « négatifs » qui permettent de justifier très ouvertement aujourd’hui au Tchad, les différences, les oppositions, les écarts, les divisions entre ceux dans une même ethnie qui possèdent une place et qui constamment se chargent de veiller à l’ordre des places et ceux qui partout et toujours subissent l’ordonnancement de la mise en place.

Ce dont il est question aujourd’hui au Tchad est bel est bien la mise hors-jeu de l’enjeu essentiel : la reconnaissance sociale d’un statut et la légitimité de la redistribution de la chose publique. Autrement dit, ce qui fondamentalement est en jeu, est bien l’appropriation de la part des portes paroles du pouvoir du monopole du sens. Monopole ne trouvant sa condition de réalisation qu’à partir du moment où il nie ou rend illégitime toute autre pratique proposant un autre sens.

Que toutes les élites Tchadiennes comprennent : Faute de se raviser, le Tchad court le danger de devenir un Etat paria. C’est ce que nous continuons de véhiculer à travers toutes nos contributions passées, présentes et futures. Le dérapage de l’expérience démocratique a dévoilé, de manière brutale, toutes ces tares, avec un système politique inopérant, une opposition habillée par l’hypocrisie politique et l’ingratitude par rapport à la population et un système économique obsolète. Toutes les tentatives de réformes sages bien évidemment de la vie politique et économique doivent voire inéluctablement le jour pour qu’en fin le pays aspirera au développement et à la paix sociale. La responsabilité de fond dans ces dérapages est partagée, puisque chacun des acteurs de la vie politique au Tchad à sa part de responsabilité dans l’état actuel des choses mais à des degrés divers bien sur.

Enfin, nous sommes loin ici d’une analyse sociologique exhaustive, complète. Encore moins s’agissait-il pour nous de nous livrer à un bilan, afin de diaboliser ou bien d’angéliser une partie sur une autre.

Ainsi, ceux qui ont choisi, jamais nous semble-t-il de façon neutre et désintéressée, de porter leurs analyses, sur la situation politique du Tchad ont participé, à leur manière mais d’une manière certaine à la compréhension d’un univers politique Tchadien très scabreux et en ont livré aux autres, les citoyens d’en bas une explication explicite de ce qui leur arrive de l’indépendance jusqu’à nos jours.

                                                                                                Mahmoud ali said.

                                                                              E-mail : mahamoud888@hotmail.com

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 20:26

 Feu, Général, Félix MALLOUM NGAKOUTOU BENDI. 

Nous avons appris avec peine ce jour du 12 juin 2009, le décès à Paris, du Général Félix  Malloum Ngakoutou Bendi, ancien Président du Tchad de 1975 à 1979.

Information confirmée par la presse internationale.

Nous présentons nos  condoléances les plus attristées à sa famille et à l'ensemble du peuple tchadien.

Que la terre de ses ancestres lui soit légère!

La rédaction du blog.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 22:09
Témoignage au Président de la République Gabonaise, Son Excellence Monsieur Omar Bongo Ondimba et condoléances à sa famille et au peuple gabonais

Le Député Ngarlejy Yorongar En traitement actuellement à Bruxelles (Belgique) Yorongarn@yahoo.fr , yorongar@yahoo.fr


Son Excellence Madame Rosse Francine ROGOMBE, Présidente de la République Gabonaise A Libreville

Excellence Madame la Présidente,


Objet : Témoignage au Président de la République Gabonaise, Son Excellence Monsieur Omar Bongo Ondimba et condoléances à sa famille et au peuple gabonais

C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de Son Excellence El Hadj Omar Bongo, Président de la République Gabonaise.

J’ai rencontré deux fois le Président Gabonais, El Hadj Oumar Bongo Ondimba dans le cadre de ma fonction de Directeur de l’Institut International de Yaoundé (IIA) une institution panafricaine qui comprend douze Etats africains et la France.

Ma deuxième rencontre avec lui avait lieu en 2004 grâce à mon ami Jean-Paul Tedga, Directeur de la revue Afrique Education. Toujours en 2004, en séjour à Washington aux Etats-Unis d’Amérique, je suis saisi par son Directeur Adjoint de Cabinet pour me dire d’attendre sur place le Président Omar Bongo Ondimba pour me faire part des préoccupations du Président Jacques Chirac face à la situation qui prévaut dans le Darfour.


Depuis que je suis entré dans la vie politique active au Tchad, le regretté Président Omar Bongo Ondimba m’a, à plusieurs reprises, sauvé la vie sous le régime d’Idriss Déby notamment :

 En avril 1991, lorsque j’ai été arrêté sur ordre d’Idriss Déby qui s’apprête à recevoir le prix Umberto Biancamano des mains des dirigeants de la Fondation du même nom pour l’avoir dénoncé qu’il a les mains pleines de sang ;

En juillet 1996, quand j’ai été arrêté sur ordre d’Idriss Déby et torturé par son Conseiller spécial, M. Madjimbang Mbaïtelda et le sous-préfet Jacob Ngarboudjim le jour du scrutin du second tour de l’élection présidentielle l’opposant à M. Kamougué Wadal Abdelkader que j’ai soutenu ;

Le 3 juin 1998, j’ai été arrêté pour avoir dénoncé la mauvaise gestion du dossier pétrolier, condamné à trois ans de prison pour une prétendue diffamation et libéré grâce aux efforts conjugués des Présidents Omar Bongo Ondimba, Bill Clinton des Etats-Unis d’Amérique, Abubakar du Nigeria et plus de trois cents Associations des Droits de l’Homme à travers le monde ;

En mai 2001, lorsque j’ai battu Idriss Déby à l’élection de 2001, le Président Oumar Bongo Ondimba est intervenu pour proposer un second tour comme le préconise la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour éviter l’insurrection, proposition rejetée par Idriss Déby. Mieux, le Président Omar Bongo Ondimba a, de concert avec le Président Ange-Félix Patassé de la République Centrafricaine, offert sa médiation entre Idriss Déby et moi-même, médiation également rejetée. . Au contraire Idriss Déby m’a fait arrêter et torturer de ses propres mains ; là également le Président Omar Bongo était le premier des hautes personnalités notamment le Président de la Banque Mondiale, Monsieur James Wolfensohn et les Organisations des Droits de l’Homme qui sont promptement intervenues auprès d’Idriss Déby en ma faveur ;

Le 3 février 2008, quand j’étais enlevé pour être éliminé physiquement par la garde présidentielle d’Idriss Déby, le Président Omar Bongo Ondimba a, par téléphone, saisi celui-ci dans les minutes qui suivent, grâce à mon ami Jean-Paul Tedga qui était la dernière personne avec laquelle j’ai parlé au téléphone au même moment où je devais être enlevé pour l’en informer. Le Président Omar Bongo Ondimba qui a réagi promptement en téléphonant à Idriss Déby pour le mettre en garde contre le dérapage. Malgré l’évidence, Idriss Déby nie m’avoir enlevé tout comme, la main sur le cœur il a aussi menti au Président Nicolas Sarkozy etc.



Lorsque, Dieu merci, j’ai échappé à la mort au cimetière de Ngonmba, le Président Omar Bongo était le tout premier à être informé de mon séjour à Maroua au Cameroun. C’est lui qui est intervenu personnellement auprès des Présidents Paul Bya du Cameroun et Nicolas Sarkozy. La suite est connue.



Je lui ai dédié un livre que j’ai consacré aux enlèvements, séquestrations et assassinats du 3 février 2008 par la garde présidentielle, livre en fabrication, mais malheureusement, il n’aura plus l’occasion de le lire comme mon dernier livre édité en 2003 que je lui ai dédicacé et remis en mains propres.



Avec la disparition de l’illustre Président Omar Bongo Ondimba, l’Afrique et singulièrement le Tchad perdent en lui un médiateur doué d’un sens aigu pour les règlements des conflits qui poussent comme des champignons dans notre continent.



Par la présente, je tiens à présenter de tout cœur mes condoléances les plus émues à la famille et au peuple Gabonais. Puisse Dieu accepter son âme et consoler le cœur de chacune et de chacun.

J’invite le peuple gabonais et ses dirigeants à tirer les leçons des conflits fratricides au Tchad, au Soudan, en Côte d’Ivoire, au Libéria, en République Démocratique du Congo, au Siéra Léone, en Somalie, en République Centrafricaine etc.



Madame la Présidente,



Toute erreur de la part des dirigeants en particulier et des Gabonais en général plongera le Gabon, l’Afrique Centrale et toute l’Afrique dans le chaos, car on sait seulement quand commencent les conflits, mais on ne sait pas quand ils s’arrêtent.



Pour la petite histoire qui a plongé le Tchad dans une guerre sans fin, je rappelle qu’en 1963, à la demande du Vatican, une subvention de 80.000 000 F CFA est accordée par le gouvernement du Président François Tombalbaye comme contribution du Tchad pour la construction de la Cathédrale de N’Djaména. Mais, cela a provoqué le mécontentement des Ministres et Députés musulmans originaires du nord du pays qui exigent respectivement la contre partie de la subvention pour les Mosquées, le partage des postes ministériels et les bourses d’études à parts égales entre les Chrétiens du sud et les musulmans du nord etc. C’est ainsi qu’a éclaté, le 16 septembre 1963, une guerre fratricide qui n’en finit pas jusqu’à date.

Je prie, sans cesse, Dieu pour que cela n’arrive pas au Gabon.
Veuillez agréer, Excellence Madame la Présidente, l’assurance de ma profonde émotion et de ma considération déférente.
Bruxelles, le 9 juin 2009



Le Député Ngarlejy YORONGAR,



Auteur du livre : Tchad, le procès d’Idriss Déby, témoignage à charge, Editions L’Harmattan, 2003.
Un des auteurs de Tchad, conflit Nord-Sud,mythe ou réalité ? Edité par Centre Al-Mouna,



Coordinateur Exécutif Fédéral de FAR/PARTI FEDERATION ; BP 4197 N’Djaména et Président de la Fondation pour le Respect des Lois et Libertés (FORELLI) BP 137 N’Djaména (République du Tchad).

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 22:07

       Où étaient-ils, les amis de Bongo, les fidèles des mauvais et des derniers jours ? Pourquoi sa chambre d’hôpital à Barcelone ne ressemblait-elle pas à la suite du Crillon, lors que le président gabonais descendait à Paris ? S’y pressait alors en procession recueillie, la cohorte des « amis d’Afrique », droite et gauche confondues, ministres, élus, opposants, hommes d’affaires, barbouzes, intrigants.

L’objet de leur visite, l’ex-président Giscard d’Estaing, plutôt débiteur, lui, de Bokassa, l’a brutalement révélé, le 9 juin, sur Europe 1. C’est plus une « aide financière » que la chaleur d’une amitié que Jacques Chirac et tant d’autres attendaient du monarque pétrolier. Voilà qui donne à tous ces hommages et ces messages de deuil tricolores une sonorité si métallique.

Mais entre Omar et la France il n y avait que l’argent de poche. Base militaire, investissements bancaires et industriels et surtout exploitation pétrolière ont soudé quarante ans de liens. Sans trop de violences intérieures, mais aussi -  c’est une curiosité – sans que le Gabon y gagne un train de vie à la saoudienne comme le promettait son sous-sol. Sur le papier, son PIB divisé par le nombre d’habitants – un gros million – lui garantit un revenu individuel équivalant à celui de l’Argentine, or la pauvreté y est générale et l’espérance de vie stagne à 56 ans.

La famille Bongo, elle, a accumulé une fortune colossale, et l’enquête sur les « biens mal acquis » suscitée en France par l’association Transparence internationale n’en a identifié qu’une faible partie. Classée à deux reprises par le parquet, cette enquête risque fort d’être enterrée une troisième fois. Ce qui facilitera sans doute nos relations avec les héritiers d’Omar. Car son fils Ali, qui dirige la Défense, ou sa fille Pascaline, qui tient les Finances, ont des chances non négligeables de compter parmi les dirigeants du Gabon de demain.

Avec la mort d’Omar, c’est peut-être un compte qui se clôture, sans doute pas une page qui se tourne.    J.-F.J.

« Le canard enchaîné » - mercredi 10 juin 2009

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 22:05
Ambassade du Tchad à Genève (Suisse) : les dessous d’une diplomatie malade

Genève est une ville où se cristallisent les débats internationaux les plus importants, un des carrefours essentiels des relations entre Etats ainsi qu’entre Etats et institutions internationales. Ce qui fait de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève une excellente rampe de lancement pour l’ouverture à la modernité et le développement  du Tchad, en lui offrant de multiples opportunités de participer dans l’orientation des relations internationales et de tirer profit de nombreuses possibilités qui s’offrent à lui.


Mais, en restant attentiste, M. Bamanga Abbas Malloum – l’Ambassadeur du Tchad à Genève – va finir par ramener le Tchad à l’époque pré-indépendance, où en matière diplomatique, c’étaient essentiellement les pays colonisateurs qui parlaient et agissaient pour les pays africains. Si cela devient le cas, ce sont les autres pays qui parleront pour le Tchad, et ils ne peuvent le faire qu’en fonction de leurs propres intérêts. Dans ces conditions, le Tchad ne peut que constituer le prolongement des intérêts des autres pays sans aucun impact positif tangible et durable sur son propre développement et le progrès des tchadiens.
La politique du refus affichée par ce personnage, en dépit de la pertinence et de l’urgence des questions soulevées par les membres du personnel de l’Ambassade qu’il dirige, empêche le Tchad de prendre pleinement le train de la modernité, il reste sur le quai ; non pas parce qu’il n’en a pas les moyens mais à cause de l’esprit réfractaire de certains de ces représentants qui se complaisent dans la reproduction de l’identique avec l’unique souci de préserver leurs arrangements et compromissions.

Déterminé à refuser de cautionner cela, nous poursuivons et poursuivrons notre démarche consistant à remettre en question le fonctionnement de la représentation diplomatique tchadienne à Genève, dans l’espoir que les plus hautes autorités du Tchad prendront leur responsabilité en vue de faire de cette représentation diplomatique un véritable poste avancé du développement du Tchad, une structure efficace et efficiente de la diplomatie de développement. Ce n’est pas la paresse, l’inaction ou le refus du changement, encore moins le simple travail bureaucratique de rédaction-transmission des courriers, qui nous mènera au progrès.


C’est dans cet esprit que nous aimerions apporter certaines précisions sur les
irrégularités, défaillances et anomalies du fonctionnement de la représentation diplomatique tchadienne à Genève, liées à la façon de diriger  de l’Ambassadeur Bamanga Abbas Malloum ; des pratiques qui peuvent se retrouver sous une forme ou une autre dans certaines des représentations diplomatiques tchadiennes à l’étranger (surfacturation, emplois fictifs, détournement camouflé, etc.).

Le budget annuel de fonctionnement de l’Ambassade du Tchad à Genève est estimé autour de deux cents millions de Francs CFA. Ce budget dépasse largement les dépenses effectives de fonctionnement de l’Ambassade en l’état actuel, mais on ne sait pas où vont les excédents. A titre indicatif, les frais relatifs à la logistique (eau, électricité, téléphone-fax-internet, fournitures de bureau, mobilité…) ne dépasse pas le 1/5 de ce budget ; le loyer de la chancellerie étant pris en charge par la Suisse, qui subventionne l’hébergement des bureaux des représentations diplomatiques des pays les moins avancés, à hauteur de trois mille francs suisse pour l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, soit un million deux cents mille francs CFA.


Par ailleurs, le taux de change présenté par l’Ambassadeur actuel aux autorités tchadiennes compétentes est de 450 F CFA pour 1 franc suisse, alors que le taux standard est de 400 F CFA pour 1 franc suisse ; soit un excédent injustifié de 50 F CFA pour chaque franc suisse dépensé par l’Etat tchadien pour le compte de sa représentation diplomatique à Genève. Où va cet argent ?


En outre, à l’occasion de la célébration de la fête du 1er décembre (fête de la liberté et de la démocratie au Tchad), une enveloppe de vingt-cinq millions de francs CFA a été envoyée en début de cette année par l’Etat tchadien à l’Ambassadeur actuel pour organiser cette fête en l’honneur des ressortissants tchadiens résidant en Suisse. Vérifications faites, les dépenses occasionnées par cette fête se sont élevées à huit millions quatre cents mille de francs CFA. Etant donné que c’est lui seul qui a pris en charge, de manière exclusive, l’organisation de cette fête, on est en droit de se demander où sont passés les millions de francs CFA excédentaires.


Il convient de relever aussi que l’épouse de l’Ambassadeur actuel a travaillé pour l’Ambassade pendant plus de trois ans alors que les textes l’interdisent ; c’est pour cette raison qu’il est prévu une allocation mensuelle des conjoint (e)s des diplomates s’élevant à cent mille francs CFA, indexée au salaire mensuel. Mais, son épouse a été recrutée sous son nom de jeune fille et n’a pas été déclarée au pays hôte en tant qu’employée de l’Ambassade. Ce qui nous semble être une façon de contourner les limites légales. Elle a même continué à percevoir un salaire pendant près d’un an, alors qu’elle avait arrêté de travailler, jusqu’à ce qu’une nouvelle recrue ait récemment pris ses fonctions.


A côté des frais de scolarité et allocations familiales pris en charge par l’Etat tchadien alors que la scolarisation se passe en dehors de la juridiction couverte par l’Ambassade, ce sont autant de faits concernant l’utilisation des fonds publics qui méritent d’être soulevés dans le sens qu’ils constituent un handicap majeur pour le fonctionnement efficace de l’Ambassade ; la capacité d’action étant liée aux ressources disponibles et à leur gestion rationnelle.


Tout cela s’apparente à un pillage des deniers publics, sinon un détournement camouflé des fonds publics, sur le dos non seulement des contribuables tchadiens mais aussi des tchadiens modestes qui croupissent dans la misère. Ce qui est pillé pourrait servir à améliorer le fonctionnement de l’Ambassade et accroître sa capacité d’action et d’influence au profit du développement socioéconomique, culturel et politique du Tchad. Il peut aussi servir à améliorer les conditions de vie de certaines catégories de tchadiens, comme par exemple les conditions de travail des employés tchadiens de la résidence de l’Ambassadeur, dont deux ont récemment démissionné pour raison de mauvaises conditions de vie et de travail.


Même les outils de travail quotidien sont exclusivement utilisés par l’Ambassadeur. C’est le cas par exemple du fax qui reste enfermé dans son bureau, ignorant le fait qu’une urgence peut se présenter d’un moment à l’autre en son absence. Cet outil de travail devrait en principe rester au Secrétariat ; au besoin, un deuxième fax réservé à l’usage exclusif de l’Ambassadeur pourrait être installé. Même au niveau des courriers adressés à l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, ils le sont sous le nom de l’Ambassadeur alors qu’en principe qu’ils devraient porter le nom de l’institution destinataire, en l’occurrence l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève. Ce qui permettrait au Secrétariat de remplir une des fonctions pour lesquelles il existe, au lieu que ce soit l’Ambassadeur lui-même qui s’occupe du courrier avant de le transférer au Secrétariat pour enregistrement et classement. Tout cela pourrait fluidifier le fonctionnement de l’Ambassade.


Tout ce qui précède est révélateur d’une gestion privée, de type familial, d’une institution publique. A l’opposé de ce type de pratiques,
avec nos collègues de l’Ambassade du Tchad à Genève, aux qualités humaines et professionnelles louables, nous nous sommes efforcé d’investir nos forces, notre temps et nos talents pour servir le mieux possible ce que nous considérons comme les intérêts du Tchad, malgré une réalité complexe de l’environnement international actuel et les embûches du Chef de Mission, Monsieur Bamanga Abbas Malloum. Nous n’avons jamais cessé d’apporter d’importantes valeurs ajoutées pour, à la fois, concourir aux objectifs de notre pays et servir les intérêts des nos concitoyens, en sacrifiant nos familles et notre propre épanouissement au service du progrès du Tchad, le plus souvent en restant au service de l’Ambassade dès son ouverture jusqu’à 22h voire minuit pour traiter les dossiers qui nous étaient confiés.


Le Tchad ne pourra rayonner pleinement aux niveaux national, régional et international que si chacun(e) de ses fils et filles se met corps et âme – avec talent, loyauté, intégrité, le sens du bien public et de l’innovation – au service des intérêts de notre pays. Certains organes de la diplomatie tchadienne sont malades de leur fonctionnement ; un diagnostic de tous leurs maux s’impose, de même qu’un traitement approprié en particulier pour repenser leur fonctionnement et les débarrasser des tares du passé. C’est dans ce sens et surtout pour cette cause, que nous nous battons avec les moyens intellectuels, modestes soient-ils ! On peut emprisonner ou fragiliser le corps, mais pas l’esprit ! Nous en sommes fier, même si les résultats sont maigres au niveau du fonctionnement de cette représentation diplomatique – fenêtre primordiale sur la scène internationale. Nous nous félicitons du fait que non seulement nos discussions avec certaines autorités tchadiennes de passage à Genève mais aussi nos articles ont pu hâter la prise de fonctions de la nouvelle secrétaire et la nomination d’une conseillère économique qui font leur travail avec compétence et professionnalisme.

 

Comme le disait notre compatriote Hassan Mayo Abakaka, « le Général Président, plus préoccupé par les dossiers militaires et les finances, n’accorde pas de l’importance à [une] diplomatie qui ne lui donne pas satisfaction ». C’est une attitude qui donne, à certains de nos Ambassadeurs, l’occasion de tirer au maximum des profits personnels de leur fonction, sachant qu’ils n’ont de compte à rendre à personne ; leur Chef étant occupé ailleurs et la Conférence des Ambassadeurs (tribune révélatrice des dysfonctionnements des représentations diplomatiques tchadiennes) étant jetée aux oubliettes depuis un certain nombre d’années. Qu’ils n’oublient surtout pas qu’ils auront des comptes à rendre à l’histoire, à leur descendance (qui portera les marques de leurs manquements) et à Dieu (puisqu’ils se disent croyants) !

 

Talha Mahamat Allim

Genève, Suisse.

 

Remerciements :

 

Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous nos compatriotes de l’intérieur comme de l’extérieur du Tchad qui nous ont apporté leur soutien et ont contribué d’une manière ou d’une autre à la diffusion de nos écrits. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

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